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Rendez-vous le 22 avril pour un printemps québécois

Logo de l

Le 22 avril prochain, jour de la Terre, une manifestation « pour un printemps québécois » se tiendra au centre-ville de Montréal.

Dominic Champagne, impliqué notamment dans la lutte contre l'exploitation des gaz de schistes, explique quel est l'objectif de cette manifestation (de 2:02 à 10:14):

Une série de vidéos à été produite pour mousser la participation du 22 avril. Les gens de partout au Québec y seront:

Tout indique que cette manifestation sera plus populaire que celle du 22 mars, peut-être même la plus importante de l'histoire du Québec. Les Québécois en ont marre, et ils prendront la rue pour le faire comprendre aux gouvernements.

Si vous faites parti de ce nombre, et que vous pouvez vous rendre à Montréal le 22 avril, joignez-vous au mouvement. Vous trouverez les renseignements sur le site web du 22 avril:
http://22avril.org/

Pour ma part, je serai présent à la manifestation sous la bannière d'Option nationale, qui propose un programme extraordinaire pour les ressources naturelles. C'est notamment une des raisons de mon affiliation à ce parti. Si vous vous y reconnaissez et désirez appuyer ce parti, joignez-vous à nous, à 13h30 devant le Bar F. Vous pouvez aussi consulter notre événement Facebook.

Soyez du nombre, pour un printemps québécois, pour un avenir qui nous appartient.

Un vendredi soir sans émission


Pour recréer le tout à la maison
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De l'existence des êtres vivants, et de l'humain en particulier, sur la Terre

La Terre

Le concept d'être vivant est contre-intuitif. En effet, pourquoi l'Univers en serait-il venu à créer une entité qui nécessite constamment de l'énergie pour maintenir son équilibre interne par rapport au milieu dans lequel il se trouve?

La deuxième loi de la thermodynamique justifie l'existence des êtres vivants 1. Une des formulations de cette loi stipule que les formes d'énergies disponibles doivent se dégrader vers des formes moins utilisables à d'autres fins. C'est la fameuse augmentation sans fin du désordre, l'entropie, de l'Univers.

Attardons-nous sur les implications de cette loi dans le cadre des corps célestes.

L'énergie du Soleil qui arrive sur la Lune est dans sa très grande partie reflétée par la suite dans l'espace. Elle subit très peu de dégradation. Pour dégrader l'énergie, il faut qu'un corps céleste qui reçoit l'énergie du Soleil, la Terre par exemple, puisse la capter et la dégrader sous d'autres formes moins utilisables par la suite.

La photosynthèse, à cet égard, est une réussite: l'énergie solaire est utilisée afin de créer de la matière organique à partir de l'eau, du CO2 et de minéraux dans le sol. Tous des éléments présents sur la Terre en grande quantité avant l'apparition du vivant. Une partie de l'énergie est conservée sur la Terre elle-même sous forme de matière (la matière organique et surtout le carbone de l'amosphère fixé dans la croûte terrestre) plutôt que retournée dans l'espace.

On peut en déduire que, lorsque le milieu le permet, des êtres vivants apparaîtront pour servir la deuxième loi de la thermodynamique. Cette loi ne spécifie pas quelle forme aura ce vivant, seulement qu'il captera l'énergie pour la dégrader en d'autres formes.

Vu sous cette perspective, l'être humain moderne représente le fin du fin comme servitude de la deuxième loi de la thermodynamique:

  • Le mythe judéo-chrétien veut que la Terre appartienne à l'humain et qu'il doive la dominer. Il lui est ainsi loisible d'exploiter toutes les ressources qui sont à sa disposition sur sa planète.
  • La société de consommation supporte la dépense abusive d'énergie à des fins futiles: déplacer des tonnes d'acier sur des routes de façon quotidienne, l'obsolescence programmée qui mène à remplacer des objets encore fonctionnels, les symboles de réussites qui confondent biens et prospérité.
  • Le système de valeur de reproduction amène à augmenter sans fin le nombre d'humains, augmentant d'autant le nombre d'unités cherchant à s'approprier des biens.

Bref, une fuite exponentielle qui, prise sous cette optique, n'a d'autre finalité que de dégrader l'énergie le plus rapidement possible. Les prochaines décennies détermineront si l'homme n'est qu'un instrument d'une loi thermodynamique.

Dans le cas d'une réponse positive, l'humanité n'aura été qu'un épiphénomène au succès planétaire qui, une fois sa consommation maximale d'énergie atteinte, cèdera plus ou moins rapidement sa place aux organismes exploitant l'énergie disponible à un taux plus soutenable.

Dans le cas d'une réponse négative, nous assisterons à un changement notable dans la façon qu'a l'humanité de concevoir son milieu. Elle réussira à redéfinir son rôle et à respecter les réalités physiques qui l'entourent. Il y a du chemin à faire.

Référence

1. Schneider, E.D, Kay, J.J., 1994, "Life as a Manifestation of the Second Law of Thermodynamics", Mathematical and Computer Modelling, Vol 19, No. 6-8, pp.25-48 © James J. Kay and Eric Schneider, 1992

Bacon, le film en version intégrale

L'ONF nous offre sur son site web l'intégrale du documentaire d'Hugo Latulippe, Bacon, le film.

Mes 2 citations préférées:

* Selon le Barreau du Québec, la loi 23 est une exception importante au régime normal de démocratie (61:44).

* Arretez de croire que l'on vous a élu pour assurer la compétitivité au niveau international […], on vous a élu pour gérer le bonheur des citoyens au maximum possible (79:00).

Pour une mise à jour sur le dossier du porc au Québec, vous pouvez lire l'article Coup de pouce aux producteurs de porcs publié sur Cyberpresse le 17 août 2009.

Comment ne plus jamais recevoir les annuaires des pages jaunes

Logo des Pages Jaunes

Rien qu'à Montréal, nous recevons 3 annuaires de pages jaunes par année.

Personnellement, il y a des années que je n'ai pas ouvert ce type d'annuaire. Je trouve ce que je cherche sur internet. C'est du gaspillage pur et simple que de m'en faire parvenir ne serait-ce qu'un seul, alors imaginez 3!

Il n'existe pas de méthode automatique, telle qu'un formulaire web, pour ne plus recevoir ces annuaires. Une fois n'est pas coutume, les Français semblent être en avance sur nous. Ici, il faut appeler chacun des services pour demander de ne plus recevoir l'annuaire.

Michael Olde­we­ning, directeur du marketing de Can­pages affirmait que:

Les gens qui ne veulent pas recevoir notre annu­aire peuvent nous ap­peler pour que nous les retirions de la liste de distribution pour l’année prochaine, mais nous avons très peu d’appels à cet effet.

Je vous invite à faire «ces appels à cet effet». Il suffit de téléphoner sur les heures de bureau à chaque endroit et de demander, à chaque fois, de ne plus recevoir l'annuaire des pages jaunes.

1. Le Groupe Pages Jaunes

Téléphone: 1-866-526-7215
Page de contact

Mise à jour (2009-12-05): Il existe maintenant une page web pour se retirer de la liste.

Note: La dame m'a indiqué que je ne devais pas prendre d'annuaire lorsqu'ils en laisseraient au bloc d'appartements où j'habite.

2. MediaPages

Téléphone: 514-657-2437
Sans frais: 1 877 373-2240
Page de contact

Note: Pour les édifices à plusieurs appartements, comme le mien, MediaPage ne laisse que le 3/4 du nombre d'annuaires requis. Leurs études montrent que c'est environ le pourcentage des gens qui consultent l'annuaire des pages jaunes. La dame du service à la clientèle était très sympathique.

3. Canpages

Téléphone: 1-800-634-1476 (options: 2-6)
Page de contact

Note: La dame m'a demandé si j'étais bien certain de vouloir me retirer de cette liste. Mes considérations environnementales devraient être respectées, puisque les annuaires étaient faits de papier recyclé et même d'encre recyclée! J'ai argué que rien, c'était mieux que quelque chose, même si cette chose était recyclée. Elle m'a indiqué que c'était ma vision à moi. Tu peux être sûre que c'est ma vision à moi!

Mise à jour (19-02-2009): Vous pouvez envoyer un courriel à l'adresse customercare@canpages.com en spécifiant votre nom et votre adresse dans le corps du texte, avec la belle note anglaise suivante dans le champ du sujet: Please remove this address from the mailing list. Via facebook.

Qu'est-ce que le charbon propre?

Photo d’un train au-dessus de Mr. Net

C'est en lisant un article dans Le Devoir qui traite du discours de Sarah Palin que je suis tombé sur le concept de «charbon propre». Notons que Barack Obama a aussi utilisé cette expression lors de son discours d'inauguration comme candidat démocrate aux élections présidentielles américaines.

Je recopie l'extrait du discours de Sarah Palin:

Dès janvier, avec un gouvernement McCain Palin sous allons contruire de nouvelles pipelines… plus de centrales nucléaires… créer des emplois grâce au charbon propre et nous orienter vers les sources énergie alternatives comme le soleil, le vent et la géothermie.»

et celui de Barack Obama:

As president, I will tap our natural gas reserves, invest in clean coal technology, and find ways to safely harness nuclear power.

Voir un terme, dont j'ignore tout, voisiner avec des concepts comme «centrale nucléaire» et «source d'énergie alternative», m'intrigue. Surtout que charbon propre, ça ressemble sérieusement à un oxymoron.

Je me suis donc attaqué à la question: Qu'est-ce que le «charbon propre»?

Premièrement, une note de traduction. On se doute que Mme Palin n'a pas fait son discours dans la langue de Molière. Le charbon propre est en fait, et on peut le lire dans le discours d'Obama, une traduction de clean coal. Ce terme est même parfois traduit en français par charbon écologique.

Une petite recherche nous mène à la Bibliothèque du Parlement sur un texte intitulé Du charbon propre?, la meilleure référence que j'ai trouvée sur le sujet.

On y apprend que le concept de charbon propre doit être utilisé avec le mot technologie. Il s'agit donc de technologies du charbon propre, qui «désigne de façon générale les technologies qui permettent de réduire l’impact environnemental de l’utilisation du charbon. Il n’existe pas encore de technologies qui permettent d’éliminer les émissions associées à cette utilisation. »

C'est donc une définition assez vague puisqu'à partir du moment où il y a réduction d'impact sur l'environnement, concept flou à souhait, on a affaire à du charbon propre. Les technologies auxquelles font références monsieur Obama et madame Palin sont en fait celles qui n'ont pas encore été inventées. Ils fondent leurs espoirs sur des technologies qui sont à inventer pour assurer, en partie du moins, un apport énergétique écologique.

Le gouvernement du Canada n'est pas en reste. Il finance depuis 2005 les cartes routières technologiques du charbon écologique au Canada, un projet de Ressources naturelles Canada qui a pour mission «de déterminer les voies technologiques qui feront du charbon une ressource énergétique écologique et concurrentielle pour la production d'électricité». Les provinces qui ont le plus à gagner si cette technologie voit le jour sont, à cause des gisements houillers présents sur leurs territoires: l'Alberta et la Saskatchewan.

Le charbon est le combustible fossile le plus abondant sur la planète. C'est le seul dont on ne prévoit pas le tarrissement à moyen terme. Avec notre consommation d'énergie actuelle, il en resterait pour 417 ans alors que pour le pétrole, c'est plutôt 43 ans (source). Soyez certains qu'on en entendra parler abondamment dans les prochaines années.

Mise à jour: à lire sur le blogue du New York Times, The Enduring Allure of ‘Clean Coal’

Villeray: publicité et eau potable

C'est parti et ce n'est pas à la veille de s'arrêter, la crise des matières premières est commencée.

Bien sûr le pétrole et les métaux, mais aussi l'eau potable. Il suffit de sortir de chez soi pour le voir. Une petite marche sur la rue Villeray et, en deux coins de rue on peut voir ces publicités.

Sur les panneaux qui bouchent les fenêtres de l'ancienne crémerie Villeray, au coin des rues Villeray et Lajeunesse Châteaubriand.

Affiches publicitaire sur l’ancienne crémerie Villeray

Une foule de questions qui semblent mener, clairement, à un service qui va nous aider à répondre à toutes ces questions. Au bas de chaque affiche se trouve un URL: pensezpluseau.ca, qui nous mène vers le site d'ESKA qui embouteille notre eau pour nous la revendre en bouteille.

pensezpluseau.ca

Si on continue sa marche vers l'est pour profiter du quartier, on arrive au Parc Villeray, coin Villeray et Christophe-Colomb. Et que voit-on?

Publicité de Nestley, 15% moins de plastique

Prenez un grand verre d'eau de la champlure, ça fait 100% moins de plastique sans compter le pétrole qui n'est pas brûlé pour amener la dite bouteille à votre dépanneur.

Ou buvez de la bière.

Au bout du pétrole de Normand Mousseau

Suite à une entrevue de Normand Mousseau à la radio de Radio-Canada, je me suis procuré le livre de Normand Mousseau qui porte sur le deuxième liquide le plus abondant de la planète: Au bout du pétrole.

Le livre «Au bout du pétrole» sur le pare-choc avant d’une camionnette GMC

Tout d'abord, les défauts du livre:

  • Son prix, 25$ pour 150 pages;
  • Le manque de références (moins de 30 références pour tout l'ouvrage, avec certaines références comme « Voir le Devoir du 23 mai » qui mériteraient d'être plus précises);
  • L'opinion de l'auteur qui transparaît parfois directement dans le texte (parlant du Québec et du Canada, l'auteur écrit qu'« il a de plus le malheur de partager sa frontière avec un pays assoiffé prêt à presque tout pour assouvir ses besoins. », p. 115);
  • Seulement 6 graphiques et 3 tableaux, tous au début du livre;
  • Pas de liste des tableaux, pas de liste des figures;
  • Pas de bibliographie;
  • Pas d'index.

J'ai tendance à blâmer la maison d'édition, les Éditions MultiMondes, pour ces faiblesses. Ayant déjà lu un autre livre de cette maison d'édition, celui de Claude Villeneuve intitulé Vivre les changements climatiques, j'avais déjà éprouvé ce genre de frustration.

Malgré tout, le contenu de ce livre est bien divisé, pertinent et sera d'actualité pendant encore très, très longtemps. On fait un tour d'horizon avec l'auteur, et c'était d'ailleurs son objectif en écrivant ce livre, des différentes caractéristiques des hydrocarbures (origine, abondance, coût d'exploitation, etc.) et des impacts sur l'avenir énergétique de la planète. De plus, point qui me touche particulièrement, ces problématiques sont présentés dans un contexte québécois et canadien. Les politiques énergétiques des gouvernement du Québec et du Canada y sont décortiquées, de même que l'influence que les choix de ces gouvernements ont sur notre avenir.

Je retranscris ici pour vous, bande de chanceux, les extraits qui m'ont le plus surpris lors de la lecture du livre:

Guillement français, ouverture

  • En 1985, il restait 40 années de réserves de pétrole, calculées au niveau de consommation de cette année-là. Aujourd'hui, rien n'a changé: le niveau actuel des réserves de pétrole nous assure 40 ans de combustible, alors qu'on a consommé 66 milliards de tonnes de pétrole depuis presque 25 ans, ce qui représente 60% des réserve officielles de 1985. (p.17)
  • Avec plus d'un milliard d'habitants, environ 35 fois le Canada, l'Inde a consommé à peine 10% plus de pétrole que notre pays, en 2005. Quant à la Chine, qui compte environ 40 fois plus de citoyens que notre pays, elle a consommé à peine trois fois plus que le Canada au total, soit environ 335 millions de tonnes de pétrole contre 110 millions de tonnes pour notre grand pays. (p. 29)
  • Il est certain que toute augmentation significative de la production de pétrole à partir des sables bitumineux risque de créer d'importantes pénuries d'eau douce dans le nord de l'Alberta, mais aussi dans le reste de la province ainsi qu'en Saskatchewan, la province voisine. Pour parvenir à satisfaire leurs besoins, les pétrolières puisent déjà 7% de l'eau disponible dans les puits souterrains et les rivières de l'Alberta, asséchant les sols et vidant une nappe phréatique malmenée depuis longtemps par les fermiers. Aucun plan provincial n'est en place pour contrer cette pénurie. (p.57)
  • L'industrie des sables bitumineux à besoin d'un volume d'eau équivalent à celui de l'ensemble de la ville de Montréal sans disposer d'un fleuve au débit équivalent. (p.62)
  • Le charbon ne peut donc rivaliser avec le gaz naturel ou le pétrole lorsqu'il doit être transporté sur de longues distances. Ironiquement, sa position concurrentielle est appelée à se détériorer, dans un premier temps, à tout le moins, avec la hausse des prix du pétrole. L'encombrement du charbon limite donc son utilisation à des industries locales, ce qui implique que les grands producteurs de charbon sont également les grands consommateurs. C'est ce qu'on constate avec la Chine et les États-Unis, par exemple, laissant relativement peu de charbon pour le commerce international. (p.74)
  • Au rythme actuel, les gisements de gaz naturel d'Amérique du Nord seront épuisés en 2015, dans 8 ans, c'est-à-dire, demain. (p.84)
  • Déjà, les autorités albertaines commencent à chercher des alternatives au gaz naturel pour le traitement des sables bitumineux et on a entendu parler au début 2007, pour la première fois officiellement, de la possibilité de construire des centrales nucléaires afin de soutenir l'industrie de l'huile lourde en Alberta et en Saskatchewan. (p.85)
  • Le gouvernement libéral [de Jean Chrétien], sitôt en place, négocia et signa le traité de libre-échange de l'Amérique du Nord (ALENA), incluant une close de traitement national du pétrole, qui empêche le Canada de limiter les exportations de son pétrole vers les États-Unis à moins de diminuer proportionnellement sa propre consommation. Le Mexique, pourtant dans une position économique beaucoup moins favorable que notre pays, refusa de signer cette clause, préservant ses droits de regard à l'endroit de cette ressource essentielle. (p.117)

Guillement français, fermeture

Je recommande chaudement la lecture de ce livre. Avec la crise pétrolière que nous connaissons à l'échelle planétaire depuis quelques mois, et qui ne risque pas de s'éteindre de sitôt, des connaissances de base des hydrocarbures de la Terre sont essentielles pour comprendre ce défi qui se présente à l'humanité.

Au bout du pétrole / Tout ce que vous devez savoir sur la crise énergétique, Normand Mousseau, Éditions MultiMondes, 2008, 156 pages, reliure souple, ISBN 978-2-89544-125-0, 24,95 $

Je vais vous prendre un Antarctique. Sans glace s'il vous plaît.

Supposons qu'on laisse le char virer trop longtemps dehors et que la glace sur l'Antarctique finit par fondre, au grand complet. À quoi ressemblerait le continent ainsi libéré?

À ca:

L’Antarctique libéré de la glace

Sur l'image, on distingue en bleu pâle les limites actuelles des glaces des l'Antarctique. Cette image ne tient pas compte de la hausse du niveau des océans qui suivrait une telle fonte, ni de l'ajustement isostatique (un autre mot à ploguer demain au bureau) des terres ainsi libérées de toute cette glace.

Ah ben ça alors, l'Antarctique est composée d'îles. J'aurais jamais cru.

Exercice laissé au lecteur: À quoi ressemble un Groenland sans glace?

Extinction volontaire de l'humanité

Il est possible de voir les problèmes qui affligent l'humanité comme étant le résultat de la surpopulation mondiale. Laissez-moi vous présenter les partisans de la solution la plus radicale: ne plus avoir d'enfants.

C'est ce que promouvoit le « Mouvement d'extinction volontaire de l'humanité » (The Voluntary Human Extinction Movement) qui a pour slogan Puissions-nous vivre longtemps et disparaître.

Lettres pour le VHEMT

La motivation de ce refus de procréer est:

L'extinction progressive de l'espèce humaine par l'abandon volontaire de la reproduction permettrait à la Biosphère de recouvrer une bonne santé. Le manque d'espace vital et les pénuries en ressources naturelles trouveraient leur solution si la population humaine était moins nombreuse et moins dense.

Vous pouvez voir un vidéo du porte parole du mouvement à MSNBC.

Si vous désirez avoir une discussion animée avec les matantes et les mononcles lors de votre prochain souper de famille, ou encore vous pogner avec un adéquiste, expliquez-leur qu'il ne faut pas que les Québécois fassent plus d'enfants mais, au contraire, arrêtent d'en faire et hausse l'immigration pour monter le niveau de vie global des habitants de la planète. Plaisir garanti.

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