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Le PQ numérique | Digital PQ

Les données sont l'hémoglobine de la science. Pour faire avancer la connaissance, les données doivent pouvoir circuler entre différents organes de la société: gouvernements, population, institutions et entreprises.

Dans ce contexte, l'État a un rôle essentiel à jouer. Il est le dépositaire de données uniques, payées et appartenant à la population dans son ensemble. Ces données, pour des questions d'équité, de transparence et d'efficacité, doivent être pleinement sous le contrôle de ses propriétaires, c'est-à-dire la population.

Afin d'intégrer ces valeurs dans des politiques, l'État québécois doit amorcer un changement dans ses appels d'offres. Ce changement sera de l'ordre de celui effectué dans les années '60 qui imposait l'usage de la langue française dans tous les appels d'offres du gouvernement du Québec. Comme alors, le combat se situe au niveau de la communication et de l'appropriation des ressources du Québec par sa population, à la différence que cette fois-ci, le front est numérique.

Étant militant au Parti Québécois et ayant l'opportunité de participer au cycle d'amendements qui mènera à l'adoption du programme du parti en avril 2011, j'ai intégré une initiative nommée PQ numérique. Ce projet a pour but de jeter les bases d'une véritable gouvernance numérique au Québec.

Je présente ici, dans un film de 4 minutes, les motivations derrières ce mouvement.

De plus, puisque de nombreux Québécois sont anglophones et afin de pouvoir rayonner à l'extérieur du Québec, notamment au Canada anglais, le site web est aussi disponible en langue anglaise: Digital PQ.

Conférence de Lise Bissonnette

Le 6 avril 2010, Lise Bissonnette livra un discours à la bibliothèque de l'Assemblée nationale lors de la Journée du livre politique. Ce discours a fait couler beaucoup d'encre parce qu'elle ose s'attaquer à ce qu'elle nomme «la communauté de placoteux », en référence aux commentateurs des blogues et articles de journaux.

L'Assemblée nationale a publié la vidéo de son discours sur son site web. Malheureusement, le parlement québécois utilise la technologie propriétaire SilverLight ainsi que le format propriétaire Windows Media Video comme moyens de diffusion.

Afin de permettre à tous les internautes de pouvoir écouter dans son intégralité ce discours, quelque soit la plateforme ou l'appareil numérique, et en accord avec les conditions d'utilisation de l'Assemblée nationale, j'en ai extrait la bande sonore et la remet à la disposition des internautes à des fins de téléchargement.

Vous pouvez télécharger la trame sonore en format Ogg Vorbis, speex ou MP3.

Vous pouvez aussi l'écouter en ligne à partir de ce lecteur:

Ça y est, c'est réparé

Dans l'esprit du blogue There, I Fixed It, mon père a réglé l'épineuse question des chaises pliantes à peu de frais.

2 chaises pliantes sur un quai

Il a ramassé 2 carcasses de chaise pliante en fer bonnes pour le dépotoir, a fixé du beau contreplaqué peint d'une brillante couleur solidago (goldenrod) et les a déposé sur son quai.

Détail de la chaise pliante où on voit le losange type d’une feuille de contreplaquée

Pour le prix de 2 feuilles de contreplaqués, il a maintenant 2 chaises robustes, pliantes et flottantes. Certes, il faut y déposer une serviette pour y être à l'aise, mais c'est un attribut que l'on avec soi lorsque l'on va se baigner.

Mise à jour: Père me reprend, cela n'a pris qu'une seule feuille pour faire les 2 chaises.

Signature canadienne s'il en est une, il a utilisé des vis à tête carrée pour fixer les planches sur l'armature.

Des vis à tête carrée fixe la feuille sur l’armature

WeLoveWords

WeLoveWords, c'est le nom d'une plateforme communautaire destinée aux auteurs. Et cette plateforme se destine aux auteurs… francophones.

Ça ne s'invente pas, ces choses-là. Un site web sur les écrits français qui a un nom anglais. Sans espace. Avec des lettres majuscules au début de chaque mot.

Curieusement, le vocabulaire dans le Trailer long de welovewords est dans un français impeccable:

Dans la description de la page de la vidéo, on peut lire que:

Auriez vous pensé que la francophonie comptait plus de 50.000 slameurs, 200.000 paroliers, 30.000 scénaristes, 50.000 poètes, 15.000 humoristes?

50.000, pour moi, c'est 50 avec 3 chiffres significatifs après la virgule. Pas 50 000. C'est une utilisation du point qui n'existe pas en français.

Si on continue la description, on peut lire une autre utilisation de la sorte:

Mais nous leur offrons également un service de dépôt légal de leurs textes en ligne avec notre solution innovante: WORDSPROTECT

Comprenez-moi, je ne suis pas de ceux qui déchirent leur chemise pour une question d'accent sur une poignée de mots de la langue française, ou qui s'indignent lorsqu'ils entendent week-end. Cependant, je grince des dents chaque fois que je visite un site web chez nos cousins français. La « Boîte à news » sur le site de L'Express culture par exemple. Ou encore le Figaro qui annonce qu'« Environ 10.000 soldats britanniques sont déployés en Afghanistan. » Non, ce n'est pas 10 soldats avec 3 chiffres de précision qui ont été déployés. Ça ne ferait pas une grande troupe…

C'est que, voyez-vous, cette utilisation frauduleuse de la langue se transmet par la suite des médias de masse français à la langue écrite des auteurs, blogueurs, édimestres et rédacteurs de courriels.

Arrive par la suite un schisme entre la langue française utilisée par les Québécois, notamment à l'écrit, et celle des Français qui intègre sans gêne les termes anglophones reliés aux technologies, tels des cailloux dans un pouding.

Et la preuve la plus éloquente de cette voie rocailleuse suivie par les cousins, c'est le nom d'un site destiné aux auteurs de langue française.

Journée-rencontre WebÉducation

Suite à l'invitation de Sylvain Carle, je participerai à la Journée-rencontre WebÉducation du ministère des Services gouvernementaux du Québec.

Ça se passe dans la ville de Québec, où je suis décidément appelé à me rendre de plus en plus souvent, jeudi prochain le 18 mars entre 9h30 et 16h30. Ma performance aura lieu de 10h à 10h45.

Ma présentation a pour titre Les standards ouverts comme politique du gouvernement du Québec. Je raconterai des histoires, heureuses et moins heureuses, qui ont trait aux standards ouverts, ferai un survol de ce qui se fait ailleurs dans le monde et expliquerai en quoi les bénéfices pour le Québec de l'adoption d'une telle loi.

Amis de Québec, c'est un rendez-vous jeudi prochain à l'Auditorium Daniel-Johnson, édifice Marie-Guyart au 1035, de la Chevrotière à Québec.

Mise à jour: On visualiser la présentation ici:
http://j.mp/collpubqc-vid2

Ça commence à 0:40:00 (il faut appuyer sur «play» en haut et amener la barre au temps
requis).

Tim Berners-Lee à propos du prochain web

Tim Berners-Lee, c'est le physicien qui a inventé le World Wide Web il y a 20 ans déjà.

Il a fait une présentation TED en février 2009 sur le prochain web.

Je vous invite à découvrir ce qu'il va se passer de fantastique sur le web dans les prochaines années. Ça vaut amplement son 16 minutes.

Clé 56

Clé 56

Clé 56, c'est un projet de l'hôpital Louis-H. Lafontaine qui a pour but de « Démystifier l’hôpital psychiatrique et la santé mentale ».

La direction de l'hôpital a eu l'idée, et le courage, de confier cette tâche à un jeune cinéaste, qui pendant huit semaines a filmé le quotidien de notre l'établissement (écouter l'entrevue du réalisateur et du chef de service à l'hôpital à Christiane Charette) Le résultat est une série de 6 courts-métrages de 5 à 6 minutes portant sur différents aspects de la vie en centre psychiatrique. À la fin de chaque capsule, le cinéaste décrit son expérience ou encore ce qu'il a tenté d'illustrer par ce film.

Voici le premier film (les autres sont disponibles sur le site Clé 56):

Selon moi, ce projet est une magnifique utilisation du web. Des gestionnaires se sont assis autour d'une table, ont cogité et sont parvenus à la conclusion qu'une façon de détruire les mythes entourant leur institution était de faire une série de capsules vidéo diffusées sur le web. Ils n'ont même pas donné de ligne directrice au cinéaste: il a eu carte blanche!

Le web, internet, ça sert à ça aussi. Surtout. À faire connaître notre quotidien, qui que nous soyons, et à le faire partager à tout ceux qui veulent bien se donner la peine d'en apprendre plus sur la question. N'est-ce pas une merveilleuse façon de tirer le maximum de cette technologie?

Billet manitobain: être partout chez soi

Tommy la tortue de BoissevainTommy, la tortue géante de Boissevain

Je suis loin de Villeray depuis maintenant 20 jours. Pourtant, je ne me sens pas dépaysé. Certes, être au Canada joue pour beaucoup, si j'étais au Botswana par exemple, le dépaysement serait certainement plus grand. Cependant, je crois que si je ne me sens pas trop loin de chez moi, c'est en bonne partie parce que mes activités informatiques ne se sont jamais interrompues.

Mes données essentielles sont hébergées à 3 endroits: sur l'ordinateur chez moi, sur mon serveur personnel quelque part en Allemagne, et sur ptaff.ca. Les mêmes logiciels et configurations se retrouvent aussi sur ces 3 serveurs (merci GNU/Linux).

Grâce à la magie d'internet, ces serveurs sont accessibles en tout temps et de partout (quoique l'ordinateur chez moi demeure vulnérable aux pannes de courant). Essayez de visiter ptaff.ca lors de votre prochain séjour au Botswana et vous verrez, ça marche!

Tant que j'ai accès à un ordinateur quelconque et à internet, je peux continuer les activités entreprises chez moi.

Bien sûr, tous n'ont pas les connaissances nécessaires pour faire fonctionner cette mécanique. C'est pourquoi ce sera sous une autre forme mais, à long terme, cette façon de faire deviendra la norme. Les avantages en sont trop grands. On ne dépend plus d'un ordinateur unique, celui qui est à la maison pour la plupart d'entre nous, pour avoir accès à notre extension informatique. Nos logiciels et données sont toujours disponibles quelque part en ligne. Tout ce dont on a besoin, c'est d'un ordinateur lambda et d'une connexion internet. Notre créativité peut alors s'exprimer à partir de n'importe où.

D'ailleurs ce soir, je rédige ce billet au chic Canadian Wilderness Inn de Boissevain, et informatiquement parlant, je suis chez moi.

Billet sylvestre

On a tous dans notre imaginaire une image du bucheron qui fend son bois à la hache pour l'hiver qui s'en vient.

Mais qu'en est-il de nos jours? Une machine a-t-elle remplacé la hache? Eh bien oui!

La fendeuse a aujourd'hui remplacé la hache.

Digital, c'est pour les doigts

Un doigt posé sur la touche “n” sur un clavier

Le mot digital est un mot d'exception dans les conversations en langue française. Il est plus souvent utilisé à tort plutôt que pour sa véritable signification.

Digital, c'est un adjectif qui qualifie ce qui appartient aux doigts. Cependant, il est plus souvent utilisé dans son sens anglophone, en lieu et place du mot numérique. L'erreur la plus fréquente étant « caméra digitale ». Détestable.

Il n'y a aucune raison de ne pas utiliser le mot numérique à sa place. C'est un mot qui existait auparavant, ce n'est pas une invention pour traduire une expression anglophone omniprésente sans équivalent français, qui qualifie parfaitement une idée. Sa définition selon le grand dictionnaire terminologique est:

Se dit, par opposition à « analogique », de la représentation discrète de données ou de grandeurs physiques au moyen de caractères (des chiffres généralement) ; se dit aussi des systèmes, dispositifs ou procédés employant ce mode de représentation.

Qui plus est, numérique est un mot plus doux à l'oreille que digital. On utilisera donc plutôt « caméra numérique ».

Pour ne pas se tromper, il suffit de proscrire le mot digital lorsque l'on parle, et lorsque l'on écrit, en français. Le seul contexte dans lequel il est utilisé, c'est dans l'expression « empreintes digitales », expression que nous n'utilisons, somme toute, que très rarement.

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