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Le train en folie

Un court métrage d’animation de l’ONF comme on les aime: avec des animaux et du combustible. Succès assuré!

Petit film avant de se rendre au bureau

Le film le plus vu sur ONF.ca

Il s’agit de Un dimanche à 105 ans, un court métrage de 13 minutes sur une mémé Acadienne tout ce qu’il y a de plus attachant.

Plus de 100 000 personnes l’ont visualisé jusqu’à maintenant!

Vous pouvez aussi écouter un reportage sur le film sur le site de Radio-Canada.

Un jeu si simple

Logo du Canadien de Montréal

Le Canadien de Montréal est une institution, ne serait-ce que par l’importance qu’il a dans le coeur des Québécois. Cette organisation a aussi une histoire extraordinaire, qui remonte cette année à plus de 100 ans.

Le film Un jeu si simple de Gilles Groulx, fait vivre un retour historique d’une trentaine de minutes, afin d’y rencontrer le Canadien des années 1950-1960. À l’époque où on pouvait fumer un cigare dans le premier rang au Forum, où le filet du gardien était lousse, où le demi-cercle du gardien était un carré et où l’on parlait non pas de «jeu de puissance» mais bien de «jeu de punition».

Bacon, le film en version intégrale

L’ONF nous offre sur son site web l’intégrale du documentaire d’Hugo Latulippe, Bacon, le film.

Mes 2 citations préférées:

* Selon le Barreau du Québec, la loi 23 est une exception importante au régime normal de démocratie (61:44).

* Arretez de croire que l’on vous a élu pour assurer la compétitivité au niveau international […], on vous a élu pour gérer le bonheur des citoyens au maximum possible (79:00).

Pour une mise à jour sur le dossier du porc au Québec, vous pouvez lire l’article Coup de pouce aux producteurs de porcs publié sur Cyberpresse le 17 août 2009.

L’ incroyable histoire des machines à pluie

La première fois que j’ai entendu parlé de pluie provoquée par l’homme, c’est par collègue de travail qui m’a raconté qu’il y avait eu de l’ensemencement de nuages au Saguenay dans les années ‘60. Il y aurait même eu, selon ses dires, des manifestations de la population au Saguenay Lac-Saint-Jean pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il fasse cesser les machines à pluie.

C’était toute une surprise pour moi. De un, j’ignorais à ce moment qu’il existait pareille chose qu’une machine pour provoquer la pluie, de deux je n’avais jamais entendu parler de cette histoire dans ma région natale, encore moins de manifestations!

L’ONF vient de mettre en ligne un documentaire sur ces machines à pluie qui auraient créé des étés pluvieux au Saguenay Lac-Saint-Jean dans les années ‘60 et ‘70. Rien de tel que d’écouter un vieux Saguenéen nous raconter une histoire de son jeune temps!

Ces machines ont refait surface dans l’actualité récemment, la Chine aurait utilisé ces machines pour éviter la pluie lors des Jeux de Pékin. Et il y a quelques semaines, la ville de Mumbai a envisagé d’utiliser cette technique pour regarnir ses réserves d’eau potable qui sont à sec.

ONF: Une utilisation de la technologie digne de mention

Logo de l’ONF

Ce n’est pas tout de se plaindre des errements technologiques d’une société d’État, encore faut-il souligner les réussites lorsqu’il y en a. Et de ces réussites, à ma connaissance, la plus flamboyante est celle de l’Office national du film du Canada (ONF).

Dépositaire sans égal d’un pan de notre culture, québécoise et canadienne, l’ONF a réussi à rendre accessible grâce à internet une quantité phénoménale de ses archives.

L’ONF a mis sur son site web plusieurs films qu’il est possible d’écouter en ligne. Avec une interface simple et dépouillée, des centaines (des milliers?) d’heures d’écoute sont possibles et ceci, fait essentiel, sans que l’auditeur n’ait à se soucier du choix technologique qu’il a fait pour exploiter les ressources de son ordinateur (fonctionnalité aussi connue sous le nom de système d’exploitation). Chaque page de film comporte une série de liens vers d’autres films ayant des artisans ou des thématiques communs.

Saisie d’écran de la page d’accueil de l’ONF
Page d’accueil de l’ONF (20 juin 2009)

Même les URL des pages sont bien écrites. L’URL pour La bête lumineuse de Pierre Perrault: http://www.onf.ca/film/bete_lumineuse/. Celle pour la liste des films de Claude Jutra: http://www.onf.ca/explorez-par/realisateur/Claude-Jutra/.

Non seulement l’apparence et l’usabilité sont agréables, mais on peut aussi voir que le travail est bien fait lorsque l’on regarde sous le capot. En effet, selon la page À propos de l’ONF, on apprend que les films sont encodés dans le format au nom peu évocateur de H.264. Ce format est ouvert (au sens le plus restrictif du terme) puisqu’il est possible de savoir exactement comment est effectué la compression. Ce format n’enchaînera donc pas l’institution à un logiciel ou à un vendeur particulier (il pourrait y avoir des nuances). L’ONF demeurera ainsi libre de faire ce qu’il veut de sa propriété, sans être contraint par des intérêts extérieurs ayant un mandat différent du sien. De plus, l’architecture sur laquelle roule le site web est libre. Les fondations du site sont construites avec Linux Ubuntu et Apache, la charpente et la finition ont été construites quant à elles avec une pléthore de logiciels libres (MySQL, Python, Twisted, etc.).

La conjugaison de l’excellence déployée par l’ONF et l’utilisation de logiciels libres et d’un format ouvert n’est pas une coïncidence. La philosophie qui sous-tend le développement et le déploiement de ces technologies en est une qui est axée, justement, sur l’accessibilité et la pérennité.

Il en est ainsi des artisans qui ont de la passion et du savoir-faire, même les détails sont bien pensés. Dans le cas de l’ONF, l’exemple suprême est son modèle de courriel utilisé pour sa liste de diffusion. La plupart des internautes l’ignorent, mais il existe 2 manières de visualiser les courriels. La plus répandue est la visualition en format HTML (Thunderbird, interface web comme Gmail) et la moins commune est la visualisation en format texte (Alpine, Mutt). Si un courriel est agréable à lire en format HTML, il ne l’est pas nécessairement en format texte. Et bien l’ONF nous fournit ses courriels envoyés via sa liste de diffusion dans les 2 formats, le format texte étant un de ceux ayant la plus belle mise en page qu’il m’ait été donné de voir.

Même courriel, mais en format texte:

OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA
Pour consulter cette page en ligne, allez à: http://www3.onf.ca/newsletters/20090603
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Édition du 17 juin 2009
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### À SURVEILLER SUR ONF.CA ###
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Au chic Resto Pop (1990)
Des assistés sociaux décident de se prendre en main. Ils vous disent la vérité toute crue dans un très beau documentaire. Écoutez-les
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http://www.onf.ca/film/Au_chic_Resto_Pop/?ec=fr20090617
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Mais la plus grande réalisation de l’ONF avec ce projet n’est pas, selon moi, d’avoir réussi à utiliser avec succès la technologie disponible, mais bien d’avoir réussi à régler les problèmes des droits d’auteurs pour en arriver à diffuser tous ces films sur le web. Là, vraiment, j’ignore comment ils ont fait, mais cela a dû nécessiter des ressources énormes et un temps fou. Chapeau!

Finalement, il est à noter que lorsque le travail bien fait est au rendez-vous, il l’est dans tous ses aspects. Il s’agit donc, pour la suite des choses, d’avoir quelques modèles de réussites comme celui de l’ONF, afin de nous servir de guides pour nous inspirer dans la création et la diffusion numériques.

Il est important de savoir quoi ne pas faire, mais il est encore plus important de savoir quoi faire.

Comme récompense pour avoir lu ce billet jusqu’au bout, je vous offre un film d‘un ti-gars qui fait un tour dans le Montréal des années ‘50.

Dehors avril

Juste pour vous.

Perraultiser internet

Image du film « Pour la suite du monde »

Pierre Perrault est un documentariste québécois (1927, 1999) qui a donné naissance au cinéma-direct, plus tard rebaptisé cinéma-vérité en France. Le premier film de ce mouvement a été réalisé en 1963, il s’agit du premier film de la trilogie de l’Île-aux-Coudres: Pour la suite du monde.

Pierre Perrault, voulant donner un accès direct à ce qu’étaient vraiment les gens de l’Île-aux-Coudres, mit à profit une récente innovation technique: la synchronisation d’un magnétophone et d’une caméra. Aujourd’hui, cela peut sembler une évidence mais, avant cette époque, l’appareillage pour enregistrer le son était trop encombrant et la synchronisation avec l’image peu fiable. La bande sonore des documentaires était donc créée en parallèle et apposée aux images lors du montage. Tous les films qui n’ont pas été enregistrées en studio, avant 1963, ont une bande sonore artificielle.

Plutôt que d’utiliser une voix radio-canadienne hors champ, qui ne ressemble en rien au langage des canadien-français, Pierre Perrault laisse la parole aux habitants de l’Île-aux-Coudres afin qu’ils se racontent eux-mêmes. Ils s’expriment avec leur joual et leur tournure poétique des mots d’usage courant, mots qui composent leur quotidien. C’est la toute première fois qu’un documentaire présente des hommes tels qu’ils sont dans leur milieu, sans mise en scène ni artifice.

Ce n’est pas en Europe ni aux États-Unis que ceci s’est produit, mais bien chez nous au beau milieu du fleuve St-Laurent, sur une île dont les habitants étaient décrits jusqu’alors comme étant sans histoire parce que trop occupé à survivre.

D’une part, ce nouveau cinéma de Pierre Perrault a vu le jour grâce à la technologie de ce moment mais, d’autre part, Perrault a utilisé cette technologie non pour faire des films à succès, mais pour explorer les racines de son propre peuple, alors confronté au choc de la modernité au début de la Révolution tranquille. À l’inverse d’un cinéma d’isolement, c’est plutôt un cinéma universel qu’il a ainsi créé.

Aujourd’hui, une autre révolution technologique est survenue: internet. Le premier réflexe est d’utiliser cette technologie pour tenter de comprendre le monde dans sa globalité, dans son ensemble. Mais ce n’est probablement pas en visant des marchés internationaux à l’aide de produit culturel de masse, et certainement pas en faisant un culte au mégapixel ou à l’outil suprême de consommation numérique, que nous atteindrons la part de l’universel de l’homme.

C’est plutôt en racontant le particulier et ce que l’on connaît le mieux, nous, que nous parviendrons à toucher l’universel, et peut-être à percevoir des nouveaux aspects de l’homme. Dans cette optique, la technologie sert les mêmes fins que l’art.

Et tout comme Pierre Perrault créa le cinéma-direct à quelques kilomètres au sud de Charlevoix, sur une île isolée, de même nous pouvons nous-mêmes explorer les moyens technologiques, ou que nous soyons. C’est dans l’oeil de l’observateur que se trouve la beauté et cet oeil est superposé d’un cerveau qui se doit de travailler à communiquer ce qu’il voit, peu importe où il se trouve. La technologie doit être utilisée dans ce sens.


L’ONF, qui produisait les films de Pierre Perrault, a mis en ligne sur son fantastique site web les 3 films de la trilogie de l’Île-aux-Coudres en version intégrale:
1. Pour la suite du monde
2. Le règne du jour
3. Les voitures d’eau

Pour ceux qui préfèrent les voir sur leur télévision, vous pouvez aussi commander la trilogie en format DVD. Le coffret contient un livret dont la lecture mérite amplement sont achat. Et la publication d’un billet sur son blogue.

Junior, version intégrale

L’ONF nous fait cadeau sur son site web de la version intégrale de Junior, un « Long métrage documentaire explorant le monde du hockey junior et son implacable compétitivité. Portrait plus vrai que nature d’un parcours exigeant, où des jeunes d’à peine 16 ans jouent déjà leur avenir. »

C’est incroyable ce qu’ils font vivre aux ti-culs de 16 ans.

T’as un choix à faire man, t’as un choix à faire.

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