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Bambi rencontre Godzilla

On pense souvent que le premier film mettant en vedettes 2 personnages de films différents est apparu en 2004, grâce à Alien vs. Predator.

Or, il n’en est rien! Ce phénomène est pré-2004, et j’en tiens pour preuve ce film de 1969 mettant en vedettes Bambi et Godzilla.

Variations sur un Timmies

Un billet publié sur P45.

Rose. La couleur des petites filles.

Rose. La couleur par défaut pour les vêtements des petites filles (0 à ? ans). J’avais déjà remarqué que le rose était la couleur plus que dominante pour vêtir les petites filles, mais c’est lorsque je suis passé, par hasard, devant le département des vêtements pour filles de 2-6x d’un magasin grande surface que l’uniformité chromatique m’a le plus marquée.

Constatez par vous-même.

Section pour fille de 2-6x d’une grande surface

Non, le bleu n’est pas la couleur dominante pour les garçons. Une analyse chromatique sommaire mènerait plutôt au noir. Quoi qu’il en soit, il semble qu’il n’y ait pas de couleur par défaut pour les garçons.

Section pour garçon de 2-6x d’une grande surface

Pourquoi une seule couleur pour les petites filles, le rose, et pour les garçons tout sauf le rose?

J’ai posé la question à une maman, et elle m’a répondu que si les petites filles étaient habillées en rose, c’est parce que les vêtements que l’on peut acheter pour les petites filles sont de cette couleur. Argument circulaire qui me convainc plus ou moins.

Est-ce le premier jalon de la représentation féminine, elles qui sont cantonnées dès leur plus jeune âge à une uniformisation sociale de leur image? Certes, il y a des images qui sont fortes aussi pour les garçons, on n’a qu’à penser aux petits camions avec lesquels ils jouent, mais il me semble que c’est plus dans l’action que dans la représentation. Un autre cliché des genres s’il en est un. L’homme fait, la femme est. Et ça commence à la naissance.

De l’efficacité des pneus gonflés à l’azote

Pneu à plat

Gonfler ses pneus avec de l’azote au lieu d’air est, selon toute vraisemblance, une dépense d’argent inutile. Voici pourquoi.

L’air est composé à 78% d’azote, 21% d’oxygène et 1% d’autres gaz. Pour un pneu d’automobile, 2 différences pourraient favoriser l’azote par rapport à l’air:
1- L’absence d’oxygène;
2- L’absence de vapeur d’eau.

Analysons l’influence de ces 2 facteurs.

1- Absence d’oxygène dans les pneus

L’oxydation

L’oxygène dégrade les matières avec lesquelles il est en contact: c’est l’oxydation. Pour les véhicules qui conservent les mêmes pneus pendant un grand nombre d’années, l’oxydation peut être importante. L’argument de vente utilisé mettant l’emphase sur cette propriété est l’identification de l’azote comme un gaz inerte, puisqu’il ne cause pas d’oxydation.

C’est surtout pour les camions qui ont des pneus gigantesques que cela a de l’importance. En effet, leurs pneus sont traités plusieurs fois, de nouvelles rainures sont creusées, augmentant ainsi leur durée de vie. Dans le cas des pneus d’automobiles, cela a très peu d’importance, ils ont une durée de vie trop courte.

Sources:
* http://home.comcast.net/~prestondrake/N2_FAQ_Q08.htm
* http://home.comcast.net/~prestondrake/N2_FAQ_Q06.htm

La dimension des molécules

La molécule d’azote, le diazote, est plus grosse que celle de l’oxygène, le dioxygène. Les molécules de dioxygène passent à travers le pneu plus rapidement que celles du diazote. Ce phénomène est appelé diffusion.

Cependant, la diffusion n’est pas une source importante de perte d’air dans un pneu. Une différence dans la vitesse de celle-ci, fut-elle réduite à zéro, ne représentera qu’un gain marginal.

Source: http://blogs.consumerreports.org/cars/2007/10/tires-nitrogen-.html

L’oxygène, nourriture du feu

Dans un milieu sans oxygène, il ne peut y avoir de feu. Un avion s’est déjà écrasé suite à l’éclatement d’un pneu en vol. En effet, le pneu de l’avion étant remplie d’air, et non d’azote, l’oxygène présent dans ce pneu a nourrie un incendie s’étant déclaré à ce moment, ce qui causa la perte de l’aéronef. Triste histoire.

Si vous prévoyez voyager dans un milieu pauvre ou sans oxygène, la haute troposphère par exemple, les pneus gonflés à l’azote réduiront de beaucoup les risques d’incendie. Pour les automobiles à la surface de la Terre, cette raison semble un peu futile.

Source: http://www.straightdope.com/columns/read/2694/is-it-better-to-fill-your-tires-with-nitrogen-instead-of-air

2- Absence de vapeur d’eau dans les pneus

La rouille

La vapeur d’eau, présente dans un pneu rempli d’air, cause de la rouille sur la jante.

Plusieurs automobiles ont maintenant des jantes en alliage inoxydable. Donc pas de rouille. La jante peut aussi rouiller de l’extérieur, l’absence d’eau dans le pneu n’est donc pas un facteur prévoyant toute corrosion. D’autre part, la présence de rouille serait un facteur rarement évoquée pour justifier le changement de celle-ci.

Source: http://www.straightdope.com/columns/read/2694/is-it-better-to-fill-your-tires-with-nitrogen-instead-of-air

La variation de pression de la vapeur d’eau

La pression de l’air sec varie moins en fonction de la température que celle de l’air contenant de la vapeur d’eau. Comme la vapeur d’eau est retirée lors du processus purifiant l’azote, un pneu gonflé à l’azote bénéficie de cet avantage.

Certes, mais de façon imperceptible à de basse température; dans l’air, la vapeur d’eau se condense et l’air devient sec, tout comme l’azote. Par contre, pour des températures de l’ordre de 100°C, la différence peut être importante. C’est pourquoi les voitures de courses ont des pneus gonflés à l’azote. À moins donc de faire de la course automobile, les températures des pneus n’atteignent pas les valeurs où la vapeur d’eau fait une différence par rapport à l’air sec.

Source: http://home.comcast.net/~prestondrake/N2_FAQ_Q01.htm

Conclusions

Il existe plusieurs sites web, surtout en anglais, qui portent sur l’efficacité des pneus gonflés à l’azote. Avec quelques variantes sur les arguments, la grande majorité en arrivent aux mêmes conclusions:
1- Peu importe avec quoi le pneu est gonflé, il faut vérifier la pression des pneus à chaque mois;
2- Pour un véhicule standard, gonfler ses pneus à l’azote au lieu de l’air a un effet négligeable. Si c’est gratuit, allez-y, sinon gardez vos sous pour vous acheter des douceurs.

Notes:
* La meilleure référence que j’ai consultée pour l’efficacité des pneus gonflés à l’azote est celle de Mitchell P. Patrie.
* Curieusement, CAA-Québec en arrive à des conclusions différentes que celles de ptaff.ca.

Le mythe de la voiture électrique (II)

La voiture Tesla

Dans ma tendre enfance, la voiture de l’avenir était la voiture volante. Aujourd’hui, la voiture de l’avenir est la voiture électrique.

Or, dans le contexte actuel si la voiture électrique remplaçait totalement les voitures à pétrole, ce serait un véritable désastre environnemental.

Nous avons déjà calculé sur ce blogue que, si toutes les voitures du Québec étaient dotées d’un moteur électrique, il faudrait construire une centrale hydro-électrique ayant une demi-fois la puissance de la centrale Robert-Bourrassa.

Nous pourrions toujours, au Québec du moins, construire une autre centrale hydro-électrique de ce genre. Si l’on suppose que contaminer la superficie de 2 ou 3 fois le Lac-Saint-Jean et déplacer 10 000 autochtones constitue une option écologique, nous pourrions nous en tirer de façon plus propre que de brûler vulgairement du pétrole dans les rues de nos villes.

Mais, pour beaucoup de pays sur la planète, notamment les États-Unis, la future production d’énergie électrique proviendra essentiellement de nouvelles centrales au charbon. Certes, la qualité de l’air des villes s’en trouverait grandement améliorée si nous avions des voitures électriques, mais le bilan total des émissions des gaz à effets de serre serait désastreux. Si l’efficacité énergétique d’un moteur électrique est exceptionnelle, jusqu’à 90%, celle de la combustion du charbon elle, l’est grandement moins, au mieux 40%.

Au premier degré, on penserait que l’on est super écologique en se propulsant à l’électricité. Mais en regardant attentivement la source de l’énergie, on constate que l’on a simplement déplacé le problème.

J’ai un truc tout simple, qui ne nécessite aucune nouvelle technologie ni aucune nouvelle infrastructure, pour diminuer de 50% la consommation de pétrole per capita : Embarquez 2 par char.

Ce billet est publié sous licence Creative Commons BY-SA.

Petit essai sur le monothéisme

Un des principes importants en science est nommé principe de simplicité. Il stipule que, pour 2 explications différentes d’un phénomène, il faut toujours opter pour la plus simple.

Pourquoi, en occident, est-ce que les religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islamisme) ont fini par éliminer, à toute fin pratique, les religions polythéistes?

Rappelons-nous l’homme primitif, celui que nous avons dans notre imaginaire. Il est un peu barbu, marche le dos courbé avec un gourdin à la main et communique essentiellement par des râles. Pour s’expliquer la diversité de la nature qui l’entoure, quoi de plus de normal que d’associer une divinité à chacune d’entre elles? Une pour le vent, une pour la mer, une pour les orages, etc. Viennent ensuite les histoires qui relient chacune de ces divinités aux autres, que ce soit par des liens filiaux, amoureux ou autres. Les différentes mythologies sont de vrais romans-savons si on y prête attention.

Mais le polythéisme a le défaut de permettre la multiplicité des explications pour un même phénomène. Chaque dieu vit avec d’autres dieux, et tout comme nous qui vivons avec nos semblables, cette cohabitation implique des compromis. Dans un cadre de polythéisme, il est difficile de mobiliser toute une population au nom d’un seul dieu. Les grands empires de l’époque antique (Égypte, Grèce, Rome) sont d’ailleurs des empires avec un homme comme autorité suprême. Le principe qui guide ces populations est la divinisation ou encore l’autorité de cette personne, et non l’obéissance à un ordre religieux.

Arrive alors le principe qu’il n’y a qu’un seul et unique Dieu, le monothéisme. Une seule entité expliquerait toute la nature, rejetant l’idée qu’il puisse y avoir d’autres dieux. Là on a un concept gagnant.

Il est possible de mobiliser toute une population avec une idée simple, surtout si elle permet de remplacer celles qui les précédaient en expliquant les mêmes phénomènes. Puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y a qu’une seule source de vérité. Ce sont les dogmes. L’homme peut dès lors s’approprier le pouvoir de la religion et modeler ces dogmes pour qu’ils soient conformes à ses objectifs. Il n’a plus à se confronter aux autres vérités provenant des autres religions. Dès lors, on peut rassembler les différents peuples au nom d’une religion et aller à la conquête de ceux qui ont un autre dieu, qu’ils soient monothéistes ou polythéistes. C’est ce qu’on fait les tenants du christianisme (les croisades) ou encore de l’islamisme (conquête musulmane).

Mais alors, pourquoi est-ce que le judaïsme, qui est lui aussi une religion monothéiste, n’a pas connu le succès du christianisme ou de l’islamisme? Le christianisme et l’islamisme sont basés sur l’histoire d’un seul homme, Jésus et Mahomet, respectivement. Par contre, les enseignements à la base du judaïsme proviennent de plusieurs personnages et sont repartis de façon un peu floue dans le temps. Ils seraient plutôt une transcription écrite de la culture orale de l’ancienne époque. Comme toute première ébauche, les détails n’étaient pas encore parfaitement réglés et il y avait place à l’amélioration. Améliorations qu’auront les versions 2 et 3 de l’implémentation du monothéisme: le christianisme et l’islamisme.

Le sens de l’écriture

J’étais étendu sur mon sofa lorsque mon regard glissa sur les livres qui trainaient sur ma table de salon. Je me rends alors compte que les titres sur les tranches des livres ne sont pas tous écrits dans le même sens.

Livres couchés sur ma table de salon

J’observe alors que, d’après ce petit échantillon, la langue du livre semble être le facteur qui détermine le sens de l’écriture.

Je regarde dans ma bibliothèque pour agrandir mon échantillon et, diantre! ça semble être effectivement le cas.

Livres debouts dans ma biblithèque

Il y a bien quelques exceptions mais elles semblent être suffisament peu nombreuses pour pouvoir en tirer une règle. L’écriture sur la tranche des livres en français est dans un sens pour que ce soit facile à lire lorsqu’ils sont debouts, par exemple dans une bibliothèque (c’est peut-être juste une impression, mais on dirait que la lecture est plus aisée de bas en haut que de haut en bas). Tandis que l’écriture sur la tranche des livres en anglais est dans l’autre sens, de sorte que ce soit aisément lisible lorsqu’ils sont à plats.

Comme il arrive souvent, un problème ayant 2 solutions avec des avantages différents (un optimal pour la bibliothèque, l’autre pour un livre à plat sur une table), se voit résolu de façon différente selon la culture qui amène la réponse.

Trois règles pour gagner une guerre contre-insurrectionnelle

Avec le 100ème mort Canadien en Afghanistan, on se remet, dans les médias, à discuter de l’engagement occidental dans ce pays. Beaucoup d’experts donnent leur opinion à RDI ou dans les journaux, sur la meilleure manière de prévaloir en Afghanistan. Évidemment, on y entend beaucoup d’inepties. Commenter la guerre en Afghanistan s’apparente beaucoup à commenter la météo, le déneigement a Montréal ou la politique provinciale: tout le monde a une opinion mais il y a peu d’experts. Ceci favorise l’apparition de ce que j’appelle «les Richard Martineau de la stratégie militaire». Beaucoup de vent, peu de substance et surtout, peu de contexte historique au-delà des clichés.

L’histoire a beaucoup à nous apprendre sur les guerres contre-insurrectionnelles. Les commentateurs militaires amateurs n’hésitent jamais à nous dire que le conflit en Afghanistan n’est pas gagnable car «jamais une puissance occidentale n’a triomphé devant une insurrection nationale». On s’empresse alors de nous citer les exemples classiques: les Américains au Vietnam, les Russes et les Britanniques en Afghanistan, Napoléon en Espagne (où le terme guérilla est né) les Britanniques aux États-Unis (1776), et j’en passe.

Il est pertinent de se pencher sur les exemples de guerres contre-insurrectionnelles qui se sont terminées par la victoire de la puissance étrangère ou occupante. Nous pourrions en déduire quelques conclusions qui font que l’occupant ait le dessus sur les insurgés et voir si elles sont appliquées en Afghanistan.

Sans faire la petite histoire de ces guerres, voici quelques exemples. Les Français en Algérie (militairement le Front de libération nationale était défait en 1961), les Britanniques en Afrique du Sud (guerre des Boers), les Américains aux Philippines (1898) et en Haïti (1915). Les meilleurs exemples restent encore les Britanniques en Malaisie (années 50) et à Oman (1962-1975). L’étude de ces conflits nous apprend qu’ils avaient presque tous trois choses en commun. Voyons quelles sont ces règles et voyons si elles s’appliquent en Afghanistan.

1. Isoler la zone de combat

Un mouvement insurrectionnel peut difficilement réussir sans appui extérieur. L’exemple classique est sûrement celui du Viêt-Cong et de la piste Ho Chi Minh. La géographie a clairement aidé les Américains aux Philippines (1898) et les Britanniques en Malaisie (1950), en isolant les groupes armés. Les deux mouvements insurrectionnels n’avaient, pour ainsi dire, aucun appui extérieur. Lorsque la géographie ne favorise pas l’occupant, on peut toujours tenter d’imposer des barrières articifielles. En Algérie, l’armée française a bâti la ligne Morice, qui a coupé les lignes d’approvisionnements du Front de libération nationale en Tunisie. Il est difficile de juger de l’efficacité à long terme de cette ligne de défense, la guerre s’étant terminée en 1962. La même observation s’applique en Israël ou les attentats terroristes ont dramatiquement diminués depuis la construction du « mur de sécurité ». Est-ce soutenable à long terme? Probablement que non, la solution idéale réside à isoler la zone de combat en convaincant le pays limitrophe de ne plus supporter le mouvement insurectionnel.

Est-ce le cas en Afghanistan? Non. La zone de combat n’est pas isolée. L’OTAN ne s’occupe en fait que d’une moitié de la zone de combat. L’autre moitié étant au Pakistan, dans ce que l’on appelle les zones tribales (Waziristan). Une ligne tracée arbitrairement par un britannique en 1893 (Mortimer Durand) vient diviser la zone de combat et empêche les interventions occidentales dans sa moitié est. Le coté pakistanais de la zone de combat n’est contrôlé, militairement ou politiquement, ni par les Occidentaux, ni par les Pakistanais eux-mêmes. La règle numéro 1 n’étant pas remplie, un succès militaire en Afghanistan est improbable.

2. Déployer suffisamment de forces

La guerre contre-insurrectionnelle demande un rapport de force nettement en faveur de la force étrangère. Les Français en Algérie y étaient souvent à 11 contre 1 et les Britanniques en Malaisie bénéficiaient d’un avantage d’au moins 30 contre 1. Dans les opérations d’imposition de la paix, l’OTAN a eu un succès relatif en Bosnie avec 54 000 hommes et au Kosovo avec 50 000 hommes.

En Afghanistan, on compte maintenant 50 700 soldats de l’OTAN (auquel on doit ajouter 12 500 Américains ne faisant pas partis de la force internationale d’assistance et de sécurité et conduisant des missions très agressives). Est-ce suffisant? Poser la question c’est y répondre. Pour déployer, toutes proportions gardées (population et superficie), autant de troupes en Afghanistan qu’au Kosovo, il faudrait y envoyer près de 800 000 soldats. C’est clairement irréaliste. Un succès militaire en Afghanistan avec les moyens déployés présentement est donc improbable.

3. Offrir à la population une alternative pacifique au changement

Mener une révolution ou une insurrection contre un régime démocratique est très difficile, voire impossible, dixit Che Guevara. La population locale peut en effet changer de régime sans avoir recours à la violence. Les dernières élections au Népal en sont un exemple. Les Maoïstes n’ont jamais réussi à renverser le gouvernement par la force, mais ils viennent de prendre démocratiquement le pouvoir. L’histoire nous montre que la démocratie peut être le fossoyeur des insurrections.

Qu’en est-il en Afghanistan? Des institutions démocratiques sont en place, et le pays à récemment mené des élections reconnues comme ayant été démocratiques. Le processus n’est pas encore très robuste, mais il a clairement du potentiel. La question que tout le monde se pose est la suivante: comment l’Occident réagirait-il à une victoire démocratique d’un parti pro-taliban en Afghanistan? ou encore à la création démocratique d’un « califat islamiste »?

Il est intéressant de regarder le conflit présent en Afghanistan à travers ces trois règles. Il est selon moi improbable que l’Occident n’atteigne ses objectifs (à court, moyen et long terme) en Afghanistan si les trois conditions ne sont pas remplies.

Élections du Québec 2008: le nom des partis politiques

En vu du scrutin du 8 décembre 2008 pour les élections du Québec, j’ai reçu ma carte de rappel du Directeur général des élections du Québec. Sur cette carte, on retrouve le nom des candidats, ainsi que le nom du parti auquel ils appartiennent, de ma circonscription tels qu’ils apparaîtront sur le bulletin de vote.

Un aspect des noms des partis politiques a marqué ma curiosité. Ils peuvent être classés selon les catégories suivantes.

Les noms unilingues français

  • Parti québécois
  • Québec solidaire
  • Parti marxiste-léniniste du Québec
  • Action démocratique du Québec/Équipe Mario Dumont

Les noms bilingues

  • Parti vert du Québec/Green Party of Quebec
  • Parti libéral du Québec/Quebec Liberal Party

Le nom de parti incluant le nom du chef

  • Action démocratique du Québec/Équipe Mario Dumont

Il y a aussi un nom sans parti, j’en déduis que c’est un indépendant.

Le libellé pour le nom du parti indique quelle est la population visée, francophone dans tous les cas et anglophone pour seulement 2 partis. L’ADQ souvent accusé d’être le parti d’un seul homme voit cette réalité se refleter dans le nom du parti indiqué sur les bulletins de vote.

La nourriture et la deuxième loi de la thermodynamique

L’énergie dont notre corps a besoin nous provient essentiellement de la nourriture que nous consommons. Cette nourriture peut être divisée en 2 grandes catégories: animale et végétale. À l’autre bout de cette chaîne, se trouve le grand pourvoyeur d’énergie de notre planète: le Soleil.

L’énergie, du Soleil à l’humain
Schéma: L’énergie, du Soleil à l’être humain (sources des images: boeuf, humains)

On peut voir sur le schéma ci-dessus que, lorsque nous mangeons de la viande, l’énergie subit une transformation de plus par rapport aux végétaux (céréales, légumes, fruits, etc.). Regardons ce que la physique peut nous apprendre sur les implications de cette étape supplémentaire.

La deuxième loi de la thermodynamique stipule qu’il ne peut y avoir de transfert d’énergie sans augmentation d’entropie, c’est-à-dire sans transfert d’énergie vers le milieu. On peut conclure, et vous pouvez écrire ça sur un petit papier et le glisser dans votre portefeuille, ça va toujours être vrai, que si on achemine l’énergie du Soleil dans notre corps via de la viande plutôt qu’en utilisant des végétaux, il y a une perte d’énergie supplémentaire qui est générée dans ce système.

Le tableau suivant illustre le ratio entre la quantité d’énergie fossile nécessaire pour produire 1 kcal d’énergie en protéine animale [1].

Bétail et animal produit Ratio d’énergie nécessaire pour produire des protéines animales
Agneaux 57:1
Bovins de boucherie 40:1
Oeufs 39:1
Porcs 14:1
Produits laitier 14:1
Dindes 10:1
Poulets 4:1

Le système de production de protéines animales nécessite une moyenne de 25 kcal pour produire 1 kcal. Ce ratio est environ 11 fois plus élevé que pour la production de protéines à partir de grains, qui est d’environ 2,2 kcal pour 1 kcal de production.

Cette dépense supplémentaire d’énergie pour la viande animale provient de plusieurs sources: culture de végétaux pour consommation par les animaux, transport de ces végétaux et l’utilisation de territoires pour ces cultures végétales (notamment la déforestation de la forêt amazonienne pour l’élevage bovin [2]). Ces dépenses d’énergies supplémentaires ont aussi des conséquences indésirables comme la production de gaz à effet de serre, dont le méthane, l’appauvrissement des sols, l’augmentation des prix des céréales, etc.

Une manière simple d’optimiser l’utilisation des ressources de notre planète pour nous nourrir serait de changer nos habitudes alimentaires, de telle sorte que la viande prenne moins de place dans notre assiette. Toute diminution de cette consommation de viande, aussi minime soit-elle, est un pas de plus vers le respect des lois physiques qui gouvernent notre Univers.

Référence

[1] Pimentel D. and Pimentel M., Sustainability of meat-based and plant-based diets and the environment, American Journal of Clinical Nutrition, Vol. 78, No. 3, 660S-663S, September 2003
[2] Tourrand J.F., Piketty M.G., Oliveira J.R.D., Thales M.C., Alves A.M., Da Veiga J.B., Poccard Chapuis R. Elevage bovin, déforestation et développement régional : le cas du sud du Para, Amazonie brésilienne, 2004. Bois et forêts des tropiques (280) : 5-16, format PDF.

Licence

Ce billet est distribué sous licence Creative Commons BY-SA.

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