631 billets et 913 commentaires jusqu'à maintenant

Le gouvernement du Canada nouveau, 2e partie

La première partie peut être trouvée ici.

Moi je soulevais le fait parce que je trouvais ça rigolo, mais y a un gars qui a été renvoyé pour avoir refusé de l'utiliser.

Un ami m'a parlé d'un scientifique de la Commission géologique du Canada qui n'acceptait pas la nouvelle appellation choisie par le gouvernement Conservateur pour désigner le gouvernement du Canada, à savoir l'emploi du mot "nouveau".

Il s'agit d'Andrew Okulitch un scientifique émérite: il est retraité, ne reçoit pas de salaire mais peut disposer des installations du ministère des Ressources Naturelles comme un employé rémunéré. Il a reçu un mémo lui indiquant qu'il fallait maintenant utiliser les mots "Canada’s New Government", avec les lettres majuscules, dans toutes ses communications au lieu de "Government of Canada".

Andrew, un type qui n'a pas la langue dans sa poche, a répliqué comme suit dans un courriel au bureau du ministre:

Why do newly elected officials think everything begins with them taking office? They are merely stewards for as long as the public allows. They are the Government of Canada. Nothing more. I shall use "Geological Survey of Canada" on my departmental correspondence to avoid any connection with "New Government." The GSC, steward to Canada’s earth resources for 164 years, is an institution worthy of my loyalty, as opposed to idiotic buzzwords coined by political hacks.

Plus d'information sur les échanges de courriel sur RickMercer.com.

Andrew a été renvoyé suite à la réception de ce courriel par le bureau du ministre…

L'histoire a fait des vagues, en fait l'appellation "Gouvernement du Canada nouveau" doit être faite par les bonzes de la haute sphère politique, non par les humbles employés du gouvernement du Canada.

Les excuses se sont faites de part et d'autres et Andrew a pu réintégrer son poste.

Morale de l'histoire: essayez pas de niaiser avec les fonctionnaires, y en a un dans le tas qui va faire des histoires. Si si, y en a au moins un qui va faire des histoires :)

Sources:
*RickMercer.com
*CBC News
*CTV.ca

La bière Gros Cochon: le site web

Finalement, après avoir étiqueté la campagne publicitaire de la bière Gros Cochon comme une campagne du XXème siècle, le Groupe Geloso nous offre un site web pour leur bière: www.bieregroscochon.com.

On pourrait s'attendre, avec une adresse pareil, que leur page web soit le premier résultat d'une recherche sur google avec les mots-clef "bière gros cochon" (sans les guillemets), et bien non!

Grâce à une judicieuse utilisation du flash(tm) et une direction vers la page http://www.groupegeloso.com/microgroscochon/index.php?lang=FR, ils sont bons 6ème.

Ça vaut la peine d'aller faire son tour sur le site, ne serait-ce que pour leur petite toune qui joue en partant et pour les petits bruits de caps de bière qui tombent sur la table lorsqu'on promène le curseur de la souris sur les éléments de la table. On y passerait des heures. Il y aussi une description inachevée, tant dans la version française que dans la version anglaise, de la bière (mettez votre curseur au-dessus de "Gros Cochon"). Essayer de mettre votre curseur sur la description pour voir si on peut la faire défiler… Ha ha! disparue!

Messieurs du Groupe Geloso, bienvenues dans le cyberespace. Il ne vous reste plus qu'à maîtriser la technologie pour déclasser ptaff.ca dans les résultats de recherche sur votre produit.

Bonne chance là.

Note: Je viens relire le billet que j'avais écrit sur la bière Gros Cochon et on y retrouve la phrase suivante dans la note de bas de page:

Je prédis que dans quelques jours, nous sommes le 28 juillet 2006, c’est ce billet qui sera le premier résultat dans les moteurs de recherche avec les mots-clefs «bière Gros Cochon», à moins d’une offensive «non-flash» du groupe Geloso.

J'avais bien spécifié «non-flash»… J'imagine que le Groupe Geloso a un contrat avec des développeurs web qui font tout en flash.

De la non-indexation du contenu de facebook

Il y a trois semaines, un ami m'expliquait le fonctionnement de facebook. J'en avais d'abord entendu parler parce que le gouvernement d'Ontario en a bloqué l'accès à ses employés. Puis j'ai reçu quelques invitations d'amis pour m'inscrire mais je voulais d'abord savoir exactement quelle était cette créature et, point problématique que je développe plus bas, il est impossible de consulter le contenu de facebook sans s'y inscrire.

Les jours passent et j'entends parler de facebook par beaucoup, beaucoup de monde. C'est incroyable l'envolé que ce site a connu. J'ai pris la décision de ne pas me créer de profil sur facebook. Ma raison: tout ce que je publierai sur ce site ne sera pas indexé.

Définition d'indexation avant d'aller plus loin. Selon le grand dictionnaire terminologique, pour le champ lexical "informatique", indexation == référencement.

Référencement

Définition: Enregistrement d'un site Web dans les moteurs et répertoires de recherche, afin de le faire connaître aux internautes, d'en accroître la visibilité et d'en augmenter ainsi le nombre de visiteurs.

La pérennité et l'accessibilité sont des qualités essentielles pour moi. Or, si je passe du temps à écrire et à publier sur facebook, ce temps-là ne sera pas investit dans un texte qui pourra être lu par tous (ce billet par exemple). Ceci dit, facebook a sûrement des qualités indéniables étant donné son succès. Ma décision est basée sur ce point précis, non pas sur l'ensemble du projet.

J'en suis venu à me questionner sur la motivation des dirigeants de facebook de ne pas ouvrir son contenu aux moteurs de recherche. Certes, il est normal de pouvoir mettre du contenu privé selon ce que l'usager désire. Du contenu non indexé par les moteurs de recherche, uniquement visible pour les «amis» de l'usager, ou tout autre modalité existante sur le site. Mais, inversement, pourquoi ne permettent-ils pas de mettre du contenu visible qui peut être consulté par tout le monde, humain non inscrit et robots d'indexation y compris? Pourquoi forcer une grand-mère à se créer un profil pour qu'elle puisse visualiser les photos de son petit-fils?

Penchons-nous quelques instants sur le modèle de revenu de facebook. Ou plutôt son absence de modèle. Ne cherchez pas cette information sur le site de facebook, il faut être inscrit pour voir quoique soit d'autre que la page pour se créer un profil (à 85 000 exceptions près, ce qu'ils nomment le Public Listing, mais tous les hyperliens de ces pages mènent vers la page d'inscription. C'est plutôt une technique de marketing plus qu'autre chose selon moi).

Comment facebook se finance-t-il? Une réponse possible est la publicité en ligne. Selon une entrevue accordée à TechCrunch (traduction de moi):

Facebook a trois sources de revenu:

*Publicité texte locale (de collèges et d'entreprises locales), à 15-20$/jour;
*Bannière publicitaire traditionelle, vendue sur une base nationale;
*Groupe de commanditaires - exemples incluant Apple, EA, etc.

Toujours selon TechCrunch, ces méthodes de publicité rapporteraient jusqu'à 1 millions de dollars US par jour semaine.

Pour maximiser ces trois sources de revenu, facebook aurait tout intérêt à ouvrir son contenu aux moteurs de recherche pour augmenter le trafic de son site. Qui dit augmentation de trafic dit plus de visibilité des publicités, plus de clics sur les publicités, plus de revenu.

Dans un premier temps, on pourrait penser que facebook a procédé de la sorte afin d'attendre une masse critique d'usagers inscrits afin de pouvoir créer une communauté. Soit. Mais avec au-delà d'un millions d'usagers inscrits, facebook peut sûrement considérer que cette masse critique a été atteinte. Pourquoi n'offrent-ils pas la possibilité de publier du contenu indexé par les moteurs de recherche?

J'hasarde une hypothèse. Le but des dirigeants de facebook est de maximiser non pas les revenus mais le nombre d'usagers. Pourquoi? Pour faire en sorte que sa valeur de vente soit la plus grande possible. Une valeur de vente basée sur des revenus est facilement quantifiable, des acquisitions de compagnies basées sur ce mode de revenu existe depuis plus d'un siècle. Là où la valeur est hautement spéculative, c'est sur la valeur des usagers fidèles à un service sur internet.

facebook aurait déjà refusé une offre de 1 milliard de dollars de Yahoo! Quand on sait que Google a payé 2,3 milliards de dollars pour YouTube, une compagnie avec une source de revenu inexistante, on peut penser que facebook fait le même pari et essait d'avoir une valeur de vente comparable, quitte à garder le contenu emprisonné pour maximiser la valeur potentielle de la compagnie qui est basée sur le nombre d'usagers.

C'est le sort que souhaite tous les inventeurs de sites web dit "2.0": YouTube, MySpace, flickr, etc. Modèle de revenu inexistant, valeur hautement spéculative, un peu la bulle internet revisitée. Elle va à coup sûr exploser elle aussi. Reste à savoir si facebook va réussir à vendre son site avant ou après la déflagration.

Combattez le facteur humidex

La Société des alcools du Québec est fière de se joindre à ptaff.ca pour combattre le facteur humidex:

Combattez le facteur humidex

Plus d'information sur le site de la SAQ.

Dépêchez-vous! il ne reste que deux jours.

L'hyperlien des kiwis

Au mois de septembre dernier, j'avais lu un article dans l'Actualité à propos des sous noirs. J'en ai fait un courriel pour la ptafflist.


Mon édimestre préféré
a alors fait un commentaire sur les coûts de transport de la monnaie que le Canada produit pour les autres pays et, pour illustrer le faible prix du transport, j'ai pris l'exemple des kiwis de la Nouvelle-Zélande.

Pour avoir du concret, je suis aller sur le site web d'IGA, la seule épicerie du Québec à ma connaissance à permettre d'acheter en ligne, et j'ai sélectionné les kiwis et envoyé l'hyperlien:

http://magasin.iga.net/index_fr.html?lp=/cgi-bin/fc.cgi%3Fecmd%3D3B5
227732899DDA78DAAA74D0A89729FC3B6D553A2C2E545C68F1C04FD
05FE70EC8329DD3F08D27A505A2128738594D27B95CF491D330201F
C7ACA538FE285762011E62D20539A6452157B1D3E15CFC3DF4FC61
AA59A7593

Vous remarquerez que l'hyperlien est loin d'être joli. C'est le genre d'adresse qui est générée à chaque session et qui, après quelques jours voire quelques heures, n'est plus valide. Ça peut fonctionner pour ceux qui recoivent le courriel et qui y vont tout de suite mais, dans quelques mois, il faudra refaire la recherche sur les kiwis sur le site d'IGA pour visualiser ce dont je parlais. Bref, la magie de l'hyperlien perd de son charme.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'en parcourant les archives de la ptafflist, quelques mois plus tard, je cliquais sur l'hyperlien et constatais qu'il fonctionnait toujours. Certes le prix n'est plus le même (0,40$/kg lors de l'envoi du courriel, 0,75$/kg au moment de la publication de ce billet), mais il est toujours possible de consulter directement la page à laquelle je faisais référence le jour de l'envoi du courriel.

Félicitation aux architectes du site web d'IGA, Technologie Reptile, qui ont su utiliser le concept REST ce qui fait qu'il est possible d'utiliser leur site web comme il se doit. Ça permet au courriel de la ptafflist d'avoir une meilleur pérennité, sans compter que les autres usagers de l'internet peuvent ainsi se lier sur les fruits et autres produits du site. Y a beaucoup de flash(tm) inutile, lourd et fatiguant, mais ça nous rappelle que la perfection n'est pas de ce monde :)

Tant qu'à être dans les bravos, je tiens aussi à féliciter l'équipe marketing d'IGA. Sur les 3 personnes présentes lors de la discussion à l'origine de ce billet, il y en avait 2 qui savaient que l'adresse du site web était iga.net et non iga.com ou iga.ca ou quelque chose d'autre. N'écoutant peu sinon pas la télévision, j'ignore d'où nous vient cette connaissance mais nous étions persuadé que c'était ça l'adresse. Et on n'est pas obligé de mettre "www" devant iga.net pour que ça fonctionne!

Deux coins de rues du quartier Villeray

Un billet flickr style pour le jour 1 de mes vacances.

Mission: reconnaissance du territoire.

Au coin nord-est de l'intersection De Gaspé—Faillon, il y a petit espace entre le dernier édifice et le trottoir qui passe sur Faillon:

De Gaspé — Faillon, coin nord-est

En face de cet édifice, au coin nord-ouest, cet espace n'a pas été gaspillé pour un stationnement graveleux, que non. Vous rêvez d'un appartement de 12 pieds de large?

De Gaspé — Faillon, coin nord-ouest

Au coin nord-est de l'intersection Henri-Julien — Faillon, il y a ce que je nomme la salle de bain inversée. C'est comme lorsque l'on souffle dans un gant de caoutchouc jaune pour le mettre à l'envers, sauf que le procédé a été utilisé avec une salle de bain et ça a donné un immeuble.

Henri-Julien — Faillon, coin nord-est

Semble-t-il que l'ai déjà aussi nommé le dual de la salle de bain…

Mise à jour: l'adresse est le 315 Faillon est

Open Medicine, une deuxième revue scientifique médicale librement accessible au Canada

La première c'est le Canadian Medical Association Journal qui publie un message de bienvenue à la deuxième, Open Medicine.

Espérons que les publications scientifiques librement accessibles seront, un jour pas trop loin, la norme plutôt que l'exception.

Un extrait en anglais du message de bienvenue qui sonne comme de la musique à mes oreilles:

The primary mission of medical journals, the reason for their origin and the justification for their continued existence is the effective and widespread dissemination of medical knowledge, particularly that which is new, important, timely or controversial. It should be obvious that barriers to access, financial or otherwise, directly contradict this mission and impair the basic function of a journal. It therefore seems paradoxical that most of the world’s journals, particularly those that historically have had the greatest impact on the biomedical community, continue to feel that their mission is best served by hiding their content behind password-protected firewalls.

et plus encore

In the modern area, when access to medical information routinely occurs using 21st-century technology, it seems grotesquely inappropriate for journals to publish this information with attitudes and operational models that originated in the 19th century.

Cette dernière phrase est véridique pour tous les domaines de la science dont les publications conservent le format papier comme gabarit. Ça me rappelle curieusement un ancien billet

  •  

    Voir tous les tags
  • Nous suivre

  • Meta