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Souffleuse, Stades olympiques et tempête de neige

Le 27 décembre 2012, il est tombé 45 cm de neige sur l'île de Montréal. En poids, ça fait 24 millions de tonnes. Si toute cette neige était enlevée par une seule souffleuse (C-2032D, 10 000 tonnes/heure), cela prendrait 100 jours et lui faudrait parcourir une distance de 31 000 km, soit le 3/4 de la circonférence de la terre.

SOUFFLEUSE À NEIGE AMOVIBLE C-2032D

Le 27 décembre 2012, il est tombé 45 cm de neige sur l'île de Montréal. En volume, ça fait 217 millions m³. Si toute cette neige était placée dans des Stades olympiques, il en faudrait 117 pour la contenir.

Mosaïque de 117 Stades olympiques

Références

  • Chute de neige 27 décembre 2012 à Montréal: 45 cm
  • Superficie île de Montréal: 482,8 km²
  • Volume total de neige Montréal: 217260000 m³ (217 millions m³)
  • Volume Stade olympique:1 869 158 m³
  • Nombre de Stades olympiques pour le même volume de neige: 116,23
  • Densité moyenne neige fraîchement tombée: 110 kg par mètre cube
  • Masse totale de neige tombée à Montréal le 27 décembre 2012: 23898,6 millions kg (23,8986 millions tonnes)
  • Souffleuse à neige amovible C-2032D, jusqu’à 10 000 tonnes/heure (10 000 000 kg/heure)
  • Largeur de la bouche de la souffleuse: 3,073 m
  • Hauteur de la bouche de la souffleuse: 2,254 m
  • Distance requise pour faire un volume de 217 millions m³ avec l'ouverture de cette bouche: 31366300,81 mètres (31366,3 km)
  • Circonférence de la Terre: 40 075 km

La Grande-Bretagne sous la neige

Vous en avez peut-être entendu parler, mais il a neigé comme jamais sur la Grande-Bretagne en janvier 2010. Les Anglais ont même rasé de manquer de sel pour les routes.

La Grande-Bretagne sous la neige

Depuis le début de l'ère des satellites, c'est la première fois que la Grande-Bretagne est sous la neige au complet. Une image unique à conserver dans vos archives.

Montréal, tempête du 21 décembre 2008

Réchauffement climatique: les effets au Canada

Couverture du rapport Vivre avec les changements climatiques au Canada : édition 2007

Ce billet est le cinquième d'une série portant sur le rapport Vivre avec les changements climatiques au Canada : édition 2007. Le lecteur pourra retrouver l'ensemble de cette série en consultant les billets portant l'étiquette Vivre avec les changements climatiques au Canada.

Les conséquences du réchauffement climatique sont très nombreuses et souvent complexes. J'expose ici 8 conséquences prévues du réchauffement climatique au Canada: 4 pour la température de l'air et 4 pour les précipitations. Elles sont très simples à retenir, et constituent une base de compréhension et de discussion sur les réchauffements climatiques et sur leurs conséquences.

Température de l'air

1- Le réchauffement sera plus important dans le nord du Canada, dans la région Arctique;
2- Le centre du Canada, les prairies, connaîtront un réchauffement plus important que les régions est et ouest du Canada, qui seront tempérées par les océans;
3- Le réchauffement sera plus marqué l'hiver que l'été;
4- Le réchauffement sera plus marqué la nuit que le jour (la température minimale atteinte sur un période de 24h sera plus élevée);

Précipitations

1- Il y aura une augmentation des précipitations, mais une diminution des précipitations sous forme de neige;
2- Il y aura une augmentation des épisodes de précipitations quotidiennes extrêmes;
3- L'augmentation des précipitations sera plus marquée au nord du Canada qu'au sud (0 à 10% pour l'extrême sud, 50% dans l'Extrême-Arctique).
4- Les périodes de chaleur intense, supérieures à 30°C, pendant l'été devraient être plus fréquentes dans toutes les régions du Canada;

Références

* Ressources naturelles Canada. «Vivre avec les changements climatiques au Canada : édition 2007». Impacts et adaptation liés aux changements climatiques. Site de Ressources naturelles Canada, pp. 42-51 [En ligne]. http://www.adaptation.nrcan.gc.ca/assess/2007/pdf/full-complet_f.pdf (Document consulté le 11 juillet 2008)

Réchauffement climatique: changement dans les précipitations pour la région centrale du Québec

Couverture du rapport Vivre avec les changements climatiques au Canada : édition 2007

Ce billet est le quatrième d'une série portant sur le rapport Vivre avec les changements climatiques au Canada : édition 2007. Le lecteur pourra retrouver l'ensemble de cette série en consultant les billets portant l'étiquette Vivre avec les changements climatiques au Canada.

L'hydroélectricité fournit 96% de l'électricité du Québec et une très grande partie des centrales produisant cette énergie se trouve dans ce qui est défini dans ce rapport par la sous-région centrale. Le patron des précipitations est donc intérêt capital pour la production électrique du Québec.

Présentation des quatre sous-régions du Québec et d’une variété de caractéristiques d’intérêt quant à la sensibilité au changement climatique.
FIGURE 12 : Présentation des quatre sous-régions du Québec et d’une variété de caractéristiques d’intérêt quant à la sensibilité au changement climatique.

Je recopie ici en partie la section 3.2.2 du rapport (pages 188-189) qui traite de la production hydroélectrique dans cette région. Notez, sur la figure 14, la modification de l'insenté des précipitations et leur décalage dans le temps, surtout au printemps.

Pour la partie nord de la sous-région centrale, tous les modèles climatiques présentent des températures plus chaudes et des précipitations plus abondantes. Les considérations suivantes ont été élaborées en relation avec des scénarios climatiques régionaux mais, étant donné le niveau d’incertitude, elles doivent être traitées avec circonspection.

Un régime thermique modifié entraînerait une réduction des précipitations sous forme solide et du couvert de neige. Il causerait aussi une augmentation du taux d’évapotranspiration durant la période d’eau libre, qui serait néanmoins compensée par une hausse importante des précipitations générales, résultant en une hausse du niveau des réservoirs.

L’hydrogramme anticipé (voir la figure 14) a été produit en alimentant un modèle hydrologique à partir de données climatiques constatées altérées en fonction de différences de températures et de précipitations, telles qu’elles sont suggérées par différents scénarios climatiques issus de modèles de circulation générale. On peut déduire, à partir de cette figure, que les apports naturels futurs seraient plus soutenus en hiver (de novembre à avril), que la pointe de la crue printanière serait devancée de deux à trois semaines, que le volume de la crue serait probablement réduit et que les apports estivaux seraient probablement moins considérables en raison d’une augmentation importante de l’évapotranspiration. Il faudrait envisager de réajuster le mode de gestion des réservoirs annuels, puisque ces derniers seraient alimentés plus tard en début d’hiver par davantage de précipitations à l’état liquide, tandis que les crues seraient hâtives et moins importantes. Le nouveau régime climatique aurait un effet régulateur naturel plus grand sur une base annuelle, rejoignant ainsi les conclusions avancées par les travaux de Slivitzky et al. (2004) utilisant les premières versions du MRCC.

Hydrogrammes annuels moyens simulés pour un bassin versant du nord québecois
FIGURE 14 : Hydrogrammes annuels moyens simulés pour un bassin versant du nord québecois, à l’aide d’observations climatiques (trait gras : 1960 à 2002) et de projections climatiques (traits fins : 2041 à 2070) provenant de neuf modèles qui ont recours à plusieurs scénarios différents (Ouranos, 2007).

[…]

Malgré le faible niveau de certitude, une augmentation de la fréquence des événements extrêmes associés au cycle de l’eau est envisagée. Une hausse de la fréquence des orages intenses, qui génèrent beaucoup de précipitations en un court laps de temps, demanderait qu’une attention particulière soit portée aux installations touchées et aux déversements non productibles plus fréquents. Mises à part les conséquences économiques que de telles situations induiraient, du moins la sécurité des ouvrages et des populations ne serait pas menacée. Par contre, dans le sud du Québec où une population dense vit à proximité des berges et des centrales au fil de l’eau, il faudrait montrer plus de vigilance. Il faudrait aussi en savoir davantage sur la fréquence et l’ampleur des événements extrêmes éventuels afin d’orienter les travaux de conception des nouveaux équipements, les équipements actuels ayant été conçus en fonction de critères de sécurité s’appliquant à des événements extrêmes passés.

Références

* Ressources naturelles Canada. «Vivre avec les changements climatiques au Canada : édition 2007». Impacts et adaptation liés aux changements climatiques. Site de Ressources naturelles Canada [En ligne]. http://www.adaptation.nrcan.gc.ca/assess/2007/pdf/full-complet_f.pdf (Document consulté le 11 juillet 2008)
* Slivitzky, M., A. Frigon et D. Caya. Impact du changement climatique sur le régime hydrologique des rivières du nord du Québec et du Labrador, 57e congrès annuel de l’Association canadienne des ressources hydriques tenu du 16 au 18 juin 2004 à Montréal (Québec), 2004.

La neige de ville et la neige des champs

La neige des champs, c'est bien connu, est beaucoup plus blanche que celle de la ville. Nous, citadins, aussitôt que la neige tombe, on se dépêche de la salir. Une photo en bordure de l'autoroute 40 saura nous en convaincre.

Neige après être tombée:

De la neige propre

Neige quelques heures plus tard:

De la neige salle

Albédo: rapport de l'énergie solaire réfléchie par une surface sur l'énergie solaire incidente.

On peut dire que l'albédo de la neige de ville est moins grand que celui de la neige des champs (un albédo de 0 c'est noir, un albédo de 1 c'est comme un miroir). Dites cette phrase-là, en ayant l'air sûr de votre affaire, à votre prochain dîner au bureau. Vous allez avoir du succès.

Qu'est-ce que ça implique dans la vie de tous les jours? À se dire que le printemps va arriver plus tôt en ville qu'à la campagne, la neige fondant plus vite ici parce que l'énergie du soleil est absorbée plus rapidement par un corps sombre (la neige salle) que par un corps blanc (la neige propre).

Or la neige, les eskimos le savent depuis longtemps, c'est un excellent isolant. Elle empêche la belle énergie du soleil de pénétrer dans le sol pour ensuite réchauffer l'air de la couche limite (de la surface jusqu'à 1 km d'altitude, à peu près). Une fois débarrassé de la neige, notre beau sol urbain peut accumuler la chaleur et la diffuser dans l'air pendant l'après-midi.

Une fois qu'il n'y aura plus de neige, ça va être le signal pour les terrasses en après-midi sur St-Denis. Je rêve de cette journée.

Le soleil va gagner

Pour ceux qui se sont promenés sur les trottoirs hier, le 23 mars 2008, on a pu voir que la neige fondait et formait de belles coulisses d'eau qui descendent dans la rue.

Neige qui fond sur le trottoir, rue St-Denis

Or, si on consulte le site web d'Environnement Canada, on voit que la température maximale à Montréal pour cette journée est de -5,3°C.

Conditions actuelles du 24 mars 2008 où on voit les observations de la journée précédentes

Comment se fait-il que la neige fond à -5,3°C ? Vous l'aurez deviné, c'est le soleil du mois de mars. L'énergie s'accumule à la surface (neige et béton dans notre cas) et fait monter la température de celle-ci au-dessus de 0°C, même si l'air qui l'environne est plus froid. Oui, la surface finit par réchauffer l'air. C'est la fabrique des saisons.

Si on regarde l'intensité maximale du soleil de mars par rapport à celui de janvier, on constate que le soleil est presque 2 fois plus fort en mars (intensité maximale de 405 Watt/m² par rapport à 773).

Graphique du flux solaire pour Montréal avec le 14 janvier mis en évidence
Graphique du flux solaire pour Montréal avec le 23 mars mis en évidence

De plus, le soleil est présent pendant 12 heures 20 minutes le 23 mars, par rapport à 9 heures 4 minutes à la mi-janvier.

Si on se projette dans l'avenir, le soleil du solstice d'été nous donnera un maximum de 1013 Watt/m² et sera présent pendant 15 heures 41 minutes.

Ça veut juste dire une chose, le soleil va finir par gagner!

Je suis plus capable de faire des billets sur l'hiver.

Pas de neige sur notre clôture

Chez mes voisins à l'arrière.

Clôture verte avec de la neige empilée dessus

Qu'est-il écrit sur la pancarte?

Affiche où il est écrit « pas de neige sur notre clôture »

Succès mitigé.

Montréal en fête

Villeray, 9 mars 2008

Montréal est en liesse. La foule est sortie dehors, partout, dans toutes les rues, sur tous les paliers. Les gens ne se sont pas massés dans une foule compacte, mais se sont uniformément dispersés dans toute la ville.

Peu importe où on porte le regard, on voit des tuques surgir au-dessus des dunes blanches. Joyeux et bons enfants, ils brandissent haut leurs pelles pour creuser une tranchée pour la voiture ou pour accéder à l'escalier. Les piétons ressemblent à des funambules, marchant sur une mince piste tappée sur le trottoir non déblayé.

Piste sur un troittoir enneigé

Dans un abribus, une vieille raconte à sa fille, les yeux portés au loin: « Quand j'étais jeune, tous les hivers étaient comme ça… ».

Précipitations de neige et Canadien de Montréal: les statistiques

Vous savez, nous, chez ptaff.ca, on sait combiner nos passions. Et c'est pourquoi nous nous sommes attaqués à l'épineux problème de la relation entre les précipitations de neige et les performances du Canadien de Montréal. Non, pour nous rien n'est tabou.

Tout d'abord, les sources de données:
* La neige;
* Les coupes Stanley du Canadiens de Montréal.

On est ainsi paré à notre voyage dans le merveilleux monde de la statistique.

Sachant que la moyenne de précipitation de neige pour la période 1941-2007 est de 225,33 cm, que l'écart-type est de 47,03 cm, nous posons que les années de neige exceptionnelles sont celles où il a neigé plus de 272,36 cm (moyenne + écart-type). Le tableau nous rapporte les cas où la chute a dépassé 272,36 cm (E), dépassé 225,33 cm (M) et celles où les Glorieux sont repartis avec la Coupe Stanley (CS).

Année Precip (mm) E M CS
41-42 251,2 - O -
42-43 313,9 O O -
43-44 205,3 - - O
44-45 243,3 - O -
45-46 209,8 - - O
46-47 353,3 O O -
47-48 182,6 - - -
48-49 197,6 - - -
49-50 280,9 O O -
50-51 218,2 - - -
51-52 299,7 O O -
52-53 153,4 - - O
53-54 296,7 O O -
54-55 309,3 O O -
55-56 220,3 - - O
56-57 155,5 - - O
57-58 302,0 O O O
58-59 272,1 - O O
59-60 316,6 O O O
60-61 201,1 - - -
61-62 280,5 O O -
62-63 317,1 O O -
63-64 143,9 - - -
64-65 177,6 - - O
65-66 257,6 - O O
66-67 187,7 - - -
67-68 133,9 - - O
68-69 230,7 - O O
69-70 196,9 - - -
70-71 382,7 O O O
71-72 262,6 - O -
72-73 258,9 - O O
73-74 205,0 - - -
74-75 206,9 - - -
75-76 317,9 O O O
76-77 199,8 - - O
77-78 225,2 - - O
78-79 234,0 - O O
79-80 092,9 - - -
80-81 140,3 - - -
81-82 216,9 - - -
82-83 120,4 - - -
83-84 238,3 - O -
84-85 236,1 - O -
85-86 203,2 - - O
86-87 201,0 - - -
87-88 166,6 - - -
88-89 205,0 - - -
89-90 198,4 - - -
90-91 197,0 - - -
91-92 206,3 - - -
92-93 242,6 - O O
93-94 281,4 O O -
94-95 186,7 - - -
95-96 213,6 - - -
96-97 305,4 O O -
97-98 246,4 - O -
98-99 161,1 - - -
99-00 223,2 - - -
00-01 281,3 O O -
01-02 173,5 - - -
02-03 183,8 - - -
03-04 151,8 - - -
04-05 157,0 - - -
05-06 173,7 - - -
06-07 214,7 - - -
07-08 >300 O O ?

Analyse des résultats pour E :

Coupe Pas de coupe
> E 4 11
< E 16 35

Analyse des résultats pour M :

Coupe Pas de coupe
> M 10 17
< M 10 29

Sachant que le Canadien a gagné la Coupe 20 fois dans cette période, 66 saisons, il l'a portée à bout de bras à la fin de 30 % des saisons.

Lorsqu'il y a eu une quantité exceptionnelle de neige, le Canadien a gagné la Coupe 26,6 % du temps; les années non-exceptionnelles, 31,4 %.

Lorsqu'il y a eu une quantité plus grande de neige que la moyenne, le Canadien a gagné la coupe 37 % du temps; les années sous la moyenne, 25,6 %.

Un journaliste du Journal de Montréal pourrait donc suggérer qu'une bonne année de neige, mais pas une année record, favorise la parade sur Ste-Catherine.

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