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Le magasin de musique en ligne Bandcamp

Bandcamp, c'est tout ce que je demande d'un magasin de musique en ligne. Dans une interface dépouillée, il possible:

  • d'écouter chacune des pièces musicales, en entier;
  • d'avoir un hyperlien qui mène vers l'album ou la pièce;
  • de télécharger les pièces dans un format de son choix (Ogg Vorbis, FLAC, MP3, AAC, ALAC)
  • il n'y aucune serrure numérique sur les fichiers:
    • on peut les faire jouer sur la plateforme de son choix, avec le logiciel de son choix
    • ils peuvent être copiés d'un système à un autre, sans restriction, un usage nécessaire dans toute politique de sauvegarde

Bref, Bancamp permet d'avoir la même flexibilité que des fichiers extraits d'un disque compact acheté au magasin, mais sans l'objet physique.

Comme ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir un contrat avec une maison de disque, cela donne une vitrine accessible et simple aux artistes indépendants et émergents. L'inscription est gratuite et celui-ci fixe le prix auquel il désire vendre ses pistes et ses albums. Il est même possible de laisser l'acheteur décider du prix. Bandcamp prend 15 % des premiers 5000 $ des ventes et 10 % par la suite. C'est un modèle inverse de l'industrie du disque qui accapare entre 95 % et 80 % des montants récoltés. Tous les albums que j'ai vus sont à un prix moindre que leur version physique, une évidence qui a tardé à se manifester sur les magasins en ligne.

Pour moi Bandamp, c'est même un argument de vente: je sais que ça va être simple et convivial d'acquérir ma musique, qu'aucun agent externe ne m'imposera sa vision de ce qu'il est permis de faire avec les fichiers. J'y ai acheté Jimmy Hunt (ne semble plus disponible), Camaromance et Otarie (tiens, ils ont un nouvel album). Inversement, je n'ai pas acheté l'album d'artistes n'étant disponibles que sur iTunes: Béatrice Martin (disponible sur Bandcamp finalement) et Charles Dubé. Je doute que j'aille au magasin pour acheter les unités physiques de ces albums, je trouve que c'est du gaspillage.

Cela dit, il n'y a rien de nouveau dans la technologie utilisée par Bandcamp. C'est simplement un magasin en ligne qui ajoute des possibilités au format physique au lieu de les diminuer, comme tente de le faire depuis 10 ans l'industrie du disque, usant de toute l'artillerie juridique, politique et technique qu'ils ont pu se payer grâce aux profits faits à l'aide de leur modèle de distribution obsolète.

L'utilisation efficace de la technologie est possible. Bandcamp est un bel exemple.

Du chiac pour la Fête nationale

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Il est paradoxal de fêter le Québec en écoutant du chiac.

Hier soir, 24 juin 2010, le groupe de musique Radio Radio était l'attraction principale pour célébrer la Fête nationale dans Villeray. La rue De Castelnau, où se tenait l'événement, débordait de spectateurs: plus de 10 000 personnes, selon mes sources Facebook. L'ambiance était festive, il y avait des enfants et des poussettes à profusion, une réussite au niveau de la participation et de l'organisation.

Mais, bien que j'aime la musique de Radio Radio, j'ai éprouvé lors de cette soirée une sensation dérangeante. La même que lors de l'ajout de la vidéo Dekshoo sur le billet pour annoncer la Fête nationale dans Villeray. Fêter le Québec en écoutant Radio Radio scander en chiac, je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée. Voici pourquoi.

1- Radio Radio est un groupe du Nouveau-Brunswick

C'est sous le premier gouvernement Levesque, en 1977, que la Saint-Jean-Baptiste est officiellement devenue la Fête nationale du Québec. Aller chercher un groupe d'une autre province pour souligner la fête du Québec c'est, à tout le moins, non conventionnel.

Certes, on peut toujours invoquer que ce sont des Acadiens et qu'ils font partie de la grande famille canadienne-française, ce qu'on célébrait jadis à la Saint-Jean-Baptiste. Sous cette optique, on ne force pas trop la note.

Radio Radio pour la St-Jean-Baptiste, peut-être, pour la Fête nationale du Québec, c'est moins évident.

2- Radio Radio chante en chiac

Le chiac, c'est ce qui est arrive à langue française en absence d'institutions pour la protéger, lorsque le peuple qui la parle est ceinturé par d'autres de langue anglaise: toute addition linguistique se fait avec des mots anglais, la syntaxe elle-même devient teintée de l'autre langue.

Note: Cette interprétation du chiac ne fait pas l'unanimité. Pour plus d'information sur le sujet, voir le documentaire Élogue au chiac par Michel Brault.

L'Office québécois de la langue française a d'ailleurs été créé lors de la Révolution tranquille pour que le français soit non seulement un langage d'usage courant, mais aussi la langue de travail. C'est en partie cette affirmation nationale et culturelle que l'on fête à la St-Jean-Baptise.

À cet égard, des chanteurs ou des groupes de langue anglaise du Québec, comme ceux participant à l'Autre St-Jean, seraient plus légitimes d'être sur scène pour la Fête nationale du Québec que Radio Radio. La langue anglaise est celle d'un peuple historiquement établi au Québec, qui a son histoire, partagée avec celle des francophones, et ses institutions. Ils ont au même titre que les francophones, et quoiqu'en pensent certains nationalistes, le droit de fêter le Québec dans leur langue.

Le chiac, c'est un mélange pauvre des 2 langues principales du Québec: l'anglais et le français. C'est peut-être savoureux à l'oreille, mais il faut réaliser que ce dialecte est, si on n'y prend garde, l'avenir de la langue française au Québec. C'est contre cette acculturation que les francophones doivent lutter. Je doute que célébrer le pays en utilisant le chiac soit une façon porteuse de le faire.

Bref, Radio Radio pour taper du pied, c'est bien, mais pour fêter le Québec, c'est moyen.

Loco Locass - Le Canadien de Montréal

C'est plus qu'un sport, c't'une métaphore de notre sort.

Billet Valentin

Rien de tel qu'une belle chanson d'amour pour la St-Valentin.

Billet winnipégois: musique québécoise disponible au HMV

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Je cherchais un album de Karkwa pour offrir en cadeau à une collègue Winnipégoise. Je me rends au HMV près de mon travail avec l'espoir d'y trouver Le volume du vent. Déception, ils n'ont pas d'album de ce groupe en magasin, le caissier ignorait aussi qui était ce groupe.

Cependant, il m'a désigné une section de musique Québécoise, située dans l'étagère consacrée à la musique du monde.

C'est toujours intéressant de voir comment, ou par quoi, le monde extérieur nous perçoit. Voici donc la liste des CD de musique québécoise tels que sélectionnés par le HMV de Winnipeg:

  • Isabelle Boulay
  • Xavier Caféïne (celui avec le plus d'albums)
  • Coeur de pirate
  • Catherine Major
  • Daniel Lavoie (techniquement, il est Manitobain)
  • Jean Leloup
  • Garou
  • Malajube
  • Les trois accords
  • Roch Voisine (Mise à jour: Roch est né au Nouveau-Brunswick)

Quoi qu'on pense de la sélection, et de son emplacement, c'est quand même bien qu'une telle section existe. Je serais curieux de savoir s'il existe une section pour la musique des autres provinces canadiennes au HMV à Montréal. Et si elle se trouve dans la section «musique du monde».

Je te télécharge de la main gauche

Je désirais ajouter à ma discothèque la pièce Je t'écris de la main gauche de Danielle Messia.

La vidéo est sur DailyMotion. Je pourrais utiliser Audacity pour l'enregistrer mais le son de la vidéo n'est pas vraiment bon.

Je me lance sur l'internet en général, pourquoi pas, pour voir si quelque chose pourrait en sortir. Je tombe sur le site français Starzik.com qui me promet un téléchargement de musique mp3 compatible tout baladeur.

La pièce que je cherche est disponible sans gestion de droits numériques (DRM) pour la modique somme de 0,99€. Je peux payer avec ma carte de crédit. Tiens, que je me dis, plutôt que de gosser 1 heure pour trouver cette pièce, je vais tout simplement l'acheter. Le coût est minime et j'ai tous les outils en main pour le faire, une simple carte de crédit. Pas besoin d'inscription et pas de contrainte de plateforme ou de logiciel. J'ai les mêmes droits et la même qualité audio que si j'avais le disque dans mes mains.

Je clique donc pour l'acquérir et, ô joie, je peux même télécharger la pièce dans le format sans perte FLAC, même qualité que sur un CD audio donc. Je peux aussi, sans frais supplémentaires, télécharger la pièce en format Ogg Vorbis, une compression avec perte qui a la caractéristique de faire un fichier plus petit, ce qui est pratique pour la transférer sur mon baladeur ou sur un autre ordinateur.

Cette transaction toute simple m'a amené à cette réflexion: Coudonc, c'était-tu si compliqué que ça?

Dehors avril

Juste pour vous.

Chanter sa révolte

Quand je pense que je viens de casser avec Jojo
S't'effrayant, ça se peut pas
Jojo va-t-en pas de même
Dis-moi queque chose, reviens
Oui reviens!

Ha! j’suis malheureux,
J'ai envie… de crier,
de crier mon désespoir
de… chanter ma révolte
Oui, j'va chanter ma révolte

The Archive

The Archive par Sean Dunne sur Vimeo.

Ode à la joie

Une des choses qui est agréable de Vimeo, surtout par rapport à YouTube!, c'est le format des vidéos qui peut être différent 640x480 pixels.

Par exemple ce film des muppets, qui m'a fait passer un bon moment (élargissez la fenêtre de votre navigateur!):

Vous pouvez aussi le visualiser en haute définition sur le site de Viméo.

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