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TransCanada Est émettra autant de GES que toutes les industries du Québec

Billet originalement publié sur le Huffington Post.

En permettant à l'oléoduc TransCanada Est de passer sur son territoire, le gouvernement du Québec provoquera une augmentation d'émission de gaz à effet de serre (GES) supérieure à toutes les diminutions qu'il a prévues d'ici 2020.

À terme, c'est le tiers de toute la production des sables bitumineux de l'Alberta qui passera par le Québec, par le plus gros oléoduc du continent. C'est 1,1 million de barils de pétrole supplémentaires qui seront extraits des sables bitumineux et qui passeront quotidiennement par TransCanada Est. Cette extraction causera l'émission de 25 mégatonnes (Mt) de CO2 par année, l'équivalent de ce qu'émettent toutes les industries du Québec réunies. Ou encore 30% de tous les GES émis par le Québec. Avec un seul projet.

Aucun projet entrepris par le Québec ne permettra de diminuer d'une quantité équivalente les émissions de CO2. L'atteinte des objectifs du protocole de Kyoto par le Québec, une diminution de 17 Mt par année, ne permettrait même pas de compenser les émissions supplémentaires de tout ce pétrole.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que cet oléoduc n'est pas une option parmi d'autres pour sortir le pétrole de l'Alberta. Tous les moyens de transporter le pétrole de l'Alberta sont déjà utilisés à pleine capacité. Si le Québec refuse le passage de cet oléoduc, ce sera donc autant de pétrole qui restera sous terre.

Rappelons que selon le GIEC, 65 à 80 % de toutes les réserves d'hydrocarbures connues doivent demeurer inexploitées afin que le climat ne se détériore pas au-delà du seuil jugé scientifiquement acceptable (2⁰C de réchauffement en 2100). Ces réserves devant rester inexploitées incluent bien sûr les sables bitumineux de l'Alberta et les pétroles de schistes qui seront transportés dans cet oléoduc.

C'est fort probablement pour cette raison que l'Office national de l'énergie, l'organisation responsable d'approuver la construction de l'oléoduc TransCanada Est, n'a pas pris en compte l'émission des GES. L'effet sur le bilan des GES est si désastreux, qu'aucune propagande du gouvernement du Canada n'aurait pu justifier d'aller de l'avant. Plutôt que d'affronter un problème insoluble, le gouvernement fédéral a simplement décidé de l'écarter des critères à prendre en compte.

Si d'un côté le Québec s'engage à réduire les émissions de GES sur son territoire, mais que de l'autre il prend des décisions créant une augmentation supérieure sur un autre territoire, il respecte l'accord de Kyoto, mais nuit aux efforts pour lutter contre les changements climatiques en empirant le solde du Canada. Car ce qui contribue au réchauffement climatique, c'est la quantité totale de CO2 dans l'atmosphère, quel que soit l'endroit d'où ce CO2 est émis.

L'oléoduc TransCanada Est n'est pas seulement une menace terrible pour le fleuve St-Laurent et l'environnement du Québec dans son ensemble. Il fait aussi partie des projets ne devant pas voir le jour si l'on veut être cohérent dans la lutte contre les changements climatiques.

La quantité supplémentaire de GES qui sera émise si ce projet voit le jour est une raison suffisante pour que le gouvernement du

Extrait d'un discours de Lionel Groulx, le 29 juin 1937

Lionel Groulx

Ce discours de Lionel Groulx a été prononcé lors du Deuxième Congrès de la langue française au Canada en 1937. Ayant pour titre « L'histoire gardienne des traditions vivantes », les organisateurs ne pouvaient se douter de la conclusion, où l'abbé Groulx appelle à la création d'un État français.

La fin de ce discours est recopiée ici.

De grâce, que l'on ne réplique point, avec les défaitistes: « Trop tard! Le peuple ne veut plus! » J'aurai le courage de prendre ici la défense de notre petit peuple. Sans doute, se révèle-t-il parfois bien inerte, bien décevant. Mais l'histoire m'a appris que d'ordinaire, il vaut autant que ses chefs. Au surplus, quand tout un peuple est endormi, c'est qu'il y a eu quelque part des endormeurs. Je dénie le droit à ceux qui ne sont pas même éveillés, de reprocher au peuple son sommeil. Trop tard? Passons, Messieurs les dirigeants, autant de temps à faire quelque chose que nous en avons passé à ne rien faire; dépensez, pour le réveil national, pour le redressement de la conscience collective, autant d'activité, autant de millions, autant d'esprit d'organisation et de propagande, propagande de husting1, propagande de radio, propagande de journaux, qui s'en est dépensé, en cette province, depuis soixante ans, pour nous insuffler les passions insanes de la politique; dépensez autant d'effort, pour nous éclairer et pour nous unir, que vous en avez dépensé pour nous aveugler et nous diviser; et alors, vous pourrez parler de l'apathie populaire.

Trop tard? Mais vous ne voyez donc pas, vous n'entendez pas ce qui s'en vient? Le souffle de grandeurs, le voici qui commence à soulever une génération. Notre avenir nouveau, la jeunesse la plus intelligente, la plus allante, la plus décidée, le porte déjà dans ses yeux. Voilà pourquoi je suis de ceux qui espèrent. Parce qu'il y a Dieu, les ancêtres qui ont espéré; j'espère avec tous les espérants d'aujourd'hui; j'espère par-dessus mon temps, par-dessus tous les découragés. Qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas, notre État français, nous l'aurons; nous l'aurons jeune, fort, rayonnant et beau, foyer spirituel, pôle dynamique pour toute l'Amérique française. Nous aurons aussi un pays français, un pays qui portera son âme dans son visage. Les snobs, les bonne-ententistes, les défaitistes, peuvent nous crier, tant qu'ils voudront: « Vous êtes la dernière génération de Canadiens français… » Je leur réponds, avec toute la jeunesse: « Nous sommes la génération des vivants. Vous êtes la dernière génération des morts! »

1. Hustings [habituellement au pluriel]: anglicisme désignant une plateforme, généralement construite en bois, utilisée en campagne électorale à l'époque. Par ellipse, peut désigner la campagne en elle-même.

Source: Courtois, Charles-Philippe; Parenteau, Danic (2011). Les 50 discours qui ont marqué le Québec, Anjou: Les éditions CEC, p. 168. ISBN: 9782761732703

Lettre à Jean-Marc Fournier

Monsieur le Ministre des Affaires intergouvernementales du Québec,

Je vous écris pour vous encourager dans vos démarches afin que le Québec signe la constitution canadienne. Depuis trop longtemps, nous, les indépendantistes québécois, avons été les seuls à proposer un projet pour l'avenir constitutionnel du Québec. Il est grand temps que le Parti libéral du Québec, avec les autres partis fédéralistes du Québec, fasse lui aussi des propositions concrètes. La peur référendaire ne peut être votre seul programme constitutionnel pour le Québec. Cela doit cesser.

Le Québec, n'ayant pas signé la constitution du Canada en 1982, est enfermé dans un cadre constitutionnel auquel il n'a pas adhéré. Monsieur Fournier, vous avez identifié cela comme un problème, c'est d'une lucidité dont trop peu de fédéralistes font preuve, et je la salue.

Votre enthousiasme pour signer la constitution canadienne permet également à Philippe Couillard de se distinguer de son prédécesseur. Contrairement à Jean Charest, M. Couillard désire ébranler le statu quo qui caractérise la relation du Québec et du Canada. Le premier ministre Couillard croit en effet que le Canada est le meilleur cadre pour le Québec, on le dit radical dans cette croyance, il est donc cohérent que son gouvernement demande aux partenaires de la fédération canadienne de remplir les conditions nécessaires pour inclure le Québec et ainsi donner vie à sa vision.

Il me tarde que le gouvernement du Parti libéral entreprenne concrètement ces démarches. Ceci permettra aux Québécois de constater les changements que votre parti juge nécessaire d'apporter afin de pouvoir signer la constitution canadienne. De cette façon, comme vous le croyez fermement, le Québec pourra occuper la place qu'il lui revient au Canada. Il me tarde également de voir les réactions des provinces et du gouvernement central lorsque vous formulerez ces demandes.

Un dernier mot. Les conditions énoncées par la Cour Suprême qui permettraient au Québec de changer son statut constitutionnel doivent s'appliquer, logiquement, qu'il veuille quitter ou joindre une fédération, celle du Canada dans ce cas-ci. La ratification du Québec à la constitution canadienne devra donc être soumise à la population québécoise par référendum, à l'aide d'une question claire, et devra être approuvée par une majorité claire. Les Québécois constitueraient ainsi le premier peuple de l'histoire du Canada à se prononcer sur le texte qui les régit, une exigence dont notre démocratie peut difficilement se passer, vous en conviendrez.

En espérant vous donner du courage dans votre démarche,

Miguel Tremblay
Vice-président Option nationale

Notre première expérience avec Airbnb

Lors d'un voyage en Europe à l'automne 2014, nous avons tenté l'expérience d'Airbnb, une plateforme de réservations et de locations de logements dont nous avions entendu parler. Exposons ici nos réflexions sur cette expérience.

Précisons d'entrée de jeu que nous voyagions en couple, et réservions donc une chambre pour deux personnes. Notre expérience eut été différente si nous avions voyagé en groupe, car nous aurions pu louer un appartement complet plutôt qu'une seule chambre.

Nous nous sommes d'abord rendus sur le site d'Airbnb pour y créer un profil et y magasiner nos logements. Pour quatre des cinq villes que nous avons visitées, le nombre de chambres offertes nous a déboussolés. La quantité de logements disponibles est impressionnante.

C'est d'ailleurs là un avantage d'Airbnb : c'est une plateforme qui prétend réunir en un seul endroit toutes les offres de location chez l'habitant. Après chaque séjour, locataire et locateur sont invités à commenter publiquement leurs appréciations réciproques. Ces commentaires nous laissèrent dans un premier temps dubitatifs, car ceux des premiers résultats de nos recherches étaient essentiellement positifs. (Nous apprendrons par la suite que les appartements ayant le plus de commentaires positifs apparaissent en premier dans les résultats de recherche, expliquant pourquoi les premières chambres semblaient toutes de bonne qualité). Nous avons donc fait notre choix en fonction du prix, des commentaires et surtout de la localisation des chambres.

Pour ce que nous avons pu juger, nous avons économisé sur le prix des chambres par rapport à une location de qualité équivalente dans un hôtel ou un Bed and breakfast. Autre avantage, les chambres d'Airbnb sont disponibles dans tous les quartiers des villes, ce qui n'est pas le cas pour les hôtels. Par exemple, il y a 18 logements disponibles dans un rayon de 1 km autour de notre appartement à Montréal, un quartier non touristique. L'offre est grande.

Carte de recherche Airbnb dans Villeray
Offre Airbnb autour de chez moi

Effectuer une réservation nécessite plus d'effort que de réserver un hôtel. Il vous faudra créer un compte sur le site d'Airbnb, envoyer un message de présentation à l'hôte en se présentant et lui demandant s'il nous accueillerait chez lui. C'est à cette étape que l'on a réalisé que le marché d'Airbnb est favorable aux locataires, car même si notre profil était vierge d'historiques (aucun commentaire de locateur), toutes les personnes contactées ont accepté de nous recevoir.

Lors de ces cinq séjours, nous avons constaté une grande variabilité entre les chambres louées, tant pour le confort et l'espace offert, que la qualité de l'accueil ou les services inclut. Il nous arriva de payer pour utiliser une serviette dans une salle de bain d'une maison de chambres, alors qu'à un autre endroit nous pûmes utiliser gratuitement shampooing, revitalisant et sèche-cheveux dans une salle de bain privée, avant de se faire servir le déjeuner sur la terrasse.

Une autre différence importante entre un hôtel et Airbnb est le contact avec l'hôte. En effet, après avoir confirmé la réservation, le locateur nous fait parvenir une série de précieuses informations afin de s'orienter dans la ville pour trouver le logement, de même que des précisions sur les règles de l'appartement. Lorsque vous menez cinq réservations de front, cela fait une quantité importante d'informations et de contacts à gérer, ce qui peut devenir problématique lorsque vous êtes en voyage, sans connexion internet.

Il y a deux types de locations Airbnb: celles où le locateur habite les lieux, à l'instar d'un Bed and breakfast, et celles où ils ne logent pas eux-mêmes. Loger dans la résidence d'une personne facilite un véritable échange, souvent le seul, avec un habitant local des lieux visités. Le locateur fournit une carte de la localité, fait ses recommandations pour les endroits à voir et les restaurants où manger ; il partage son vécu et ses connaissances de sa ville. L'envers de la médaille, c'est qu'il faut deviser avec le locateur lorsque l'on arrive sur place, ce qui ne nous tente pas forcément lorsque l'on a fait un long voyage, que l'on est sous décalage horaire et que l'on aspire à un moment de repos.

Quand l'hôte ne réside pas sur place, l'expérience ressemble plutôt à l'auberge de jeunesse. On nous donne les clés, montre les lieux, et par la suite on se débrouille seuls, « en claquant la porte en partant ». Dans les villes touristiques, il y a un marché pour ce type de logements, car les hôtels y sont dispendieux, et qu'il devient rentable de louer un appartement complet sur Airbnb. Cela donne lieu à de moins bons commentaires de la part des locateurs, mais comme la demande est grande, cela importe moins. Bref, sur Airbnb comme ailleurs, plus l'endroit est touristique, moins le service est bon.

En discutant de notre expérience Airbnb, nous évoquions les articles du Devoir lus à propos de ce service, notamment au sujet des taxes non payées par les hôtes. C'est effectivement un problème pour les villes, et il devrait être possible pour Airbnb de s'entendre avec les municipalités, comme à San Francisco, afin que les revenus soient déclarés au gouvernement et que les taxes applicables soient prélevées. Cela serait également une occasion de s'assurer que les logements répondent aux normes de sécurité en vigueur (extincteur, sortie de secours, etc.).

Par ailleurs, les locations de logements où l'hôte ne réside pas devraient être illégales, ce qui est d'ailleurs le cas au Québec. En effet, ce type de location diminue le nombre de loyers disponibles pour les résidents de la ville, exerçant une pression à la hausse sur le prix des loyers.

L'expérience Airbnb est suffisamment différente des hôtels et des Bed and breakfast pour justifier son existence. Le chiffre d'affaires d'Airbnb, qui prélève entre 6 et 12 % de toutes les transactions effectuées, est sûrement assez important pour que l'entreprise et les gouvernements s'entendent, au bénéfice des voyageurs, des résidents-locateurs et des municipalités.

L'indépendance n'est pas un match de baseball

Après les deux défaites référendaires de 1980 et de 1995 sur l'avenir du Québec, la croyance qu'un troisième échec serait fatal au mouvement d'indépendance s'est imposée. Un peu comme si l'indépendance était un match de baseball, laissant seulement trois chances au frappeur pour cogner la balle du pays en lieu sûr. Depuis, cette impossibilité de perdre a tellement été dite et redite, tant par les analystes politiques que par les chefs du Parti québécois, que cette croyance s'est transformée en mythe, transmutant la peur de l'échec référendaire en pierre d'assise de la pensée indépendantiste.

En psychologie, cette peur persistante de l'échec a un nom, il s'agit de « l'atychiphobie ». L'une des principales conséquences de l'atychiphobie est la procrastination. La « gouvernance souverainiste », les « référendums d'initiatives populaires», « le référendum dans un second mandat » et la pléthore de stratégies mises de l'avant par le Parti québécois depuis 1995, y compris dans la présente course à la chefferie, entrent dans cette catégorie. Plutôt que de subir un troisième échec, la créativité indépendantiste est mise à profit pour remettre l'ultime consultation à plus tard, pour procrastiner.

Une deuxième conséquence de la peur de l'échec est qu'il mène à l'autodénigrement. À mettre dans cette catégorie les Nicolas Marceau et François Legault de ce monde, qui annoncent que le Québec est trop pauvre pour être indépendant. Ils présentent l'amélioration d'indices économiques, tels que la dette ou le taux de chômage, comme préalable à l'indépendance. Cette technique rend l'échec certain en diminuant les capacités du peuple québécois à ses propres yeux. Et comme l'échec est certain, que faire sinon l'éviter ou la repousser?

Les indépendantistes québécois doivent lutter contre cette peur de l'échec s'ils désirent un jour obtenir leur propre État. Un premier pas dans cette direction serait de réaliser que des nations beaucoup plus petites, avec moins de moyens, et dans des conditions autrement plus adverses que le Québec, ont vu le jour dans les dernières décennies.

Par exemple l'Estonie, pays 38 fois plus petit que le Québec, dont la langue officielle n'est parlée que par un million d'habitants sur la planète. Les Estoniens ont réussi à obtenir leur indépendance non pas contre une petite fédération comme le Canada, mais bien contre l'Union soviétique! Un autre exemple, la Slovénie, 80 fois plus petite que le Québec, et avec seulement deux millions de locuteurs du slovène dans le monde, a réussi à obtenir l'indépendance de la Yougoslavie. Dans ces deux cas, l'indépendance n'est pas survenue par le fruit du hasard ou par l'arrivée fortuite de « conditions gagnantes ». Ces peuples ont participé et préparé leur indépendance, leurs échecs précédents faisant partie de leur histoire.

Les indépendantistes devraient prendre conscience que cette peur de l'échec est injustifiée. Une défaite référendaire n'est pas la fin du peuple québécois, pas plus que l'invasion soviétique n'a pu éliminer le peuple estonien. Les échecs sont des occasions d'apprendre de ses erreurs afin de préparer la victoire finale. Il faut que cesse la procrastination.

Il ne sert à rien d'écraser les bulbes

Les sorties des souverainistes contre Mario Beaulieu, depuis son élection comme chef du Bloc québécois en juin dernier, ont été si nombreuses qu'il y a lieu de se questionner sur les motivations de leurs auteurs. Il y a quelques jours, c'était au tour de l'historien Fréréric Bastien, auteur du livre « La bataille de Londres » d'y aller d'un opus contre Mario Beaulieu sur le site de l'Actualité.

L'argumentaire de son texte est essentiellement basé sur deux arguments. D'abord, Mario Beaulieu serait coupable d'un rapprochement idéologique avec le FLQ en ayant scandé « Nous vaincrons » au moment de sa victoire à la chefferie du Bloc. Par la suite, il s'indigne au nom des anciens chefs du Bloc puisque Beaulieu a dénoncé « 20 ans d'attentisme et de défaitisme ». Or, bien que Mario Beaulieu ait donné des explications pour ces deux gestes (il n'a pas fait le lien « Nous vaincrons » = FLQ à l'instant de sa victoire, et les « 20 ans de défaitisme » faisaient référence au mouvement dans son entier, et non aux anciens chefs du Bloc), cela ne suffit pas à l'historien, il préfère ignorer ces réponses et aller de l'avant en rendant son mécontentement public.

Bastien y va ensuite de sa propre analyse, désignant lui-même les coupables de l'attentisme qu'aurait plutôt dû nommer Mario Beaulieu, soient les anciens chefs du PQ, notamment Lucien Bouchard et Bernard Landry. S'ensuit une analyse grossière des résultats des dernières élections québécoises, analyse où il néglige une foule de facteurs pouvant expliquer en tout ou en partie les résultats : rien sur la charte des valeurs du Parti québécois, rien sur la démobilisation de l'électorat indépendantiste. Il explique même la baisse du nombre de votes pour Option nationale par le manque de « pureté independantiste » des Québécois, comme si l'absence de couverture médiatique pour ce parti n'avait joué aucun rôle.

On ne s'étonnerait pas si cette sélection bâclée d'arguments contre Beaulieu émanait d'un chroniqueur populiste ou encore d'un adversaire politique désirant détruire la crédibilité du Bloc québécois, mais venant d'un intellectuel, historien de surcroît, lié au projet d'indépendance du Québec, il est difficile de se l'expliquer. Qu'a donc fait Mario Beaulieu pour que ses propres alliés idéologiques lui tombent dessus, utilisant des raccourcis intellectuels dans leurs arguments? Pourquoi ne pas laisser la chance au coureur?

Peut-être qu'il ne sert à rien de tirer sur les fleurs (*), mais il ne sert à rien non plus de piétiner le bulbe avant de le mettre en terre.

(*) La célèbre phrase sur l'inutilité de tirer sur la tige des fleurs pour les faire pousser, que l'on attribue à tort à René Lévesque ou à Bernard Landry, est à l'origine un proverbe chinois (拔苗助长).

Les applications Android hors-ligne essentielles

Une connexion internet n'étant pas toujours accessible, pour toutes sortes de raisons, il est pratique d'avoir des applications qui peuvent fonctionner hors ligne. Voici une liste d'encyclopédies, de carte/navigation et de dictionnaires gratuits pour Android que je consulte régulièrement, en absence ou non de connexion, et qui méritent d'être présents sur toutes les plateformes mobiles.

Note: Je mets également les liens lorsque les applications sont disponibles pour les produits Apple.

Les encyclopédies

Kiwix (Wikipédia en français)


Kiwix

Avoir Wikipédia au complet dans sa poche est possible grâce à Kiwix.

Une fois le logiciel installé, pour télécharger les données pour Wikipédia, il faut aller sur la page du projet avec son engin mobile, télécharger le paquet correspondant et l'importer par la suite dans kiwix. Il est préférable de télécharger les versions sans les images, qui sont beaucoup plus petites (3 vs 22 Go pour Wikipédia en français).

Wikipédia en anglais est également disponible, mais très gros (19 Go sans images). Voir application suivante pour Wikipédia anglais.

Wiki Encyclopedia Offline-Free (Wikipédia en anglais)


Article de Léo Major

D'une dimension raisonnable (3,9 Go), cette application contient les deux millions de pages les plus consultées de Wikipédia en anglais, sans les images, ce qui est plus que suffisant pour répondre à vos questions.

Les cartes

OsmAnd Cartes et Navigation


Osmand

OSMand est une application basée sur Open Street Maps qui permet de télécharger les cartes des différentes parties du monde sur votre téléphone, que ce soit de votre lieu d'habitation ou encore votre destination voyage. L'application est certes moins conviviale que Google Maps, mais elle permet tout de même la recherche d'adresse et le calcul d'itinéraire, le tout sans connexion internet. Pratiquez-vous avec l'application avant de partir en voyage afin de diminuer le stress lorsque vous serez perdu et dégainerez votre téléphone à poche pour retrouver votre direction!

Les dictionnaires

Dictionnaires hors ligne


Dictionnaire

Permets de télécharger des dictionnaires de langues, de traduction et même de synonymes.

Marie-France Bazzo sans Mario Beaulieu

Le jeudi 21 août 2014, Marie-France Bazzo recevait le chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu, en entrevue. Cette entrevue a fait jaser, l'animatrice interrompant fréquemment le chef du Bloc pour véhiculer son point de vue. Afin de tirer cela au clair, j'ai isolé les propos de l'animatrice pour bien comprendre ce qu'elle disait. Voici donc Marie-France Bazzo sans Mario Beaulieu:

L'entrevue dure 8 min 57 secondes, pendant laquelle l'animatrice parle pendant près de 3 min, soit le tiers de l'entrevue. Marie-France Bazzo parle une vingtaine de fois, ce qui laisse en moyenne 20 secondes à Mario Beaulieu avant de se faire interrompre.

Est-ce une entrevue où l'on laisse la personne s'expliquer, ou est-ce plutôt l'animatrice qui profite de sa tribune pour souligner son point de vue?

Un vaccin pour la maladie de Lyme?

Pays touchés par la maladie de Lyme
Pays touchés par la maladie de Lyme.

Dans son bulletin de nouvelles du 14 août 2014 à 7h du matin, Radio-Canada annonce que « l'absence d'un vaccin contre la maladie de Lyme sème l'inquiétude », comme si, d'une part, cette maladie était une nouveauté sur la planète et, d'autre part, qu'il suffisait d'un peu d'effort pour trouver un vaccin.

La maladie de Lyme affecte 65 pays à travers le monde et est une préoccupation dans plusieurs pays d'Europe depuis de nombreuses années. En Belgique, lors des sorties en camps scouts, les enfants sont inspectés tous les soirs pour identifier la présence de tiques, et cela depuis plus de 10 ans. Aux É.-U., elle est la 7e maladie la plus déclarée au pays, et elle a touché plus de 3 millions de personnes depuis 1970. Tous ces pays sont déjà préoccupés par la maladie de Lyme et doivent sûrement se pencher sur la question du vaccin depuis des décennies.

D'autre part, avec 114 cas déclarés au Québec en 2013, il faudrait qu'un vaccin ait un taux d'innocuité inférieur à 0,04% pour ne pas que le nombre de personnes touchées par des effets secondaires dépasse les gens protégés (j'ai estimé à 3 millions la population vivant au sud du St-Laurent et pouvant être affectée au cours des prochaines années).

Bref, bien que la maladie de Lyme soit une préoccupation importante, et sans diminuer l'impact majeur dans la qualité de vie de ceux qui en sont atteints, cette préoccupation est surtout celle des autres pays, et ce n'est pas parce que le Québec est touché que, tout à coup, l'absence d'un vaccin est inquiétant, et encore moins à porter de main.

Soyons humbles et prenons conscience que cette maladie affecte surtout les autres pays et que cette rumeur de vaccin sert surtout à nous assurer que les autorités prennent les choses en main, et ne recele dans les faits aucune information nouvelle.

Une rue « Léo Major » à Montréal?

Rue Léo Major

La Ville de Montréal peut maintenant nommer une rue en l'honneur du héros de guerre Léo Major. En effet, suite à la démarche entreprise par M. Christian Élie Fournier, le Comité de toponymie de Montréal a accepté le 12 juin 2014 d'ajouter le nom de Léo Major dans la banque prévisionnelle de toponymie. Cependant, cela ne garantit pas son emploi pour la dénomination d'un lieu de la Ville de Montréal.

Ayant grandi sur la rue Frontenac dans le quartier du Centre-Sud à Montréal, Léo Major a joint les rangs du régiment de la Chaudière, a participé au débarquement de Normandie, à la bataille de la Normandie, ainsi qu’à la libération de la Belgique et de la Hollande. Ses faits d’armes incluent la libération à lui seul de la ville de Zwolle aux Pays-Bas pendant une nuit d'avril en 1945, la capture de 93 prisonniers de guerre pendant une patrouille à la bataille de l'Escaut (1944) et le maintient avec 18 hommes de la colline 355 contre des centaines de Chinois durant la guerre de Corée (1950-53).

Avenue de la ville de Zwolle nommée en l

Léo Major est l'un des trois seuls soldats du Commonwealth britannique, et le seul Canadien à avoir reçu deux Médailles de conduite distinguée (Distinguished Conduct Medal) et le seul soldat à les avoir reçues dans deux guerres différentes. Une avenue importante de la ville de Zwolle a été nommée en son honneur : « Avenue Léo Major - Premier libérateur canadien de Zwolle (1921-2008) » .

En ce 100e anniversaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale et ce 70e anniversaire du débarquement de Normandie, voilà une occasion parfaite pour le maire de Montréal et de l'arrondissement Ville-Marie de rendre hommage à tous ces héros de guerre québécois qui, comme Léo Major, sont honorés en Europe, mais méconnus sur leur terre natale.

Bientôt une rue Léo Major à Montréal?

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