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Réduire les permissions de l'application Facebook sur Android

Lors d'une mise à jour de l'application Facebook pour Android sur mon téléphone à poche, j'ai jeté un oeil aux permissions supplémentaires que je devais accorder à l'application pour bénéficier de la mise à jour.

Changement de permissions pour la mise à jour de l

En lisant les autres permissions de l'application, je constate qu'elle a autant de droits que moi-même sur mon téléphone. Sauf erreur, cette application est la seule autorisée par Facebook, et j'en suis donc réduit à accepter ces conditions ou simplement me passer de l'application. Dilemme.

Or, il est possible de contrôler les permissions des applications grâce à une fonctionnalité cachée sur Android. Il suffit d'installer App Ops Starter, qui elle ne requiert aucun permission spéciale, pour accéder au menu permettant de retirer des permissions aux applications.

App Ops Starter et Facebook

Je vous invite, tant qu'à faire, à étrangler les permissions d'autres applications invasives telles que Services Google Play et autres applications propriétaires.

Réponse à une journaliste Facebook

Il y a quelques jours, j'ai reçu une demande d'amitié Facebook de la part d'une journaliste dont je n'avais jamais entendu parler et avec qui je n'avais aucun ami commun. Naïvement, j'ai accepté sa demande d'amitié. Quelques jours plus tard, elle m'envoie des questions en tant que journaliste dans un message Facebook.

Me demandant jusqu'à quel point ceci est une intrusion dans ma vie privée, je conçois que tout ce qui est publié sur Facebook est de nature publique, je n'ai trop su comment réagir. J'ai d'abord répondu laconiquement, et elle est par la suite revenue à la charge.

Ayant depuis eu le temps de réfléchir, je publie ici ma réponse.

Chère Madame X,

Après réflexion, je trouve plutôt maladroite votre utilisation de Facebook pour me contacter en tant que journaliste. Une simple recherche sur le web vous aurait suffi pour trouver mon adresse courriel, vous donnant ainsi un moyen plus approprié selon moi pour me contacter.

En effet, pourquoi me demander d'être votre ami afin de me poser des questions d'intérêt journalistique? Votre vie amoureuse, vos photos de familles ou votre intérêt pour Watatatow ne me sont d'aucuns intérêt dans ce contexte. La réciproque est également vraie. M'y donner accès en premier lieu, attendre quelques jours et me contacter pour me poser des questions plante un décor que je trouve inconvenant pour le type de relation qui devrait nous relier.

J'ignore si vous avez réfléchi à ces considérations, toutes récentes j'en conviens, ou si vous avez tout simplement opté pour le moyen le plus aisé ou le plus naturel pour me contacter. À voir l'explosion de votre nombre d'amis sur Facebook dans les derniers jours, on pourrait penser que vous avez utilisé une technique tous azimuts pour augmenter votre nombre de contacts. J'ai crainte que ce ne soit pas là une stratégie gagnante.

Dans tous les cas, je vous invite à réfléchir à la question du médium pour poser des questions dans votre pratique journalistique. Cela vous permettra peut-être d'obtenir plus aisément des réponses à vos questions, et ce sera surtout dans un contexte plus approprié. Cela aura peut-être aussi le mérite de vous obliger à utiliser les conventions usuelles d'une correspondance écrite, telle que la mise en page et les formules de salutations. Soyez certaine que votre qualité de journaliste n'y perdra rien au change, bien au contraire, et peut-être que la qualité du travail d'information de votre employeur s'en trouvera lui aussi rehaussée, ce dont il aurait bien besoin, vous en conviendrez.

Cordialement,

Miguel Tremblay

Mon compte Facebook est maintenant activé

Oui, vous avez bien lu, mon compte Facebook est maintenant activé.

Avec ce que j'avais déjà écrit ici (De la non-indexation du contenu de facebook, Blogues, Facebook, Twitter et tout ça), on aurait pu penser que je n'utiliserais jamais ce compte. Et j'étais de ceux-là.

Cependant, il est apparu que l'absence de compte Facebook me faisait manquer des opportunités. Je l'ai d'abord constaté lors de la coordination des activités d'URLer.tv. Les messages étaient envoyés via Facebook aux membres, je ne recevais donc rien. Il fallait qu'une gentille personne travaille manuellement pour me faire parvenir l'information. J'en profite d'ailleurs pour remercier Simon H qui faisait la plupart du temps le travail.

Autre point, beaucoup de personnes de mon entourage ignorent que je publie sur ce blogue de façon régulière. Les fils RSS étant malheureusement, et injustement selon moi, peu utilisés, Facebook pourra peut-être prendre le relais pour relier ptaff.ca et tout ce beau monde.

Un dernier avantage, je rencontre beaucoup de gens lors de mes voyages, que ce soit pour le travail ou pour les vacances. Facebook me permettra de garder contact avec ces gens-là. C'est une grande valeur ajoutée que je ne peux retrouver ailleurs. Cela peut être utile dans l'avenir, surtout dans un contexte de groupe d'intérêt.

Rien que des constats couverts par des millions d'articles déjà, j'en suis bien conscient.

Cependant, je reste ferme sur un point. J'utiliserai Facebook comme plate-forme pour communiquer avec des gens, pas pour y publier du contenu inédit. ptaff.ca est un site web où nous avons le plein contrôle sur le contenu et sur les conditions d'utilisation et ça, c'est loin de se retrouver sur Facebook.

Blogues, Facebook, Twitter et tout ça

Livre au-dessus de l’oiseau bleu de Twitter

Paul Boutin nous annonce sur Wired que ça y est, les blogues sont morts. Il nous recommande de s'exprimer nous-même («expressing yourself») sur Flickr, Facebook ou Twitter.

La métrique utilisée pour en arriver à cette conclusion est simple: la position de votre publication dans une recherche sur google à l'aide des mots-clefs qui représentent votre article (billet, Twit?). Comme les grands sujets sont la plupart du temps déjà traités par des publications qui ont un PageRank plus élevé (wikipédia, blogues corporatifs), il est difficile de se tailler une place dans les premiers résultats d'une requête dans Google.

La solution proposée pour résoudre ce problème est de verser dans le volume et, donc, de raccourcir la taille du contenu proposé. C'est l'équivalent des canaux d'information en continue (RDI, LCN, CNN), mais sur le web. Comme il prend un certain temps pour réfléchir, avoir des idées et publier un bon texte, la compétition a le temps de faire la même chose. Ce qui fait que, pour se démarquer, il faut avoir de bonnes idées ou encore de grands moyens. La beauté du Twit, de Facebook et des informations en continues, c'est qu'il est aisé d'être prolifique et rapide puisque le contenu des messages est réduit à sa plus simple expression.

Le risque, c'est que qui parle beaucoup pense peu. Dans le cas des réseaux d'information en continue, plus d'images, moins d'idées.

Je ne nie pas que ces formats peuvent convenir à certains types de messages. Un paragraphe par exemple est suffisant pour les annonces classées. Le lecteur du 24 heures pourra par contre convenir que ce format n'est peut-être pas l'idéal pour expliquer la situation géopolitique mondiale tel que le conflit israélo-palestinien.

Les victimes de la mode du web, comme Paul Boutin, ont la propension à ordonner les technologies utilisées sur internet, plutôt que de regarder à quel type de communication ils conviennent. Ces plateformes ont sûrement leur utilité, je n'en doute pas, mais elles ne sauraient remplacer la solidité d'un texte bien bâti et articulé, même s'il doit être plus long à lire qu'un Twit (140 caractères maximum).

S'il y avait un Kasimir Malevitch des temps modernes, il inventerait la version numérique du Carré blanc sur fond blanc: un système de communication où la quantité maximale d'information que l'on peut échanger est d'un octet. Nous saurions à ce moment que nous avons atteint un point de non retour.

Carré blanc sur fond blanc

De la non-indexation du contenu de facebook

Il y a trois semaines, un ami m'expliquait le fonctionnement de facebook. J'en avais d'abord entendu parler parce que le gouvernement d'Ontario en a bloqué l'accès à ses employés. Puis j'ai reçu quelques invitations d'amis pour m'inscrire mais je voulais d'abord savoir exactement quelle était cette créature et, point problématique que je développe plus bas, il est impossible de consulter le contenu de facebook sans s'y inscrire.

Les jours passent et j'entends parler de facebook par beaucoup, beaucoup de monde. C'est incroyable l'envolé que ce site a connu. J'ai pris la décision de ne pas me créer de profil sur facebook. Ma raison: tout ce que je publierai sur ce site ne sera pas indexé.

Définition d'indexation avant d'aller plus loin. Selon le grand dictionnaire terminologique, pour le champ lexical "informatique", indexation == référencement.

Référencement

Définition: Enregistrement d'un site Web dans les moteurs et répertoires de recherche, afin de le faire connaître aux internautes, d'en accroître la visibilité et d'en augmenter ainsi le nombre de visiteurs.

La pérennité et l'accessibilité sont des qualités essentielles pour moi. Or, si je passe du temps à écrire et à publier sur facebook, ce temps-là ne sera pas investit dans un texte qui pourra être lu par tous (ce billet par exemple). Ceci dit, facebook a sûrement des qualités indéniables étant donné son succès. Ma décision est basée sur ce point précis, non pas sur l'ensemble du projet.

J'en suis venu à me questionner sur la motivation des dirigeants de facebook de ne pas ouvrir son contenu aux moteurs de recherche. Certes, il est normal de pouvoir mettre du contenu privé selon ce que l'usager désire. Du contenu non indexé par les moteurs de recherche, uniquement visible pour les «amis» de l'usager, ou tout autre modalité existante sur le site. Mais, inversement, pourquoi ne permettent-ils pas de mettre du contenu visible qui peut être consulté par tout le monde, humain non inscrit et robots d'indexation y compris? Pourquoi forcer une grand-mère à se créer un profil pour qu'elle puisse visualiser les photos de son petit-fils?

Penchons-nous quelques instants sur le modèle de revenu de facebook. Ou plutôt son absence de modèle. Ne cherchez pas cette information sur le site de facebook, il faut être inscrit pour voir quoique soit d'autre que la page pour se créer un profil (à 85 000 exceptions près, ce qu'ils nomment le Public Listing, mais tous les hyperliens de ces pages mènent vers la page d'inscription. C'est plutôt une technique de marketing plus qu'autre chose selon moi).

Comment facebook se finance-t-il? Une réponse possible est la publicité en ligne. Selon une entrevue accordée à TechCrunch (traduction de moi):

Facebook a trois sources de revenu:

*Publicité texte locale (de collèges et d'entreprises locales), à 15-20$/jour;
*Bannière publicitaire traditionelle, vendue sur une base nationale;
*Groupe de commanditaires - exemples incluant Apple, EA, etc.

Toujours selon TechCrunch, ces méthodes de publicité rapporteraient jusqu'à 1 millions de dollars US par jour semaine.

Pour maximiser ces trois sources de revenu, facebook aurait tout intérêt à ouvrir son contenu aux moteurs de recherche pour augmenter le trafic de son site. Qui dit augmentation de trafic dit plus de visibilité des publicités, plus de clics sur les publicités, plus de revenu.

Dans un premier temps, on pourrait penser que facebook a procédé de la sorte afin d'attendre une masse critique d'usagers inscrits afin de pouvoir créer une communauté. Soit. Mais avec au-delà d'un millions d'usagers inscrits, facebook peut sûrement considérer que cette masse critique a été atteinte. Pourquoi n'offrent-ils pas la possibilité de publier du contenu indexé par les moteurs de recherche?

J'hasarde une hypothèse. Le but des dirigeants de facebook est de maximiser non pas les revenus mais le nombre d'usagers. Pourquoi? Pour faire en sorte que sa valeur de vente soit la plus grande possible. Une valeur de vente basée sur des revenus est facilement quantifiable, des acquisitions de compagnies basées sur ce mode de revenu existe depuis plus d'un siècle. Là où la valeur est hautement spéculative, c'est sur la valeur des usagers fidèles à un service sur internet.

facebook aurait déjà refusé une offre de 1 milliard de dollars de Yahoo! Quand on sait que Google a payé 2,3 milliards de dollars pour YouTube, une compagnie avec une source de revenu inexistante, on peut penser que facebook fait le même pari et essait d'avoir une valeur de vente comparable, quitte à garder le contenu emprisonné pour maximiser la valeur potentielle de la compagnie qui est basée sur le nombre d'usagers.

C'est le sort que souhaite tous les inventeurs de sites web dit "2.0": YouTube, MySpace, flickr, etc. Modèle de revenu inexistant, valeur hautement spéculative, un peu la bulle internet revisitée. Elle va à coup sûr exploser elle aussi. Reste à savoir si facebook va réussir à vendre son site avant ou après la déflagration.