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Les nouvelles icônes des prévisions météorologiques (bis)

Cinq ans après la dernière mise à jour, Environnement Canada renouvelle sa page de prévision météorologique et par le fait même, nous offre de nouvelles icônes. Dans la continuité de ce j'avais publié à l'époque (2006, 2008), voici les gif animés des nouveaux icônes.

2013
icones_prevision_environnement_canada_2013_nestor.gif

2008:
Gif animé présentant les 45 icônes de prévision d’Environnement Canada en 2006

2006:
Gif animé présentant les 45 anciennes icônes de prévision d'Environnement Canada en 2008

Ma préférence va aux icônes de 2008.

L' incroyable histoire des machines à pluie

La première fois que j'ai entendu parlé de pluie provoquée par l'homme, c'est par collègue de travail qui m'a raconté qu'il y avait eu de l'ensemencement de nuages au Saguenay dans les années 60. Il y aurait même eu, selon ses dires, des manifestations de la population au Saguenay Lac-Saint-Jean pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il fasse cesser les machines à pluie.

C'était toute une surprise pour moi. De un, j'ignorais à ce moment qu'il existait pareille chose qu'une machine pour provoquer la pluie, de deux je n'avais jamais entendu parler de cette histoire dans ma région natale, encore moins de manifestations!

L'ONF vient de mettre en ligne un documentaire sur ces machines à pluie qui auraient créé des étés pluvieux au Saguenay Lac-Saint-Jean dans les années 60 et 70. Rien de tel que d'écouter un vieux Saguenéen nous raconter une histoire de son jeune temps!

Ces machines ont refait surface dans l'actualité récemment, la Chine aurait utilisé ces machines pour éviter la pluie lors des Jeux de Pékin. Et il y a quelques semaines, la ville de Mumbai a envisagé d'utiliser cette technique pour regarnir ses réserves d'eau potable qui sont à sec.

Télécharger les données de l'almanach d'Environnement Canada

Ce billet explique la marche à suivre pour télécharger toutes les observations climatiques pour une station à partir du site web d'Environnement Canada.

Mise à jour (2014-04-16): Les URL et les informations ont été mises à jour pour refléter les changements du site web d'Environnement Canada.

Sur le site web d'Environnement Canada, se trouve une page qui se nomme Archives nationales d'information et de données climatologiques. Pour y arriver, il suffit de cliquer sur le mot Statistiques dans la colonne de gauche sur la page web des prévisions météorologiques d'Environnement Canada.

Saisie d’écran de la page d’Environnement Canada avec une flèche rouge qui pointe vers le mot “Statistiques” dans la colonne de gauche

Cette section donne un accès direct aux archives des observations des stations météorologique d'Environnement Canada. Les saisies de données d'une station météorologique sont habituellement horaire, c'est-à-dire à toutes les heures. Il y a 635 stations météorologiques qui sont accessibles dans cette base de données.

Certes, il est possible d'aller visualiser directement sur le site web les données pour une station. Par exemple, les observations de la station Yellowknife pour la journée du 21 octobre 2008.

Il est même possible de visualiser un graphique, en cliquant sur l'icône au haut de la colonne, pour son élément du temps préféré. La température en degré Celsius pour la station de Yellowknife pour le 21 octobre 2008 par exemple:

On remarquera que les accents sont mals rendus dans le nom de l'axe vertical ainsi que dans le titre du graphique, mais on ne saurait leur en tenir rigueur, l'effort est déjà fort louable et les anglais n'y voient que du feu. Que celui qui n'a jamais eu des problèmes de conversion avec les accents lance la première pierre.

Il est bien sûr possible de prendre ces données et d'en faire un petit graphique maison, bien libellé, qui pourrait nous servir dans une éventuelle publication. C'est ce que j'avais fait, avec l'aide de gnumeric, pour le billet Pourquoi cette passion de la météorologie chez les Québécois?.

Pour un travail assez concis dans le temps et dans l'espace, il est donc aisé et simple de se servir de la page web pour arriver à ses fins.

Par contre, pour obtenir toutes les observations pour une station, le quidam devra cliquer pour chacun des 12 mois de l'année et ce pour chacune des années d'existence de la station. La station de Yellowknife existant depuis 1953, ça donnerait pas moins de 660 clics. C'est long.

Là où ça devient vraiment intéressant c'est que lorsque l'on regarde au bas de la page, on aperçoit qu'il est possible de télécharger les données pour tout le mois d'octobre 2008 dans un seul fichier, que ce soit en format CSV ou XML. Il est même possible, tenez vous bien, de télécharger toutes les données de la station depuis que celle-ci existe!

Ces données peuvent être grandement utiles pour toute personne s'intéressant au climat. Par exemple, pour l'étude sur la fréquence des événements météorologiques précurseurs des nids-de-poule, j'avais utilisé toutes les données d'observation disponibles pour 7 stations météorologiques canadiennes en les téléchargeant sur le web.

Comment faire pour télécharger toutes les données d'une station? Rien de plus simple. Dans ce combat, comme dans beaucoup d'autres, l'utilitaire wget est votre ami. La ligne de commande suivante s'applique sur les systèmes d'exploitation GNU/Linux, les amis sous Windows pourront passer par Cygwin pour effectuer le même travail avec cette ligne de commande.

Voici la ligne de commande qui vous permettra de télécharger toutes les observations horaires pour la station de Yellowknife, de 1953 à aujourd'hui:

for annee in `seq 1953 2008`;do for mois in `seq 1 12`;do wget --content-disposition "http://climat.meteo.gc.ca/climateData/bulkdata_f.html?format=csv&stationID=1706&Year=${annee}&Month=${mois}&Day=14&timeframe=1&submit=++T%C3%A9l%C3%A9charger+%0D%0Ades+donn%C3%A9es" ;done;done


* format= [csv|xml]: pour le format de sortie
* timeframe=1 : pour les données horaires
* timeframe=2 : pour les données quotidiennes
* timeframe=3 : pour les données mensuelles
* day=*: la valeur de la variable "day" n'est pas utilisée et peut-être une valeur arbitraire

Cette commande ira chercher pour vous toutes les données d'observations horaire en format CSV pour la station de Yellowknife. Pour une autre station, il suffit de changer la valeur de la variable StationID. Pour avoir les données en format XML, il suffit de changer la valeur de csv par xml dans l'URL. Pour les données en anglais, changer ++T%C3%A9l%C3%A9charger+%0D%0Ades+donn%C3%A9es pour Download+Data, de même que _f par _e dans l'hyperlien.

Bon téléchargement!

Pourquoi cette passion de la météorologie chez les Québécois?

Lorsque le touriste ou l'immigrant arrive au Québec, une des choses qui le surprend, c'est la relation passionnée que le Québécois entretient avec la météorologie.

Force nous est de constater que c'est un trait culturel bien de chez nous. Et ce n'est pas un hasard. Peu d'endroits à travers le monde connaissent une si grande variabilité de la température, que ce soit sur une base annuelle, hebdomadaire ou quotidienne.

Un exemple concret: la température pour Montréal pendant la semaine du 13 au 19 septembre 2008 (source: Environnement Canada):


Température en degrés Celsius pour la station météo CYUL pour la semaine du 13 au 19 septembre 2008

Température en degrés Celsius pour la station météo CYUL pour la semaine du 13 au 19 septembre 2008

On peut voir que,le dimanche 14 septembre, la température est pratiquement montée jusqu'à 27°C. Le lendemain, le 15 septembre, le mercure est en chute libre, passant de 25°C à 7°C en 24 heures!

Alors, au touriste de passage qui s'étonnera que le Québécois n'en a que pour la météo, vous lui demanderez où est-ce qu'il était, la dernière fois qu'il a subit une baisse de température de 18°C en une journée. Et dites-lui que, chez nous, c'est chose courante.

Prévision de la fausse-teigne des crucifères

La fausse-teigne des crucifères est un insecte qui vit dans un climat qui ne connaît pas l'hiver, peut vivre jusqu'à 14 jours et est connu pour migrer sur de longues distances. Il est originaire de la région méditerranéenne et on le retrouve aujourd'hui partout dans le monde.

Fausses-teignes des crucifères
Fausses-teignes des crucifères

Comme son nom l'indique, cet insecte s'attaque aux crucifères. « Qu'est-ce donc qu'un crucifère? », me demandera le lecteur avide de connaissance qui a l'habitude de voir un hyperlien sur ce genre de mot sur ce blogue. Eh bien un crucifère, c'est une famille de plantes dont fait parti, entre autres, le colza, aussi appelé canola au Canada.

Fleur de colza
Fleur de colza

Or, le Canada est le deuxième producteur mondial de colza derrière la Chine. C'est une culture importante pour ce pays. On protège les cultures de ces insectes en utilisant, bien sûr, des pesticides. S'il était possible de prévoir à quel moment les fausses-teignes des crucifères arrivent sur les cultures de colza, il serait possible de pulvériser des pesticides uniquement à ce moment. On réduirait ainsi l'usage de pesticide, donc des coûts, et de plus c'est gentil pour l'environnement.

Environnement Canada s'est attaqué au problème.

Les fausses-teignes des crucifères que l'on retrouve au Canada nous proviennent du sud des États-Unis et du Mexique (là où il n'y a pas d'hiver). S'il était possible de savoir où vont les courants de l'atmosphère une fois qu'ils sont passés au-dessus de ces régions, il serait aussi possible de savoir où peuvent aller ces insectes. Il s'agit d'une prévision de trajectoire des fausses-teignes des crucifères.

Voici un exemple de prévision pour Puebla, Mexique (cliquez sur le graphique pour l'avoir en pleine résolution):

Prévision de trajectoire de la fausse-teigne des crucifères pour Puebla, Mexique
Prévision de trajectoire de la fausse-teigne des crucifères pour Puebla, Mexique

On distingue sur la carte 3 lignes de différentes couleurs. Il s'agit de trajectoires pour des particules ayant débuté à différents niveaux dans l'atmosphère. Dans le cas de la prévision de la fausse-teigne des crucifères, les niveaux ont été choisis assez bas, à des niveaux où il est possible de retrouver ces insectes. Il s'agit des hauteurs de 500 mètres (vert), 1500 mètres (bleu) et 2500 mètres (rouge). Ces lignes sont plus faciles à distinguer sur les trajectoires débutant plus au nord.

D'autre part, s'il était possible de savoir d'où proviennent les courants d'air qui survolent la région où l'on cultive du colza, les cultivateurs seraient en mesure de savoir s'ils doivent s'inquiéter. Lorsque l'on recule dans le temps pour savoir d'où est venu quelque chose, on appelle cela une rétro-trajectoire.

Voici un exemple de rétro-trajectoire pour une ville qui me tient particulièrement à coeur, Victo:

Rétro-trajectoire pour Victoriaville
Rétro-trajectoire pour Victoriaville, PQ

Environnement Canada met à la disposition du public, gratuitement, ses cartes de prévisions de trajectoire et de rétro-trajectoire pour la fausse-teigne des crucifères à cette adresse:
http://dd.weatheroffice.ec.gc.ca/trajectoires/diamondback_moth/png/

Note: Ce billet est distribué sous licence Creative Commons BY-SA.

Division de la météorologie de Kisangani

Un collaborateur nous a envoyé une photo du bureau de météorologie de Kisangani (cliquez dessus pour la voir en grand format):

Division de la météorologie de Kisangani

À comparer avec ce que nous avons à Montréal:

Centre météorologique canadien

Montréal en fête

Villeray, 9 mars 2008

Montréal est en liesse. La foule est sortie dehors, partout, dans toutes les rues, sur tous les paliers. Les gens ne se sont pas massés dans une foule compacte, mais se sont uniformément dispersés dans toute la ville.

Peu importe où on porte le regard, on voit des tuques surgir au-dessus des dunes blanches. Joyeux et bons enfants, ils brandissent haut leurs pelles pour creuser une tranchée pour la voiture ou pour accéder à l'escalier. Les piétons ressemblent à des funambules, marchant sur une mince piste tappée sur le trottoir non déblayé.

Piste sur un troittoir enneigé

Dans un abribus, une vieille raconte à sa fille, les yeux portés au loin: « Quand j'étais jeune, tous les hivers étaient comme ça… ».

La couverture de glace du golfe du St-Laurent

Je vous invite à découvrir la danse hivernale des glaces sur le golfe du St-Laurent. L'échelle des couleurs est en bas à droite de l'écran. Plus la couleur est chaude, plus la couverture de glace est importante. Le noir représente l'eau libre et le rouge une couverture de glace complète. Il s'agit d'un hiver relativement normal.

Ce film est une simulation effectuée dans le cadre d'une publication dans le Journal of Geographical Research, de la couverture quotidienne de glace sur le golfe du St-Laurent pendant l'hiver 96-97.

Pour le créer, l'IML a utilisé les données observées en novembre 2006 pour initialiser 2 champs du golfe du St-Laurent: la température et la salinité de l'eau. Par la suite, l'interaction entre l'atmosphère et les eaux du golfe ont été modélisées pour simuler la création et le mouvement de la glace. Ce sont les couleurs que l'on voit à la surface de l'eau.

Quelques faits saillants de cette animation. Premièrement, il n'y a pas vraiment de glace avant le mois de janvier. C'est que, pour faire geler l'eau, il faut retirer la chaleur dans toute la colonne d'eau (de la surface jusqu'au fond), ce qui fait que même s'il fait en bas de 0° Celsius, l'eau ne gèle pas. Le temps que l'air retire toute cette chaleur à l'eau, on est rendu au mois de janvier. De plus, la couverture de glace n'est jamais complète avant la mi-février ni après la mi-mars. Finalement, la glace disparaît du golfe du St-Laurent à la fin avril.

Cliquez sur les images pour les visualiser à plus haute définition.

Décembre 1996

Couverture de glace du golfe St-Laurent pour le mois de décembre 1996
Janvier 1997

Couverture de glace du golfe St-Laurent pour le mois de janvier 1997
Février 1997

Couverture de glace du golfe St-Laurent pour le mois de février 1997
Mars 1997

Couverture de glace du golfe St-Laurent pour le mois de mars 1997
Avril 1997

Couverture de glace du golfe St-Laurent pour le mois d’avril 1997

Deuxième remarque, qui découle de la première, la glace commence à se former là où l'eau est le moins profond dans le golfe, c'est-à-dire en aval et en amont du Saguenay et sur les côtes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de la Côte-Nord. Regardez l'image du mois de janvier ci-haut. Vous pouvez consulter la carte bathymétrique du golfe du St-Laurent pour vous en convaincre.

Troisième remarque, le fleuve St-Laurent gèle en amont et en aval du Saguenay, mais jamais à l'embouchure de celui-ci, peu importe le moment de l'année. Sur les images, le petit bout de ligne blanche qui est sur la gauche du fleuve représente le Saguenay. J'ai ajouté une grosse flèche rouge qui indique où est l'endroit qui ne gèle pas.

Cliquez sur les images pour les visualiser à plus haute définition.

4 janvier 1997
Flèche rouge indiquant qu’il n’y a pas de glace là où se jette le Saguenay dans le St-Laurent en date du 4 janvier 1997
31 janvier 1997
Flèche rouge indiquant qu’il n’y a pas de glace là où se jette le Saguenay dans le St-Laurent en date du 31 janvier 1997
26 février 1997
Flèche rouge indiquant qu’il n’y a pas de glace là où se jette le Saguenay dans le St-Laurent en date du 26 février 1997
14 mars 1997
Flèche rouge indiquant qu’il n’y a pas de glace là où se jette le Saguenay dans le St-Laurent en date du 14 mars 1997

Non, ce n'est pas que les eaux du Saguenay sont réchauffées par le bouillant caractère de ses riverains, mais bien à cause des eaux de l'océan Atlantique. Celles-ci, à environ 5° Celsius, empruntent le canal Laurentien (profondeur: 300-500 mètres, c'est le «corridor» qui est visible dans le fond du golfe) dans les eaux profondes du golfe, remontent celui-ci jusque dans le fleuve St-Laurent, suit la topographie du fleuve et, rendue à la hauteur du Saguenay, n'a d'autre choix que de remonter vers la surface. Ces eaux étant « chaudes », elles empêchent la glace de se former à cet endroit. C'est d'ailleurs ce même phénomène qui fait converger les touristes Français à Tadoussac chaque année, les nutriments dont se délectent les baleines étant ramenés à la surface à l'instar de la chaleur.

Voici la carte de la bathymétrie à l'embouchure du Saguenay:

Quatrième remarque, les glaces fuient par le détroit de Cabot.

Cinquième remarque, le vent a beaucoup d'effet sur le mouvement des glaces, le courant de surface ne varie pas à ce point. J'ai refait le film avec une plus haute vitesse de déroulement pour bien visualiser ce phénomène.

Références:
* Institut Maurice-Lamontagne;
* Observatoire du St-Laurent;
* Saucier, F. J., F. Roy, D. Gilbert, P. Pellerin, and H. Ritchie (2003), Modeling the formation and circulation processes of water masses and sea ice in the Gulf of St. Lawrence, Canada, J. Geophys. Res., 108(C8), 3269, doi:10.1029/2000JC000686.

Les nombres

J'étais dans l'autobus, en pleine introspection. Je me demandais qu'est-ce qui, à la base, me choquait le plus dans l'utilisation du refroidissement éolien. Je lève les yeux et, je vois la réponse m'apparaître sur la première page du 24 heures:

Première page du 24 heures, édition du jeudi 7 février 2008. On y voit une photo avec le titre «52 morts».

Étonnement. Le gros titre n'indique que le nombre de morts: 52. On ne sait pas de quoi il s'agit. Ce qui compte, c'est le nombre de morts.

C'est à ce moment que j'ai réalisé. C'est l'utilisation des nombres. C'est la réduction de situations complexes à des nombres. De préférence un seul.

Le meilleur exemple qui me vient en tête est celui de la présence canadienne en Afghanistan. Combien de fois le nombre de soldats canadiens morts en Afghanistan est-il évoqué? Vous voulez voir le ridicule de la chose? Le 22 août 1914, durant la Première Guerre mondiale, 27 000 soldats français furent tués. 27 000 morts une journée! Fait que si on résume la présence canadienne en Afghanistan à 73 soldats et 1 diplomate tués, on ferait mieux de ne pas en parler. À quelque part, ça doit vouloir dire que les enjeux doivent être d'une autre nature.

L'utilisation qui est faite des sondages est un autre bon exemple. Qu'est-ce qu'un sondage sinon une avalanche de nombres qui tente de décrire une situation? Il arrive souvent que l'on fasse un sondage sur ce que pense la population d'un enjeux, sans débat ni diffusion d'information, et que l'on se tourne vers les politiciens avec ces résultats en main. Un exemple concret: 40 % des Québécois pour l'abolition des commissions scolaires.

C'est aussi ça, le refroidissement éolien et le facteur humidex, une réduction de la réalite à un nombre.

Les mathématiques, auxquelles j'associe les nombres, ont été inventés pour aider à comprendre la réalité. Pas pour réduire la réalité aux mathématiques.

Les nouvelles icônes des prévisions météorologiques

Vous aurez remarqué, sagaces comme vous l'êtes, que la page des prévisions météorologiques d'Environnement Canada a été revampée. Plus aérée, plus conviviale.

Mais! Que vois-je? Les icônes représentant le temps ont changé! Vite, rendons-nous sur le billet où on trouvait le gif animé des anciennes icônes, faisons du copier-coller de la ligne de commande (dans ces moments-là je m'apprécie particulièrement), et recréons un gif animé avec les nouvelles icônes.

Anciennes icônes:

Gif animé présentant les 45 anciennes icônes de prévision d'Environnement Canada

Nouvelles icônes:

Gif animé présentant les 45 nouvelles icônes de prévision d’Environnement Canada

J'ai un faible pour ceux de la nouvelle version. Je trouve un petit côté onirique au petit rond bleu foncé utilisé comme fond pour la nuit.

Note: Lorsqu'il représente un petit dessin, le mot icône est féminin.

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