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Commission d’enquête publique sur la construction au Québec à l’automne 2011

Jean Charest mandatera une commission d’enquête publique sur le milieu de la construction au Québec à l’automne 2011. Voici pourquoi.

1- Il y a un fort consensus au Québec pour qu’une telle commission soit instaurée, et il ne diminuera pas.

Autant la population, les policiers et les intervenants du milieu souhaitent la création de cette commission d’enquête. Au Québec, il n’y a guère que Jean Charest et Richard Goyette, le directeur général de la FTQ-Construction, qui doutent publiquement de la pertinence d’une enquête publique sur le milieu de la construction. C’est le genre de compagnie que Jean Charest et les membres du PLQ n’aiment probablement pas.

Si aucune commission d’enquête n’était créée, le PLQ devrait justifier son inaction lors de la prochaine campagne électorale qui devrait avoir lieu en 2012. Une position inconfortable puisqu’à ce moment on pourra parler de grogne durable de la part de la population sur ce sujet. Pour éviter cela, Jean Charest sait qu’il devra instituer une commission d’enquête publique avant les prochaines élections. Il n’a d’ailleurs jamais catégoriquement refusé la création d’une telle commission.

2- Les résultats de la commission d’enquête ne doivent pas survenir en fin de mandat.

Aucun gouvernement, tant sur la scène fédérale que provinciale, ayant lancé une commission d’enquête publique n’en est sorti gagnant. La commission Gomery a sonné le glas de la carrière politique de Paul Martin. La commission d’enquête sur le crime organisé (CECO) lancé par Robert Bourassa en 1972 avait éclaboussé feu Pierre Laporte et une parti du gouvernement libéral de l’époque. On sait ce qui arriva aux élections suivantes de 1976. Robert Bourrassa n’a jamais plus lancé de commission d’enquête publique du reste de sa carrière politique.

Bref, Jean Charest sait qu’il ne sort jamais rien de bon politiquement pour un parti qui lance une commission d’enquête. S’il le fait 1 an avant les prochaines élections générales, ce qui nous mène quelque part en 2011, il aura beau jeu d’expliquer qu’il n’a pas fait la sourde oreille à la population. De plus, en 1 an la commission aura trop peu de temps pour émettre des conclusions. Si le PLQ gagnait les élections de 2012, les conclusions et recommandations seraient publiées en début de mandat, ce qui laisserait assez de temps et de marge de manœuvre au PLQ pour avoir une chance de s’en tirer aux élections suivantes. À l’opposé, si le PQ prenait le pouvoir en 2012, c’est ce parti politique, et non le PLQ, qui aura à gérer, sinon l’opprobre de la commission, du moins les moyens à mettre en place pour combattre la corruption. Ce sera alors un cadeau empoisonné du PLQ au PQ.

3- Le PLQ devra prendre en main l’agenda médiatique à la fin 2011.

Le congrès du Parti Québécois pour créer le nouveau programme du parti aura lieu au printemps 2011. Il y a fort à parier que les initiatives du PQ, pour peu qu’elles soient novatrices, défraieront les manchettes des médias à ce moment. Pendant l’été, vacances obligent, les milieux médiatique et politique tourneront au ralenti.

À la rentrée parlementaire de l’automne 2011, le PLQ devra montrer qu’il peut lui aussi occuper la scène publique et être au diapason de la population. Si la colère gronde toujours à ce moment dans le milieu de la construction, et le problème semble assez profond pour douter qu’il puisse se résorber de lui-même, l’établissement d’une commission d’enquête publique sur la construction remettrait le PLQ à la une des journaux, et pour une raison positive.

Bref, il semble qu’une commission d’enquête publique sur la construction soit inévitable, reste à savoir à quel moment elle sera le moins dommageable, voir avantageuse, pour le PLQ. L’automne 2011 semble être ce moment.

Tim Berners-Lee à propos du prochain web

Tim Berners-Lee, c’est le physicien qui a inventé le World Wide Web il y a 20 ans déjà.

Il a fait une présentation TED en février 2009 sur le prochain web.

Je vous invite à découvrir ce qu’il va se passer de fantastique sur le web dans les prochaines années. Ça vaut amplement son 16 minutes.

L’hypothèse Gaïa

La Terre

Un tremblement de terre a eu lieu aujourd’hui en Turquie:
http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/8554857.stm

Avec un troisième tremblement de terre qui fait des dégâts assez sérieux (Haïti, Chili et Turquie) l’hypothèse Gaïa, qui prétend que la Terre est tel un organisme vivant qui se défend contre les agressions et évolue selon les contraintes du milieu, devrait apparaître dans les médias de masse près de chez vous.

On va prétendre que c’est la Terre qui se défend contre l’agression faite par l’homme à l’environnement. Pourquoi cette année? À cause de l’échec de Copenhague. La coïncidence est trop forte pour ne pas être exploitée par certains illuminés et ça va bien passer dans les journaux.

C’est pseudoscientifique, assez moderne (postulé en 1970), controversé et juste assez nouvel-âgeux pour que ça ait une résonnance immédiate.

À suivre.

L’individualisme engendré par la société de consommation

Un des nombreux problèmes engendrés par la société de consommation, c’est l’individualisme qu’il entraîne.

En effet, le temps des individus de cette société est essentiellement consacré à 3 choses:
1- Accumuler le plus de revenus possibles, pour la plupart des gens par le moyen du travail rémunéré.
2- Dépenser ce revenu pour acheter, consommer. Ceci inclut le magasinage, c’est-à-dire l’accumulation de connaissances pour savoir quoi consommer.
3- Profiter des biens ainsi acquis.

Dans ces 3 champs de dépenses temporelles, on remarquera qu’il n’y a aucune notion de communauté. Bien sûr, les activités ayant une dimension communautaire sont bien vues dans cette société, mais elles sont en extra, elles ne sont pas essentielles. Toute personne ne s’investissant dans aucun type d’activité communautaire ne sera pas blâmée, elle sera simplement considérée dans les normes.

Les individus de cette société se voient donc dépourvus de sentiment d’appartenance, ce qui leur permet de se consacrer, dans un premier temps, à leurs propres besoins. À terme, cet individualisme pose un problème dans l’administration des affaires communes, aussi appelée politique, car seules les mesures ayant trait à la consommation, au pouvoir d’achat autrement dit, sont considérées comme importantes. Les autres aspects du bien commun qui doivent être gérés sont relégués au second plan, générant seulement de l’intérêt chez les personnes directement concernées.

Les politiciens devant gérer cette société de consommation, tout parti politique confondu, doivent solliciter un point commun à tous ces individus afin d’être élus. Exercice très difficile car les composante de cette société n’ont, en général, pas ou peu de liens entre eux autres qu’économiques. Les partis politiques en sont ainsi réduits à utiliser les sondages pour explorer les idées déjà présentes chez les individus, pour les défendre et ainsi gagner leurs votes. Les idées qui se dégagent de ce processus sont nécessairement tarées puisque l’on essaie de trouver des points communs existant déjà, rien de nouveau n’est proposé et expliqué. C’est une spirale descendante vers le plus petit dénominateur commun.

S’ensuit alors une rétroaction, les individus ne se voyant proposés aucun plan commun par les partis politiques se réfugient dans leurs activités personnelles, essentiellement les 3 champs décrits plus haut.

Comment cela peut-il changer? Grâce à un trauma infligé à la société de consommation. Un trauma qui touchera tous les individus de cette société, pas seulement une strate de celle-ci. Le réflexe naïf est de penser à un événement violent comme les attentats du 11 septembre 2001 ou encore le tsunami du 26 décembre 2004, mais ces événements ne perdurent pas dans le temps ou n’ont pas des effets directs sur toute la population.

Non, un événement beaucoup moins violent, tout simple et inévitable, causera le traumatisme qui permettra aux individus de prendre conscience de l’interrelation qu’ils ont avec leurs semblables. Il touchera directement le point de focus de ces individus: le pouvoir d’achat. Cette chose toute simple, c’est l’explosion du prix du pétrole. Cela aura un impact sur beaucoup d’aspects de leur vie commune qu’il faudra alors réorganiser: transport, alimentation, choix des biens de consommation.

Alors, les individus redeviendront population et se tourneront vers les politiciens pour obtenir des solutions. Au Québec, une nouvelle génération de politiciens pourra ainsi voir le jour, avec un discours permettant pour la première fois depuis les années ‘70 de rêver à une société ayant un but commun.

Billet manitobain: être partout chez soi

Tommy la tortue de BoissevainTommy, la tortue géante de Boissevain

Je suis loin de Villeray depuis maintenant 20 jours. Pourtant, je ne me sens pas dépaysé. Certes, être au Canada joue pour beaucoup, si j’étais au Botswana par exemple, le dépaysement serait certainement plus grand. Cependant, je crois que si je ne me sens pas trop loin de chez moi, c’est en bonne partie parce que mes activités informatiques ne se sont jamais interrompues.

Mes données essentielles sont hébergées à 3 endroits: sur l’ordinateur chez moi, sur mon serveur personnel quelque part en Allemagne, et sur ptaff.ca. Les mêmes logiciels et configurations se retrouvent aussi sur ces 3 serveurs (merci GNU/Linux).

Grâce à la magie d’internet, ces serveurs sont accessibles en tout temps et de partout (quoique l’ordinateur chez moi demeure vulnérable aux pannes de courant). Essayez de visiter ptaff.ca lors de votre prochain séjour au Botswana et vous verrez, ça marche!

Tant que j’ai accès à un ordinateur quelconque et à internet, je peux continuer les activités entreprises chez moi.

Bien sûr, tous n’ont pas les connaissances nécessaires pour faire fonctionner cette mécanique. C’est pourquoi ce sera sous une autre forme mais, à long terme, cette façon de faire deviendra la norme. Les avantages en sont trop grands. On ne dépend plus d’un ordinateur unique, celui qui est à la maison pour la plupart d’entre nous, pour avoir accès à notre extension informatique. Nos logiciels et données sont toujours disponibles quelque part en ligne. Tout ce dont on a besoin, c’est d’un ordinateur lambda et d’une connexion internet. Notre créativité peut alors s’exprimer à partir de n’importe où.

D’ailleurs ce soir, je rédige ce billet au chic Canadian Wilderness Inn de Boissevain, et informatiquement parlant, je suis chez moi.

Comment devenir riche grâce à la grippe H1N1


Un billet publié sur P45
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The Pirate Bay, une base de données immortelle

Logo de The Pirate Bay à l’intérieur d’un phénix

The Pirate Bay est un site suédois permettant l’échange de fichier de type torrent, fichier permettant d’utiliser le protocole de transfert poste-à-poste BitTorrent. BitTorrent est essentiellement utilisé pour l’échange de fichiers de grande taille: films, musique et logiciels.

Les administrateurs du site The Pirate Bay sont actuellement devant les tribunaux de Suède. Ils sont accusés d’avoir fait la promotion de l’infraction aux lois sur le droit d’auteur (promoting other people’s infringements of copyright laws). Les audiences se sont terminées le 3 mars et le verdict sera rendu le 17 avril de cette année.

The Pirate Bay est le site le plus connu pour trouver des fichiers torrent. Cette poursuite est, de ce fait, une bataille capitale pour les ayants droit, notamment pour Hollywood.

Or, même si le juge comdamne les administrateurs de The Pirate Bay et ordonne de débrancher les serveurs, le service offert par The Pirate Bay reviendra en ligne. Avec les mêmes données. Voici pourquoi.

En mai 2006, la police suédoise a fait un raid sur les serveurs de The Pirate Bay. 3 jours plus tard, The Pirate Bay renaissait de ses cendres grâce à des copies de sauvegarde sur un serveur en Hollande (voir le film Steal this movie pour toute l’histoire).

Trois ans plus tard, les administrateurs de The Pirate Bay doivent sûrement être prêts. Et ils ne sont pas seuls. Une foule de gens les appuie, dont plusieurs ont de grandes habiletés avec la chose informatique. Si 3 personnes peuvent administrer un site comme The Pirate Bay, imaginez combien il y a de groupes un peu partout à travers le monde, prêts à prendre la relève. Tout ce qu’il faut, c’est une copie des données et de la configuration des serveurs, beaucoup de bande passante, un accès à des serveurs dans un pays où la législation sur les droits d’auteur est moins restrictive (la Slovaquie ou la Malaisie par exemple) et du financement.

Si j’étais à la place des administrateurs de The Pirate Bay, j’aurais préparé 2 ou 3 emplacements dans le monde, juste pour être sûr qu’il y en a au moins un qui fonctionne le jour où ce sera nécessaire. Il faut mettre le système de copies en place avant le jugement de la cour suédoise, ce qui me fait penser que c’est probablement déjà fait au moment de la publication de ce billet, puisque le jugement interdira probablement aux administrateurs de recommencer ailleurs. Sinon, à quoi bon? Si les mesures ont été mises en place avant le jugement, ils ne peuvent être accusés de façon rétroactive. À partir de là, ce seront d’autres gens qui s’occuperont des nouveaux serveurs et des frais qui y sont associés.

Il y a déjà eu un précédent de ce type, ici même au Québec. En juillet 2008, QuebecTorrrent avait été reconnu coupable et avait dû fermer ses portes. 6 jours plus tard, un clone de l’engin était en ligne: Torrent411. Sauf que cette fois-ci, le serveur était en Malaisie et non pas à St-Jérôme.

Plus la rapidité de la mise en service du serveur remplaçant The Pirate Bay sera grande, plus l’effet sur l’imaginaire sera important. Je prédis un clone de The Pirate Bay, avec un nouveau nom, en moins de 24 heures si jamais il devait fermer ses portes. Et à plus d’un endroit, s’ils veulent vraiment faire comprendre à quel point cette lutte juridique est futile.

Cette utilisation de la technologie est trop puissante et trop simple pour être contrainte de la sorte par la juridiction. La question n’est pas de savoir qui va gagner la bataille, il n’y a aucun doute, mais de savoir combien de temps elle durera.

La modélisation de la géo-ingénierie

La géo-ingénierie, c’est l’ensemble des solutions fofolles proposées pour refroidir la planète, étant donné qu’elle se réchauffe. Quelques exemples: ensemencer l’océan avec du sulfate de fer pour développer le plancton, mettre des miroirs dans l’espace ou encore de la poussière en haute atmosphère.

J’ai assisté à une présentation du conférencier itinérant 2009 de la SCMO: Kenneth Denman. Sa présentation avait pour titre Le changement climatique : un choc d’idées scientifiques, politiques, économiques et éthiques .

Kenneth Denman y aborde le thème de la géo-ingénierie. Il ne l’a pas fait pour expliquer comment la technologie pourra nous sauver. Non, il s’est plutôt appuyé sur la façon dont les changements climatiques sont traités par les politiciens. Suite à un tel examen, il a prédit que d’ici 30 ou 40 ans, paniqués, ces derniers se tourneront vers la géo-ingénierie pour éviter que la situation ne se détériore encore plus.

Selon lui, pour pallier ces agissements et prévenir les éclaboussures, les scientifiques devraient modéliser dès maintenant les différentes solutions de géo-ingénierie possibles.

En résumé, ce qu’il propose est de transformer le scientifique en modélisateur de comportement de politiciens. Dans cette perspective, la responsabilité du scientifique repose dans la capacité de prévoir leurs agissements futurs et de se préparer pour avoir des réponses.

Je trouve ça d’une ironie infinie. Pourquoi les scientifiques ne seraient-ils pas en mesure d’influencer les politiciens pour prévenir le pire dont il est question? Maintenant.

Qu’est-ce que le charbon propre?

Photo d’un train au-dessus de Mr. Net

C’est en lisant un article dans Le Devoir qui traite du discours de Sarah Palin que je suis tombé sur le concept de «charbon propre». Notons que Barack Obama a aussi utilisé cette expression lors de son discours d’inauguration comme candidat démocrate aux élections présidentielles américaines.

Je recopie l’extrait du discours de Sarah Palin:

Dès janvier, avec un gouvernement McCain Palin sous allons contruire de nouvelles pipelines… plus de centrales nucléaires… créer des emplois grâce au charbon propre et nous orienter vers les sources énergie alternatives comme le soleil, le vent et la géothermie.»

et celui de Barack Obama:

As president, I will tap our natural gas reserves, invest in clean coal technology, and find ways to safely harness nuclear power.

Voir un terme, dont j’ignore tout, voisiner avec des concepts comme «centrale nucléaire» et «source d’énergie alternative», m’intrigue. Surtout que charbon propre, ça ressemble sérieusement à un oxymoron.

Je me suis donc attaqué à la question: Qu’est-ce que le «charbon propre»?

Premièrement, une note de traduction. On se doute que Mme Palin n’a pas fait son discours dans la langue de Molière. Le charbon propre est en fait, et on peut le lire dans le discours d’Obama, une traduction de clean coal. Ce terme est même parfois traduit en français par charbon écologique.

Une petite recherche nous mène à la Bibliothèque du Parlement sur un texte intitulé Du charbon propre?, la meilleure référence que j’ai trouvée sur le sujet.

On y apprend que le concept de charbon propre doit être utilisé avec le mot technologie. Il s’agit donc de technologies du charbon propre, qui «désigne de façon générale les technologies qui permettent de réduire l’impact environnemental de l’utilisation du charbon. Il n’existe pas encore de technologies qui permettent d’éliminer les émissions associées à cette utilisation. »

C’est donc une définition assez vague puisqu’à partir du moment où il y a réduction d’impact sur l’environnement, concept flou à souhait, on a affaire à du de charbon propre. Les technologies auxquelles font références monsieur Obama et madame Palin sont en fait celles qui n’ont pas encore été inventées. Ils fondent leurs espoirs sur des technologies qui sont à inventer pour assurer, en partie du moins, un apport énergétique écologique.

Le gouvernement du Canada n’est pas en reste. Il finance depuis 2005 les cartes routières technologiques du charbon écologique au Canada, un projet de Ressources naturelles Canada qui a pour mission «de déterminer les voies technologiques qui feront du charbon une ressource énergétique écologique et concurrentielle pour la production d’électricité». Les provinces qui ont le plus à gagner si cette technologie voit le jour sont, à cause des gisements houillers présents sur leur terrirtoire, l’Alberta et la Saskatchewan.

Le charbon est le combustible fossile le plus abondant sur la planète. C’est le seul dont on ne prévoit pas le tarrissement à moyen terme. Avec notre consommation d’énergie actuelle, il en resterait pour 417 ans alors que pour le pétrole, c’est plutôt 43 ans (source). Soyez certains qu’on en entendra parler abondamment dans les prochaines années.

Mise à jour: à lire sur le blogue du New York Times, The Enduring Allure of ‘Clean Coal’

La disparation de la banquise de l’océan arctique

Débâcle dans l’Arctique

Une banquise, c’est une couche de glace formée par la congélation de l’eau de la mer. Or, la banquise qui est présente en continue dans l’océan arctique depuis 14 millions d’années disparaîtra totalement vers 2012-2015. C’est de 30 à 40 ans plus tôt que ce que les pires scénarios du réchauffement climatique avaient prédit.

Ça va faire beaucoup de bruit lorsque la disparation de la banquise sera complète, croyez-moi. Ça va se passer un bon mois de septembre, le moment où la couverture de glace dans l’océan arctique est à son minimum.

Question de ne pas se faire prendre au dépourvu lorsque cette fonte totale surviendra, je vous propose d’écouter l’entrevue de Luc Desjardins du Service canadien des glaces et de Louis Fortier directeur scientifique du réseau Arcticnet à l’émission Les Années lumières du dimanche 3 août 2008. Vous pouvez télécharger la baladodiffusion de cette émission, l’entrevue est au début de l’émission (entre 2:40 et 13:00 dans le fichier audio). Vous serez ainsi paré pour comprendre ce qui arrivera à ce moment.

Informations complémentaires:
* Site web dédié à la couverture de glace aux pôles: The Cryosphere Today;
* Cryosphère: Portions de la surface de la Terre où l’eau est présente à l’état solide;
* Un film qui illustre la fuite de la glace arctique.

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