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Maurice Duplessis et l'éducation religieuse

Voici un discours de Maurice Duplessis, fait à Sainte-Anne-de-la-Pocatière en 1959, portant sur le rôle de l'Église dans l'éducation.

Voici la transcription de son discours (l'hyperlien est de moi):

Monseigneur, il me fait plaisir comme premier ministre de la province, comme citoyen, et je suis sûr de représenter l'opinion de tout le monde ici, de remercier notre clergé, le clergé du diocèse, pour le rôle indispensable qu'il a joué dans tous les paliers, à tous les paliers de l'enseignement et particulièrement dans le domaine de l'enseignement agricole.

Ils font erreur, grave erreur, ceux qui préconisent la neutralité de l'enseignement. Il ne peut être question de neutralité entre le vrai et le faux, entre le bien et le mal! Il ne peut être question de neutralité dans le domaine de l'éducation parce que la principale lumière, qui répand de la vie, qui permet de voir dans le domaine éducationnel, c'est la lumière éternelle!

Ça me renverse qu'il ait fallu attendre à septembre 2008 pour que l'école soit finalement laïque. Des fois ça prend du temps, faut croire.

Je tiens, sincèrement et chaleureusement, à rendre hommage aux personnes qui ont mené ce combat au cours de toutes ces décennies pour sortir la religion du système de l'éducation.

Qu'est-ce que remplacera les cours de religion? Écoutez la réforme de l'enseignement religieux, une entrevue à la radio de Radio-Canada de Georges Leroux, professeur de philosophie à l'UQAM.

4 commentaires à « Maurice Duplessis et l'éducation religieuse »

  1. Louise Smith
    28 mai 2009 | 9:38

    mauvaise idée de mettre Maurice Duplessis comme référence. C'est l'homme qui a participé à tous les scandales reliés à la religion au Québec, oubliez le et citez plutôt des gens qui avaient soucis du bien-être des gens et non un homme pour qui sa propre gloire était la seule chose qui lui importait.

  2. 29 juillet 2009 | 5:05

    Pour en finir avec l’éducation religieuse …

    La croyance religieuse est évidemment un droit légitime, constitutionnel et respectable.
    Je précise : a fortiori si elle a été choisie en connaissance de cause, plutôt qu’imposée, comme suite logique et traditionnelle du baptême …
    Mais il y a un problème : des psychologues religieux ont confirmé, sans doute à leur grand dam, que sans une éducation religieuse, forcément affective, basée sur la confiance et l’exemple des parents, la foi n’apparaît pas spontanément … ! C’était prévisible …

    L’éducation religieuse, sincère et « de bonne foi », est, elle aussi, légitime, mais elle est :
    - dogmatique, puisqu’elle impose la soumission à un dieu et à un texte « sacré », tous différents dans chaque religion, ainsi qu’une « vérité » absolue, à l’origine de l’intolérance, de guerres, …, alors qu’elle n’est que personnelle, partielle et provisoire,
    - exclusive, puisqu’elle occulte l’alternative de la laïcité philosophique, de l’humanisme laïque, de la morale laïque, de la spiritualité laïque, …, et qu’elle ne favorise donc pas l’autonomie, l’esprit critique, le libre examen , la liberté de pensée, les options laïques, …
    - communautariste, puisqu’elle n’incite pas à s’ouvrir à la différence enrichissante de l’autre et à une citoyenneté responsable.

    De nos jours, l’approche traditionnelle du phénomène religieux (philosophique, métaphysique, théologique, anthropologique, …) doit être complétée par une approche psycho-neuro-physio-génético-éducative. Il apparaît alors que l’éducation religieuse, renforcée par un milieu croyant unilatéral, laisse des traces indélébiles dans le cerveau émotionnel, ce qui anesthésie, à des degrés divers, le cerveau rationnel et l’esprit critique dès qu’il est question de religion, et perturbe donc le libre choix ultérieur des convictions philosophiques ou religieuses.
    L’éducation coranique, exemple extrême, en témoigne hélas à 99,99 % …

    Au-delà de l’origine psychologique de la foi (le besoin d’un « Père » protecteur, substitutif et anthropomorphique), l’IRM fonctionnelle tend à expliquer la persistance neurophysiologique de la sensibilité religieuse, par plasticité neuronale et synaptique et donc la fréquente imperméabilité de tant de croyants, notamment créationnistes, aux arguments rationnels et scientifiques. On comprend que des athées, comme Richard DAWKINS, ou des agnostiques, comme Henri LABORIT, en aient conclu que l’éducation religieuse est une malhonnêteté intellectuelle et morale … L’honnêteté intellectuelle exigerait au contraire que l’influence des parents, légitime mais unilatérale, soit compensée par l’école, au cours d’histoire ou de philosophie, par une information minimale, progressive, objective et non prosélyte, à la fois sur les options religieuses ET sur les options laïques, même si cela doit amener certains à conclure à l’existence imaginaire et illusoire de toute divinité …

    Dans cette optique, l’enseignement confessionnel, survivance du Moyen Âge, apparaît comme élitiste, inégalitaire et obsolète. Il devrait donc fusionner avec l’enseignement officiel et devenir pluraliste, mais les religions, déjà en perte de vitesse, y perdraient de leur influence.
    Au contraire, en réaction à la laïcisation croissante de nos sociétés, elles s’emploient, certains media aidant, à reconfessionnaliser les consciences et à recléricaliser l’espace public (cf Jean-Paul II, Benoît XVI, le chanoine-président SARKOZY qui détricote la loi de 1905, … Par électoralisme, les politiciens inféodés aux religions refusent de modifier la Constitution belge, et de repenser les notions de neutralité, de (pseudo) liberté de conscience et de religion, et le « pacte scolaire « de 1958, inadapté à l’actuelle pluralité des cultures et des convictions.
    Michel THYS à Waterloo en Belgique.http://michel.thys.over-blog.org

    P.S. à propos du cours d’ECR :

    Le cours d’ECR doit rester obligatoire : l’Enseignement ne relève pas des seuls citoyens mais aussi de l’Etat, dans un souci d’émancipation de tous. Il devra pourtant être repensé en profondeur. En effet, excepté au cours d’histoire, la religion n’a rien à faire à l’école, qui n’a pas vocation à évangéliser..

    Découvrir d’autres religions, avec autant de détails, jette la confusion dans l’esprit des enfants et, par comparaison, cela ne peut que renforcer la religion traditionnelle et majoritaire.
    Les évêques l’ont bien compris ! C’est même, à mes yeux, le but hypocrite de ce cours : tenter de compenser le déclin du catholicisme, la déconfessionnalisation et la laïcisation croissantes de la société … Initialement, en effet, il devait être fait mention de l’existence de conceptions non religieuses. C’était un minimum, par simple honnêteté intellectuelle. Or actuellement, même la mention de l’athéisme est supprimée ! c.q.f.d !

  3. Sébas
    12 décembre 2009 | 22:27

    @ Michel THYS

    Voici NOTRE réalité Québécoise:

    « Rappelons que l’article 41 a été modifié par l’adoption de la Loi 95 en juin 2005. Cette loi a pavé la voie au cours d’éthique et culture religieuse. Pour imposer ce cours, la Loi 95 abolit en pratique la liberté de choix des parents :

    1. en abrogeant l’article 5 de la Loi sur l’instruction publique ;
    2. en modifiant l’article 41 de la Charte québécoise.

    Cette Loi abroge également l’article 20 de la Loi sur l’instruction publique, qui prévoyait la liberté de conscience pour les professeurs en matière d’enseignement de cours à contenu moral ou religieux. »

    La suite:
    http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2008/11/larticle-41-de-la-charte-des-droits-et.html

    p.s.
    A part sous une dictature, où retrouve-t-on ce genre de lois dans l’histoire ?

  4. Roxie
    17 décembre 2012 | 17:39

    c'est quoi le nom du discourt ?

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