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Précisions sur un extrait du livre « Les baromètres humains »

A la page 213 du livre Les baromètres humains, le météorologue Gilles Brien s'inspire bien librement d'une de mes publications pour écrire:

Les fronts froids auraient-ils le pouvoir de prédire la violence au hockey?

Pour Miguel Tremblay, physicien […], passionné des relations entre la neige et la coupe Stanley, c'est difficile à savoir. Il n'est pas encore prêt à parier sa chemise sur le passage de fronts froids pour prévoir l'issue d'un match, ce qui ne l'empêche pas d'avoir mis au point son propre indice de prédiction relatif à l'accumulation totale de neige à Montréal pendant l'hiver. Après avoir épluché les résultats de 66 saisons des Canadiens, il estime que les hivers avec plus de neige que la normale donnent à l'équipe 37% de chances supplémentaires de remporter la coupe.

Bien que n'ayant mis aucune référence, M. Brien se base sur un billet intitulé Précipitations de neige et Canadien de Montréal: les statistiques publié en 2008 sur ce blogue.

Je suis tellement mal cité dans cet extrait, que cela mérite des précisions:

  • Je n'ai jamais établi, ou même considéré, un lien entre violence au hockey, ou résultat d'un match, et fronts froids. Je n'ai aucune opinion sur cette question, et n'en ai jamais émise aucune, que ce soit écrit ou verbalement.
  • Je ne suis pas un passionné des relations entre la neige et la coupe Stanley. J'ai écrit ce billet dans une perspective ludique et je n'ai fait aucune autre recherche ou publication sur ce sujet.
  • Je n'ai jamais mis au point un indice de prédiction basé sur l'accumulation de neige. J'ai simplement colligé des faits et calculé des statistiques. Je n'ai pas fait de prédiction, ni développé d'indice.
  • Je n'ai pas épluché les résultats de 66 saisons des Canadiens, j'ai pris la liste des années où les Canadiens avaient gagné la coupe Stanley, c'est-à-dire un simple copié-collé d'information qui se trouve partout le web.
  • Jamais je n'ai conclus que les années avec plus de neige que la normale donnent à l'équipe 37% de chances supplémentaires de remporter la coupe. Je conclus plutôt dans mon billet que lorsqu'il y a eu une quantité plus grande de neige que la moyenne, le Canadien a gagné la coupe 37 % du temps; les années sous la moyenne, 25,6 %.