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UPA 101

Logo de l’UPA

L'Union des producteurs agricoles du Québec, mieux connu sous son acronyme UPA, est une institution unique au monde.

Pour un petit cours d'UPA 101, il suffit de lire ce qu'en disait en 2008 la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois:

LE SYNDICALISME AGRICOLE

1. Une situation unique au Québec

Le besoin des agriculteurs québécois de se regrouper au sein d’associations représentatives a émergé dès 1789, au moment où furent créées les premières sociétés d’agriculture subventionnées par le gouvernement. Ce n’est cependant qu’un siècle plus tard, soit en 1875, que ces différents cercles agricoles se sont unis pour former le premier regroupement provincial, soit l’Union agricole nationale. En 1924, 2400 agriculteurs fondaient l’Union catholique des cultivateurs, l’UCC.

En 1972, le gouvernement du Québec adoptait la Loi sur les producteurs agricoles. Cette Loi précisait qu’une association représentative des producteurs agricoles devait comporter des structures générales et spécialisées, des syndicats de base et des fédérations. Ces caractéristiques correspondaient à l’organisation de l’Union des producteurs agricoles (UPA). La Loi stipulait en outre qu’un référendum devait être tenu pour re- connaître à l’association des producteurs le droit de percevoir des cotisations et des contributions obligatoires auprès des agriculteurs, ce qui fut fait en décembre 1972.

Depuis lors, aux termes de la Loi, l’UPA détient l’exclusivité de la représentativité des agriculteurs. Tous les producteurs agricoles ont l’obligation de verser une cotisation à ce syndicat, même s’ils peuvent formellement choisir de ne pas en être membre. La Loi ne contient aucun mécanisme pour vérifier périodiquement la volonté d’adhésion des agriculteurs à leur syndicat. Comme il a déjà été mentionné, la dernière consultation a eu lieu en 1972, c’est-à-dire il y a 35 ans. Non seulement la Loi crée-t-elle, à toutes fins utiles, une instance unique de représentation des producteurs agri- coles, mais elle lui donne pour ainsi dire un caractère permanent. Une organisation qui souhaiterait représenter les agriculteurs québécois devrait d’abord rassembler une majorité des producteurs. La Loi sur les producteurs agricoles stipule en effet « qu’une association qui demande l’accréditation doit établir, à la satisfaction de la Régie [des marchés agricoles et alimentaires du Québec] et de la manière que cette dernière juge appropriée, qu’elle représente la majorité des producteurs du Québec ».

La Commission a demandé à l’Observatoire de l’administration publique de l’École nationale d’administration publique d’étudier les modes d’association des agriculteurs d’autres provinces et d’autres pays. L’Observatoire n’a recensé aucun cas s’apparentant à celui du Québec. Partout ailleurs, il y a plus d’une association. Les producteurs agricoles adhèrent librement à celle de leur choix et ils peuvent changer d’allégeance.

2. Une représentation pour tous les agriculteurs

Plusieurs représentants aux audiences régionales et nationales de la Commission ont avancé qu’il était temps de remettre en cause ce qu’ils ont appelé le « monopole syndical ». L’Union paysanne est celle qui exprime le plus ouvertement son opposition au mode unique de représentation des producteurs agricoles. Le mémoire qu’elle a présenté à la Commission en fait foi : « La question du monopole de l’UPA, bien qu’elle puisse sembler à premier abord étrangère au débat sur l’agriculture, est au contraire au centre de la tempête et doit ici être abordée. Pendant des décennies, l’UPA a étendu son contrôle bien au-delà d’un simple rôle de représentation syndicale. Son influence est maintenant démesurée sur le financement de l’agriculture, sur la mise en marché, sur les orientations municipales, sur l’aménagement du territoire et sur les instances gouvernementales de contrôle et de supervision. » Elle ajoute : « Loin de vouloir nier le rôle de l’UPA, nous croyons toutefois qu’elle ne représente qu’une partie du monde agricole. Travailleurs agricoles, petites fermes, artisans d’une agriculture différente, autant d’éléments qui n’ont pas droit au chapitre. »

Source: Rapport de la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois (page 234)

Je serai là au RIDM

D’entrée de jeu, l’invitation est lancée par Rosenda : « Pourriez-vous venir filmer la maison et le terrain pour qu’on puisse l’envoyer à ma fille Rosalia qui est partie travailler au Nord il y a plus de quinze ans? Je veux lui montrer ce que San Isidro est devenu ». Le documentaire Je serai là, tourné dans une petite communauté autochtone du sud du Mexique, nous transporte alors au cœur du quotidien de cinq personnages qui composent depuis plusieurs années avec l’absence de leurs proches.

Modesta
Modesta

Parce que la migration, c’est aussi ceux qui demeurent, Rosenda, Modesta, Octavio, Elisabet et Merenciana nous racontent les répercussions de ce phénomène dans leur vie. Tableau en cinq temps, le film pénètre dans l’univers intérieur de ces personnages qui, tour à tour, expriment à leur manière les fondements et les contrecoups de ce mode de vie. Leurs réflexions abordent les thèmes de l’absence, de la terre, des transformations sociales et culturelles, de l’autonomie et de l’avenir tout en questionnant la nécessité de partir.

Projection

Le documentaire Je serai là, en nomitation pour 4 prix (caméra-stylo, première camera, meilleure oeuvre québécoise/canadienne, meilleur espoir Québec/Canada), sera projeté 2 fois dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal:

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Vendredi 19 novembre à 21 h
à la Grande Bibliothèque (475, boulevard De Maisonneuve Est)
Suivie d’une soirée festive à saveur latine à 22 h 30 (venez déguster des nachos avec les cinéastes) à 2 coins de rue de là à la Cinémathèque québécoise (335, boul. De Maisonneuve Est)

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Samedi 20 novembre à 15 h
au Cinéma Parallèle (3536 Boulevard St-Laurent)