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Notre première expérience avec Airbnb

Lors d'un voyage en Europe à l'automne 2014, nous avons tenté l'expérience d'Airbnb, une plateforme de réservations et de locations de logements dont nous avions entendu parler. Exposons ici nos réflexions sur cette expérience.

Précisons d'entrée de jeu que nous voyagions en couple, et réservions donc une chambre pour deux personnes. Notre expérience eut été différente si nous avions voyagé en groupe, car nous aurions pu louer un appartement complet plutôt qu'une seule chambre.

Nous nous sommes d'abord rendus sur le site d'Airbnb pour y créer un profil et y magasiner nos logements. Pour quatre des cinq villes que nous avons visitées, le nombre de chambres offertes nous a déboussolés. La quantité de logements disponibles est impressionnante.

C'est d'ailleurs là un avantage d'Airbnb : c'est une plateforme qui prétend réunir en un seul endroit toutes les offres de location chez l'habitant. Après chaque séjour, locataire et locateur sont invités à commenter publiquement leurs appréciations réciproques. Ces commentaires nous laissèrent dans un premier temps dubitatifs, car ceux des premiers résultats de nos recherches étaient essentiellement positifs. (Nous apprendrons par la suite que les appartements ayant le plus de commentaires positifs apparaissent en premier dans les résultats de recherche, expliquant pourquoi les premières chambres semblaient toutes de bonne qualité). Nous avons donc fait notre choix en fonction du prix, des commentaires et surtout de la localisation des chambres.

Pour ce que nous avons pu juger, nous avons économisé sur le prix des chambres par rapport à une location de qualité équivalente dans un hôtel ou un Bed and breakfast. Autre avantage, les chambres d'Airbnb sont disponibles dans tous les quartiers des villes, ce qui n'est pas le cas pour les hôtels. Par exemple, il y a 18 logements disponibles dans un rayon de 1 km autour de notre appartement à Montréal, un quartier non touristique. L'offre est grande.

Carte de recherche Airbnb dans Villeray
Offre Airbnb autour de chez moi

Effectuer une réservation nécessite plus d'effort que de réserver un hôtel. Il vous faudra créer un compte sur le site d'Airbnb, envoyer un message de présentation à l'hôte en se présentant et lui demandant s'il nous accueillerait chez lui. C'est à cette étape que l'on a réalisé que le marché d'Airbnb est favorable aux locataires, car même si notre profil était vierge d'historiques (aucun commentaire de locateur), toutes les personnes contactées ont accepté de nous recevoir.

Lors de ces cinq séjours, nous avons constaté une grande variabilité entre les chambres louées, tant pour le confort et l'espace offert, que la qualité de l'accueil ou les services inclut. Il nous arriva de payer pour utiliser une serviette dans une salle de bain d'une maison de chambres, alors qu'à un autre endroit nous pûmes utiliser gratuitement shampooing, revitalisant et sèche-cheveux dans une salle de bain privée, avant de se faire servir le déjeuner sur la terrasse.

Une autre différence importante entre un hôtel et Airbnb est le contact avec l'hôte. En effet, après avoir confirmé la réservation, le locateur nous fait parvenir une série de précieuses informations afin de s'orienter dans la ville pour trouver le logement, de même que des précisions sur les règles de l'appartement. Lorsque vous menez cinq réservations de front, cela fait une quantité importante d'informations et de contacts à gérer, ce qui peut devenir problématique lorsque vous êtes en voyage, sans connexion internet.

Il y a deux types de locations Airbnb: celles où le locateur habite les lieux, à l'instar d'un Bed and breakfast, et celles où ils ne logent pas eux-mêmes. Loger dans la résidence d'une personne facilite un véritable échange, souvent le seul, avec un habitant local des lieux visités. Le locateur fournit une carte de la localité, fait ses recommandations pour les endroits à voir et les restaurants où manger ; il partage son vécu et ses connaissances de sa ville. L'envers de la médaille, c'est qu'il faut deviser avec le locateur lorsque l'on arrive sur place, ce qui ne nous tente pas forcément lorsque l'on a fait un long voyage, que l'on est sous décalage horaire et que l'on aspire à un moment de repos.

Quand l'hôte ne réside pas sur place, l'expérience ressemble plutôt à l'auberge de jeunesse. On nous donne les clés, montre les lieux, et par la suite on se débrouille seuls, « en claquant la porte en partant ». Dans les villes touristiques, il y a un marché pour ce type de logements, car les hôtels y sont dispendieux, et qu'il devient rentable de louer un appartement complet sur Airbnb. Cela donne lieu à de moins bons commentaires de la part des locateurs, mais comme la demande est grande, cela importe moins. Bref, sur Airbnb comme ailleurs, plus l'endroit est touristique, moins le service est bon.

En discutant de notre expérience Airbnb, nous évoquions les articles du Devoir lus à propos de ce service, notamment au sujet des taxes non payées par les hôtes. C'est effectivement un problème pour les villes, et il devrait être possible pour Airbnb de s'entendre avec les municipalités, comme à San Francisco, afin que les revenus soient déclarés au gouvernement et que les taxes applicables soient prélevées. Cela serait également une occasion de s'assurer que les logements répondent aux normes de sécurité en vigueur (extincteur, sortie de secours, etc.).

Par ailleurs, les locations de logements où l'hôte ne réside pas devraient être illégales, ce qui est d'ailleurs le cas au Québec. En effet, ce type de location diminue le nombre de loyers disponibles pour les résidents de la ville, exerçant une pression à la hausse sur le prix des loyers.

L'expérience Airbnb est suffisamment différente des hôtels et des Bed and breakfast pour justifier son existence. Le chiffre d'affaires d'Airbnb, qui prélève entre 6 et 12 % de toutes les transactions effectuées, est sûrement assez important pour que l'entreprise et les gouvernements s'entendent, au bénéfice des voyageurs, des résidents-locateurs et des municipalités.

Souffleuse, Stades olympiques et tempête de neige

Le 27 décembre 2012, il est tombé 45 cm de neige sur l'île de Montréal. En poids, ça fait 24 millions de tonnes. Si toute cette neige était enlevée par une seule souffleuse (C-2032D, 10 000 tonnes/heure), cela prendrait 100 jours et lui faudrait parcourir une distance de 31 000 km, soit le 3/4 de la circonférence de la terre.

SOUFFLEUSE À NEIGE AMOVIBLE C-2032D

Le 27 décembre 2012, il est tombé 45 cm de neige sur l'île de Montréal. En volume, ça fait 217 millions m³. Si toute cette neige était placée dans des Stades olympiques, il en faudrait 117 pour la contenir.

Mosaïque de 117 Stades olympiques

Références

  • Chute de neige 27 décembre 2012 à Montréal: 45 cm
  • Superficie île de Montréal: 482,8 km²
  • Volume total de neige Montréal: 217260000 m³ (217 millions m³)
  • Volume Stade olympique:1 869 158 m³
  • Nombre de Stades olympiques pour le même volume de neige: 116,23
  • Densité moyenne neige fraîchement tombée: 110 kg par mètre cube
  • Masse totale de neige tombée à Montréal le 27 décembre 2012: 23898,6 millions kg (23,8986 millions tonnes)
  • Souffleuse à neige amovible C-2032D, jusqu’à 10 000 tonnes/heure (10 000 000 kg/heure)
  • Largeur de la bouche de la souffleuse: 3,073 m
  • Hauteur de la bouche de la souffleuse: 2,254 m
  • Distance requise pour faire un volume de 217 millions m³ avec l'ouverture de cette bouche: 31366300,81 mètres (31366,3 km)
  • Circonférence de la Terre: 40 075 km

Mon amoureux

amoureux.jpg

Le mot « amoureux » est aujourd'hui utilisé comme l'équivalent du mot « conjoint ». Cette substitution est un artifice tentant de prolonger l'amplitude initiale des sentiments reliant 2 personnes. On n'a pas un conjoint, terme plutôt neutre il faut en convenir, on a un amoureux, ce qui est une tout autre chose.

Pour moi, l'expression « amoureux » reflète plutôt un sentiment exalté, que ce soit à la suite d'un coup de foudre, au début d'une relation amoureuse, d'un rapprochement d'un couple, etc. C'est dans la famille des mots que l'on glisse dans une conversation intime, en tête à tête avec des amis proches, pas lors d'une banale conversation de cafétéria pour désigner son conjoint.

Bref, lorsque j'entends ce mot pour désigner un conjoint, j'ai toujours un petit malaise. Le malaise est d'autant plus grand si je crois que lesdites personnes, bien que conjoints, ne le sont plus, amoureuses.

Afin de me familiariser avec la nouvelle signification de ce mot, je me suis un jour hasardé à l'utiliser avec un camarade pour désigner, innocemment, sa nouvelle conjointe. Erreur. Pour lui aussi, le mot était porteur de son sens original: il n'était pas au courant, ou habitué, à la permutation de ces deux termes. Il m'a vite fait comprendre, avec un « Wô » bien senti, que ce n'était pas son « amoureuse ». Je m'étais ainsi aventuré sur un terrain sur lequel je n'avais aucune intention d'aller.

À la suite de cette expérience, j'ai revu ma politique de vocabulaire et j'utilise ces mots uniquement dans leur sens propres. J'essaye aussi de ne pas trop m'étonner lorsque je l'entends dans les conversations mondaines, mais ça, c'est un exercice plus difficile.

La fin de semaine de 3 jours

Est-il préférable d'avoir le lundi ou le vendredi de congé? Voici quelques éléments de réflexions pour vous aider à faire un choix.

Vendredi en congé

Bonhommes qui dancent

Avoir vendredi en congé, c'est ajouter un second vendredi à sa semaine. En effet, le jeudi étant promu dernière journée de travail, il acquiert ainsi la principale qualité du vendredi. Il a dès lors des airs de ressemblance avec le vendredi, et pour peu que l'on se laisse aller, on peut aisément les confondre.

Or, le vendredi a bonne réputation. Le doubler est souvent considéré comme un grand avantage. Un bénéfice indéniable pour les personnes socialement actives est la possibilité d'avoir de la compagnie pour la soirée libérée: le jeudi soir. Ce soir-là est un haut moment de la semaine, même pour ceux travaillant le vendredi: la semaine est presque terminée, une petite dernière journée et c'est fini! Il est relativement aisé de trouver des personnes volontaires pour une activité extérieure, ce qui serait beaucoup plus difficile pour le terne dimanche soir.

Question productivité au travail, opter pour le vendredi de congé est probablement le choix le optimal… pour l'employeur. On sait que le vendredi est la journée de la semaine où il s'abat le moins de boulot. Or, si cette journée est chômée au lieu d'une autre, on ne se repose pas autant que l'on aurait pu. Le vendredi est habituellement une journée plus légère au travail, peut-être vaut-il mieux en profiter et alléger la semaine ailleurs.

Le trio vendredi-samedi-dimanche en congé est un trio d'énergie. Il ajoute une soirée d'activité, permet de prendre la fin de semaine par surprise en l'attaquant 24 heures plus tôt et termine le dimanche comme toutes les autres fins de semaine. Ce type de fin de semaine de 3 jours est idéal pour les personnes actives à l'extérieur de la maison.

Lundi de congé

Un lit.

Transformer le lundi en congé, c'est ajouter un second dimanche à sa fin de semaine. En effet, le lundi étant promu journée avant le retour au travail, il acquiert la principale qualité du dimanche. Il a dès lors des airs de ressemblance avec le dimanche, et pour peu que l'on se laisse aller, on peut aisément les confondre.

Or, le dimanche a mauvaise réputation. Le doubler peut sembler être un choix ennuyeux. Un des avantages du lundi de congé est d'allonger le temps de récupération pour une activité se tenant le samedi. Les mariages et autres épluchettes de blé d'Inde ont la grande majorité du temps lieu le samedi: jour officiel où tout le monde a congé et est disposé à la fête. Pour peu que l'on ait des dispositions à faire la fête, ou que l'on ait beaucoup de route à faire pour revenir à la maison, la journée suivante risque d'être affectée grandement. Si le lundi est aussi jour de congé, on pourra en profiter pour le transformer en jour de fin se semaine corvéable, sans trop de presse. Autrement dit, avoir un second dimanche, ça peut être très bien dans certaines circonstances.

Pour maximiser le repos, le lundi est le choix optimal pour un congé. En effet, le lundi est une journée de la semaine assez occupée, même si la vitesse de pointe du mardi ou du mercredi n'a pas encore été atteinte. Rester à la maison le lundi permet de débuter la semaine de travail le mardi, lorsque les collègues travaillent déjà à un bon rythme. On évite aussi les bilans de fin de semaine des collègues puisqu'ils les ont déjà faits la veille. De plus, lorsque les collègues pensent à quelqu'un qui est à la maison le lundi, ils ne les envient pas vraiment. Personne n'envie le lundi d'un autre.

Bref, le trio samedi-dimanche-lundi en congé est un trio de marathonien. Il permet une plus longue période de récupération, diminue efficacement la charge de travail et passe pour le choix du professionnel. Ce type de fin de semaine de 3 jours est idéal pour les personnes cherchant à concilier travail-famille ou encore ayant un gros événement le samedi.

Bambi rencontre Godzilla

On pense souvent que le premier film mettant en vedettes 2 personnages de films différents est apparu en 2004, grâce à Alien vs. Predator.

Or, il n'en est rien! Ce phénomène est pré-2004, et j'en tiens pour preuve ce film de 1969 mettant en vedettes Bambi et Godzilla.

Variations sur un Timmies

Un billet publié sur P45.

Rose. La couleur des petites filles.

Rose. La couleur par défaut pour les vêtements des petites filles (0 à ? ans). J'avais déjà remarqué que le rose était la couleur plus que dominante pour vêtir les petites filles, mais c'est lorsque je suis passé, par hasard, devant le département des vêtements pour filles de 2-6x d'un magasin grande surface que l'uniformité chromatique m'a le plus marquée.

Constatez par vous-même.

Section pour fille de 2-6x d’une grande surface

Non, le bleu n'est pas la couleur dominante pour les garçons. Une analyse chromatique sommaire mènerait plutôt au noir. Quoi qu'il en soit, il semble qu'il n'y ait pas de couleur par défaut pour les garçons.

Section pour garçon de 2-6x d’une grande surface

Pourquoi une seule couleur pour les petites filles, le rose, et pour les garçons tout sauf le rose?

J'ai posé la question à une maman, et elle m'a répondu que si les petites filles étaient habillées en rose, c'est parce que les vêtements que l'on peut acheter pour les petites filles sont de cette couleur. Argument circulaire qui me convainc plus ou moins.

Est-ce le premier jalon de la représentation féminine, elles qui sont cantonnées dès leur plus jeune âge à une uniformisation sociale de leur image? Certes, il y a des images qui sont fortes aussi pour les garçons, on n'a qu'à penser aux petits camions avec lesquels ils jouent, mais il me semble que c'est plus dans l'action que dans la représentation. Un autre cliché des genres s'il en est un. L'homme fait, la femme est. Et ça commence à la naissance.

De l'efficacité des pneus gonflés à l'azote

Pneu à plat

Gonfler ses pneus avec de l'azote au lieu d'air est, selon toute vraisemblance, une dépense d'argent inutile. Voici pourquoi.

L'air est composé à 78% d'azote, 21% d'oxygène et 1% d'autres gaz. Pour un pneu d'automobile, 2 différences pourraient favoriser l'azote par rapport à l'air:
1- L'absence d'oxygène;
2- L'absence de vapeur d'eau.

Analysons l'influence de ces 2 facteurs.

1- Absence d'oxygène dans les pneus

L'oxydation

L'oxygène dégrade les matières avec lesquelles il est en contact: c'est l'oxydation. Pour les véhicules qui conservent les mêmes pneus pendant un grand nombre d'années, l'oxydation peut être importante. L'argument de vente utilisé mettant l'emphase sur cette propriété est l'identification de l'azote comme un gaz inerte, puisqu'il ne cause pas d'oxydation.

C'est surtout pour les camions qui ont des pneus gigantesques que cela a de l'importance. En effet, leurs pneus sont traités plusieurs fois, de nouvelles rainures sont creusées, augmentant ainsi leur durée de vie. Dans le cas des pneus d'automobiles, cela a très peu d'importance, ils ont une durée de vie trop courte.

Sources:
* http://home.comcast.net/~prestondrake/N2_FAQ_Q08.htm
* http://home.comcast.net/~prestondrake/N2_FAQ_Q06.htm

La dimension des molécules

La molécule d'azote, le diazote, est plus grosse que celle de l'oxygène, le dioxygène. Les molécules de dioxygène passent à travers le pneu plus rapidement que celles du diazote. Ce phénomène est appelé diffusion.

Cependant, la diffusion n'est pas une source importante de perte d'air dans un pneu. Une différence dans la vitesse de celle-ci, fut-elle réduite à zéro, ne représentera qu'un gain marginal.

Source: http://blogs.consumerreports.org/cars/2007/10/tires-nitrogen-.html

L'oxygène, nourriture du feu

Dans un milieu sans oxygène, il ne peut y avoir de feu. Un avion s'est déjà écrasé suite à l'éclatement d'un pneu en vol. En effet, le pneu de l'avion étant remplie d'air, et non d'azote, l'oxygène présent dans ce pneu a nourrie un incendie s'étant déclaré à ce moment, ce qui causa la perte de l'aéronef. Triste histoire.

Si vous prévoyez voyager dans un milieu pauvre ou sans oxygène, la haute troposphère par exemple, les pneus gonflés à l'azote réduiront de beaucoup les risques d'incendie. Pour les automobiles à la surface de la Terre, cette raison semble un peu futile.

Source: http://www.straightdope.com/columns/read/2694/is-it-better-to-fill-your-tires-with-nitrogen-instead-of-air

2- Absence de vapeur d'eau dans les pneus

La rouille

La vapeur d'eau, présente dans un pneu rempli d'air, cause de la rouille sur la jante.

Plusieurs automobiles ont maintenant des jantes en alliage inoxydable. Donc pas de rouille. La jante peut aussi rouiller de l'extérieur, l'absence d'eau dans le pneu n'est donc pas un facteur prévoyant toute corrosion. D'autre part, la présence de rouille serait un facteur rarement évoquée pour justifier le changement de celle-ci.

Source: http://www.straightdope.com/columns/read/2694/is-it-better-to-fill-your-tires-with-nitrogen-instead-of-air

La variation de pression de la vapeur d'eau

La pression de l'air sec varie moins en fonction de la température que celle de l'air contenant de la vapeur d'eau. Comme la vapeur d'eau est retirée lors du processus purifiant l'azote, un pneu gonflé à l'azote bénéficie de cet avantage.

Certes, mais de façon imperceptible à de basse température; dans l'air, la vapeur d'eau se condense et l'air devient sec, tout comme l'azote. Par contre, pour des températures de l'ordre de 100°C, la différence peut être importante. C'est pourquoi les voitures de courses ont des pneus gonflés à l'azote. À moins donc de faire de la course automobile, les températures des pneus n'atteignent pas les valeurs où la vapeur d'eau fait une différence par rapport à l'air sec.

Source: http://home.comcast.net/~prestondrake/N2_FAQ_Q01.htm

Conclusions

Il existe plusieurs sites web, surtout en anglais, qui portent sur l'efficacité des pneus gonflés à l'azote. Avec quelques variantes sur les arguments, la grande majorité en arrivent aux mêmes conclusions:
1- Peu importe avec quoi le pneu est gonflé, il faut vérifier la pression des pneus à chaque mois;
2- Pour un véhicule standard, gonfler ses pneus à l'azote au lieu de l'air a un effet négligeable. Si c'est gratuit, allez-y, sinon gardez vos sous pour vous acheter des douceurs.

Notes:
* La meilleure référence que j'ai consultée pour l'efficacité des pneus gonflés à l'azote est celle de Mitchell P. Patrie.
* Curieusement, CAA-Québec en arrive à des conclusions différentes que celles de ptaff.ca.

Le mythe de la voiture électrique (II)

La voiture Tesla

Dans ma tendre enfance, la voiture de l'avenir était la voiture volante. Aujourd'hui, la voiture de l'avenir est la voiture électrique.

Or, dans le contexte actuel si la voiture électrique remplaçait totalement les voitures à pétrole, ce serait un véritable désastre environnemental.

Nous avons déjà calculé sur ce blogue que, si toutes les voitures du Québec étaient dotées d'un moteur électrique, il faudrait construire une centrale hydro-électrique ayant une demi-fois la puissance de la centrale Robert-Bourrassa.

Nous pourrions toujours, au Québec du moins, construire une autre centrale hydro-électrique de ce genre. Si l'on suppose que contaminer la superficie de 2 ou 3 fois le Lac-Saint-Jean et déplacer 10 000 autochtones constitue une option écologique, nous pourrions nous en tirer de façon plus propre que de brûler vulgairement du pétrole dans les rues de nos villes.

Mais, pour beaucoup de pays sur la planète, notamment les États-Unis, la future production d'énergie électrique proviendra essentiellement de nouvelles centrales au charbon. Certes, la qualité de l'air des villes s'en trouverait grandement améliorée si nous avions des voitures électriques, mais le bilan total des émissions des gaz à effets de serre serait désastreux. Si l'efficacité énergétique d'un moteur électrique est exceptionnelle, jusqu'à 90%, celle de la combustion du charbon elle, l'est grandement moins, au mieux 40%.

Au premier degré, on penserait que l'on est super écologique en se propulsant à l'électricité. Mais en regardant attentivement la source de l'énergie, on constate que l'on a simplement déplacé le problème.

J'ai un truc tout simple, qui ne nécessite aucune nouvelle technologie ni aucune nouvelle infrastructure, pour diminuer de 50% la consommation de pétrole per capita : Embarquez 2 par char.

Ce billet est publié sous licence Creative Commons BY-SA.

Petit essai sur le monothéisme

Un des principes importants en science est nommé principe de simplicité. Il stipule que, pour 2 explications différentes d’un phénomène, il faut toujours opter pour la plus simple.

Pourquoi, en occident, est-ce que les religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islamisme) ont fini par éliminer, à toute fin pratique, les religions polythéistes?

Rappelons-nous l’homme primitif, celui que nous avons dans notre imaginaire. Il est un peu barbu, marche le dos courbé avec un gourdin à la main et communique essentiellement par des râles. Pour s’expliquer la diversité de la nature qui l’entoure, quoi de plus de normal que d’associer une divinité à chacune d’entre elles? Une pour le vent, une pour la mer, une pour les orages, etc. Viennent ensuite les histoires qui relient chacune de ces divinités aux autres, que ce soit par des liens filiaux, amoureux ou autres. Les différentes mythologies sont de vrais romans-savons si on y prête attention.

Mais le polythéisme a le défaut de permettre la multiplicité des explications pour un même phénomène. Chaque dieu vit avec d'autres dieux, et tout comme nous qui vivons avec nos semblables, cette cohabitation implique des compromis. Dans un cadre de polythéisme, il est difficile de mobiliser toute une population au nom d’un seul dieu. Les grands empires de l’époque antique (Égypte, Grèce, Rome) sont d’ailleurs des empires avec un homme comme autorité suprême. Le principe qui guide ces populations est la divinisation ou encore l’autorité de cette personne, et non l’obéissance à un ordre religieux.

Arrive alors le principe qu’il n’y a qu’un seul et unique Dieu, le monothéisme. Une seule entité expliquerait toute la nature, rejetant l’idée qu’il puisse y avoir d’autres dieux. Là on a un concept gagnant.

Il est possible de mobiliser toute une population avec une idée simple, surtout si elle permet de remplacer celles qui les précédaient en expliquant les mêmes phénomènes. Puisqu’il n’y a qu'un seul Dieu, il n’y a qu’une seule source de vérité. Ce sont les dogmes. L’homme peut dès lors s’approprier le pouvoir de la religion et modeler ces dogmes pour qu’ils soient conformes à ses objectifs. Il n’a plus à se confronter aux autres vérités provenant des autres religions. Dès lors, on peut rassembler les différents peuples au nom d’une religion et aller à la conquête de ceux qui ont un autre dieu, qu'ils soient monothéistes ou polythéistes. C’est ce qu’on fait les tenants du christianisme (les croisades) ou encore de l’islamisme (conquête musulmane).

Mais alors, pourquoi est-ce que le judaïsme, qui est lui aussi une religion monothéiste, n’a pas connu le succès du christianisme ou de l’islamisme? Le christianisme et l’islamisme sont basés sur l’histoire d’un seul homme, Jésus et Mahomet, respectivement. Par contre, les enseignements à la base du judaïsme proviennent de plusieurs personnages et sont repartis de façon un peu floue dans le temps. Ils seraient plutôt une transcription écrite de la culture orale de l’ancienne époque. Comme toute première ébauche, les détails n’étaient pas encore parfaitement réglés et il y avait place à l’amélioration. Améliorations qu'auront les versions 2 et 3 de l'implémentation du monothéisme: le christianisme et l'islamisme.

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