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L'armée du Québec indépendant: mission et alliances

Billet originalement publié sur le Huffington Post.

L'accession d'un État à l'indépendance pose plusieurs questions capitales, notamment celle portant sur l'armée du pays qui serait créé. Tout projet sérieux d'accession du Québec à l'indépendance doit donc aborder cette question et fournir des réponses étoffées au peuple québécois. Afin d'inviter les Québécois à débattre de cet important sujet, j'ai esquissé sous forme de questions-réponses un portrait d'une armée possible pour le Québec.

Je me suis inspiré en partie des études déposées à la Commission d'étude des questions afférentes à l'accession du Québec à la souveraineté, initiée par le gouvernement de Robert Bourassa en 1991. Plus spécifiquement, l'étude rédigée par Charles-Philippe David La défense d'un Québec souverain : ses pièges et ses possibilités, où l'auteur exposait certains scénarios possibles pour l'armée du Québec. Pour la rédaction de mes réponses, j'ai opté pour une voie hybride entre les différents scénarios identifiés par David.

Mon approche prend par ailleurs comme prémisse que les missions de maintien de la paix de l'ONU ont gagné en complexité au cours des dernières décennies et nécessitent aujourd'hui des ressources différentes que lors de la guerre froide. Afin d'identifier un objectif pérenne pour déterminer la composition des forces armées du Québec, j'ai substitué «mission de maintien de la paix» par «missions contribuant à la paix et à la stabilité mondiale, et approuvées par le peuple du Québec». La mission ultime de la force armée du Québec serait ainsi reliée à la volonté du peuple qui sous-tend cette force armée, et non à une conjecture particulière de l'histoire.

Afin de ne pas alourdir le texte, les termes employés pour désigner des personnes sont pris au sens générique; ils ont à la fois valeur d'un féminin et d'un masculin. Ainsi, le mot « soldat » désigne autant une femme qu'un homme soldat.

Divisées en trois parties, les réponses aux questions donnent un point de départ pour permettre les discussions sur cet important sujet. Voici la première partie, où j'expose quelles seraient la mission et les alliances de l'armée du Québec. La deuxième partie porte sur la composition de l'armée du Québec et la troisième sur la transition des Forces armées canadiennes à l'armée du Québec.

Pourquoi une armée au Québec ?

Une force armée de l'État du Québec aurait cinq rôles:

  • Appuyer les autorités civiles en cas de crise, par exemple en cas de catastrophe naturelle (ex.: déluge au Saguenay, tempête de verglas de 1998, etc.);
  • Offrir un soutien opérationnel et logistique au gouvernement lors d'un événement important au pays (ex.: Jeux olympiques, conférences importantes de type G8, etc.);
  • Mener des opérations quotidiennes sur le territoire québécois (y compris dans le nord) et sur le continent nord-américain en collaboration avec nos alliés canadiens et américains afin d'assurer la surveillance et la souveraineté du territoire;
  • Mener des opérations extérieures en support à la communauté internationale;
  • Répondre à une attaque violente majeure d'un groupe non-étatique.

L'armée du Québec participerait-elle à des missions à l'extérieur de son territoire ?

Oui. Le succès du Québec sur la scène internationale reposerait en grande partie sur son intégration dans un ensemble mondial, avec le droit international comme base pour régler les conflits politiques ou commerciaux.

Grâce à la primauté de ce droit, le Québec pourrait exporter ses richesses et importer les matières premières essentielles à son développement. Il serait donc dans l'intérêt du Québec de participer au maintien de cet espace mondial et même à son élargissement. C'est pourquoi le Québec devrait considérer avec attention les diverses options de participation à des missions internationales visant le maintien de la stabilité mondiale. Ces missions pourraient prendre plusieurs formes, allant de l'implication diplomatique au soutien humanitaire jusqu'aux opérations de combat. Ces missions seraient, généralement, entreprises avec la participation et l'appui de nos partenaires internationaux les plus importants (Canada, États-Unis, Europe).

De plus, la présence militaire du Québec dans des missions extérieures prouverait le sérieux du Québec sur la scène internationale. Ce serait un moyen de se distinguer des autres pays avec des populations comparables dont l'implication sur la scène mondiale n'est pas significative. Le Québec pourrait ainsi avoir un rôle international comparable à celui de la Nouvelle-Zélande (4 millions d'habitants) ou de la Suède (9 millions), qui contribuent beaucoup plus à la sécurité mondiale que des pays aux populations comparables, comme la Grèce (10,8 millions) ou l'Autriche (8,5 millions).

L'armée du Québec participerait-elle uniquement aux missions de maintien de la paix de l'ONU ?

Non. Les missions de maintien de la paix sont habituellement définies comme les missions militaires approuvées par le Conseil de sécurité des Nations unies. Si l'armée du Québec participait seulement aux missions de paix, le pays du Québec soumettrait sa volonté au Conseil de sécurité, donnant un droit de veto à chacun des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.

Il n'est pas souhaitable qu'un de ces cinq pays, comme la Chine ou la Russie, puissent ultimement décider où et quand pourrait intervenir l'armée du Québec.

C'est pourquoi l'armée du Québec ne participerait pas seulement aux missions de maintien de la paix, mais bien à celles qui seraient identifiées par son gouvernement comme étant dans l'intérêt national du Québec.

L'armée du Québec ferait-elle partie du NORAD ?

Oui, le Québec devrait demander son admission au NORAD.

Le NORAD (Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord) est un partenariat entre le Canada et les États-Unis qui permet d'assurer la surveillance de l'espace aérien nord-américain. En raison de la situation géographique du Québec, tout laisse croire que le Canada et les États-Unis ne voudront pas d'une brèche dans la défense de leur territoire et préféreront dès lors inclure le Québec.

Cette alliance s'étendrait logiquement à la surveillance maritime. Le Québec assurerait la surveillance d'une partie du golfe du Saint-Laurent ainsi que d'une bonne partie de la voie maritime du Saint-Laurent, voie stratégique donnant accès au cœur du continent américain.

Le Québec devrait chercher à maintenir des liens militaires étroits avec ses deux voisins dans ces domaines. Ceci s'inscrirait dans une logique de participation à la défense du continent nord-américain.

L'armée du Québec ferait-elle partie de l'OTAN ?

Le Québec ne devrait pas intégrer l'OTAN, mais plutôt chercher à obtenir le statut de partenaire.

L'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique nord) est une association de pays dont le but premier est d'assurer la défense des pays membres contre les menaces extérieures. Or, comme le Québec ne fait présentement face à aucune menace militaire conventionnelle, on peut questionner la pertinence qu'il aurait à intégrer l'OTAN, d'autant plus qu'une telle participation amène une série de contraintes, comme la défense mutuelle et automatique. Si la Russie, par exemple, attaquait l'Estonie, le Québec entrerait automatiquement en guerre contre la Russie.

Il existe une série d'autres statuts pour les pays non-membres de l'OTAN mais désirant collaborer à certaines missions. C'est par exemple à titre de partenaire non-membre que l'Australie a participé à la mission de l'OTAN en Afghanistan, ou que la Nouvelle-Zélande a participé à celle en Irak.

De plus, le statut de partenaire permettrait à l'armée du Québec de collaborer avec les forces armées des pays membres, développant notre armée en suivant les normes techniques de l'OTAN (armement, systèmes de télécommunications, encryptage, etc.). Ceci faciliterait l'intégration de l'armée du Québec à une éventuelle force internationale, en tirant profit du système de logistique et d'approvisionnement de l'OTAN.

L'armée du Québec ferait-elle partie de Five Eyes ?

Il est improbable que le Québec puisse en faire partie, même s'il le souhaitait. Five Eyes désigne l'alliance des services de renseignement de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des États-Unis (elle a entre autres été popularisée par les révélations d'Edward Snowden). Il s'agit essentiellement d'une entente qui permet l'échange de données de renseignement entre ces pays.

Il est improbable que le Québec soit invité à joindre ce groupe, car sa formation résulte de 60 ans d'opérations communes entre les pays membres, et elle est basée sur des liens de confiance étroits dans les domaines militaires et de renseignement. Chaque participant fait suffisamment confiance aux autres membres pour partager ses secrets les plus importants. Le Québec indépendant ne bénéficiant pas de ce lien de confiance avec les pays du Five Eyes, il aurait à le développer au cours des décennies.

Dans un premier temps, le Québec devrait tenter de créer des ententes bilatérales avec certains pays (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France) afin de partager des renseignements sur des sujets et opérations spécifiques.

Los Angeles - Chicoutimi: Jour 33

Lino sur la route

Los Angeles - Chicoutimi est une série de billets écrits par Lino Tremblay lors de son périple en vélo entre ces 2 villes. Vous pouvez consulter la série complète des billets en retournant sur la page d'accueil de cette section du site.

Jour 33

Date: 23 juin 2011
Emplacement: Chicoutimi, QC
Distance de Los Angeles (à vol d’oiseau): 4208 km
Distance de Chicoutimi (à vol d’oiseau): 0 km

Malgré ce qu'on pourrait croire, le trajet entre Boucherville et Chicoutimi (La Baie, en fait, où m'attendait mon auto) n'a pas été totalement dénué d'intérêt. Au contraire, après avoir vu tant de pays, il me semble avoir été plus en mesure de comparer notre province à d'autres endroits.

Mon principal constat est que la qualité de la Route verte dont on parle tant varie énormément. Oui, c'est vrai que la Route est souvent superbe (mon bout préféré étant la 132 dans les environs de Kamouraska), mais d'autres fois, elle est carrément dangereuse. Aussi, comme la plupart des pistes cyclables, la Route verte effectue parfois des détours tout à fait inutiles, à moins que les arrière-cours et les poulaillers vous intéressent. Autre chose qui m'irrite: les tronçons non pavés. Une piste cyclable sans asphalte, c'est un chemin de terre, point à la ligne. Il ne suffit pas d'y installer une affiche verte pour la transformer en piste cyclable.

La Route verte? Où ça?
La Route verte? Où ça?

Pour ce qui est des endroits, Sorel s'est mérité l'insigne honneur de figurer dans mon palmarès des villes les plus laides, en compagnie de Sudbury (Ontario), Erie (Pennsylvanie) et Beaumont (Texas). Par contre, certains villages agricoles - Yamaska, par exemple - m'ont agréablement surpris, surtout si on les compare à ceux de Nebraska.

Yamaska
Yamaska

Un autre région que je suis content d'avoir visité est Charlevoix, entre Baie-St-Paul et St-Siméon. J'ai toujours eu une préférence pour les endroits situés près d'un cours d'eau et bien garnis en côtes. J'ai donc été gâté dans ce coin, notamment sur la 362, qui relie Baie-St-Paul et La Malbaie. À St-Irénée, il y a des côtes qu'on ne monte pas, mais qu'on "arrache". Certains bouts, j'ai dû me lever et sortir tout mon petit change pour me rendre en haut sans zigzaguer ni mettre le pied à terre, ce qui a bien amusé les cyclistes qui descendaient la même côte avec leur vélo de 18-19 livres. Ça aura probablement été la seule occasion de tout le voyage où j'ai été dans le rouge, mais ça fait plaisir de faire un peu d'intensité après avoir fait du volume pendant plus d'un mois.

Port-au-Persil
Port-au-Persil

Après trente-trois jours de route, j'ai fait mon 6000e kilomètre en sortant de St-Félix-d'Otis, une dizaine de kilomètres avant La Baie. Pour ceux que ça intrigue, je n'ai pas manipulé les chiffres pour arriver si près de l'objectif fixé, mais bien le trajet au fur et à mesure du voyage - s'il avait fallu, je serais allé manger un cornet à Rimouski avant de rentrer à la maison.

Je ne sais pas si c'est à cause des indulgences que j'ai ramassées tout au long de l'hiver, mais j'ai eu une demi-journée de pluie dans tout le voyage. Le vent a beaucoup aidé aussi, bien que je l'ai eu contre moi assez souvent. Bref, mis à part un effet assez catastrophique sur mes finances et quelques marques sur les fesses (ce qui devrait s'estomper avec le temps dans les deux cas), ce voyage aura été mon plus efficace, tant pour la logistique que pour les conditions météo et le physique. Je n'ai pratiquement pas eu de problèmes avec le vélo, j'ai les genoux bronzés, les mains blanches (à cause des gants) et je suis presque en jambes pour le reste de la saison.

Merci à tous mes lecteurs, particulièrement à ceux qui m'ont écrit (par l'intermédiaire de ce site, par courriel ou sur Facebook) et qui ont fait un don à l'ACSM. Ma détermination à poursuivre vient en grande partie de vous!

Los Angeles - Chicoutimi: Jour 29

Lino sur la route

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Jour 29

Date: 19 juin 2011
Emplacement: Boucherville, QC
Distance de Los Angeles (à vol d’oiseau): 4005 km
Distance de Chicoutimi (à vol d’oiseau): 361 km

Sur Columbus et Cleveland, il n'y a pas grand-chose à dire, mis à part que quelques tronçons de piste cyclable facilitent les déplacements dans Columbus (ce que je n'avais pas vu depuis longtemps dans une grande ville), et que la principale qualité de Cleveland est de se trouver sur les rives d'une étendue d'eau digne de ce nom (ce que je n'avais pas vu depuis le début de ce voyage), le lac Érié.

Cleveland
Cleveland

Par contre, j'ai vu plusieurs endroits qui m'ont fait regretter d'avoir renvoyé mon matériel de camping au Saguenay (je ne sais plus si je l'ai mentionné, mais j'ai décidé tôt dans le voyage de dormir dans des motels jusqu'à la fin). Le plus tentant a été un immense manoir abandonné, dans un coin tranquille de l'Ohio. Bien entendu, c'était interdit de trépasser sur les lieux, mais bon, personne ne l'aurait remarqué.

Décord de film d’horreur
Un vrai décor de film d'horreur, et j'ai manqué l'occasion d'y passer la nuit…

À Perry, juste avant de quitter l'Ohio, je suis passé près du centrale nucléaire. Comme je n'en avais jamais vu en vrai, je suis allé l'examiner de plus près. Cette centrale devait à l'origine être composée de deux réacteurs, mais un seul a été terminé. L'autre (celui qui ne boucane pas) n'a jamais été complété, faute d'argent (six milliards de dollars avaient déjà été consacrés au projet, quand même!). Non seulement la structure qui est toujours en place n'a-t-elle jamais servi, mais elle devrait probablement être reconstruite à partir de zéro s'il était décidé d'ajouter un deuxième réacteur, tant elle est vieille (elle date du début des années 1980). Il y aurait matière à comparaison avec certaines installations sportives du Québec, mais je vais m'abstenir.

Perry, OH
Perry, OH

Après un bref passage en Pennsylvanie (où Erie s'est mérité le titre de ville la plus laide de mon voyage), je suis arrivé dans l'État de New York. Finalement, ce n'est pas à Buffalo que je suis sorti, mais à Rochester. Comme les autres grandes cités visitées auparavant, Rochester (210 000 habitants, 1 000 000 avec la couronne) ne m'a pas coupé le souffle. Pour la première fois du voyage, j'ai refusé une chambre d'hôtel (ce qui n'est pas peu dire, compte tenu de mon seuil de tolérance aux motels cheap passablement élevé). Le soir de mon passage, c'était le festival de jazz. Les rues étaient pleines de monde - et surtout très sales. Pour ce qui est du night life, c'était quelque chose, mais je dois avouer que ça ressemblait plus à un gros Chicoutimi un soir de Rythmes du monde qu'à une rue St-Laurent ou Ste-Catherine par une belle soirée d'été.

C'est donc avec bonheur que je suis retourné sur les routes de campagne de New York le lendemain. Cet État a été un de mes préférés pour deux raisons. Tout d'abord, les accotemments sont démesurément larges (on pourrait y rouler à quatre de front par grands bouts) et la plupart du temps en bonnes conditions. Ensuite, il y a beaucoup de kiosques de petits fruits, surtout le long du lac Ontario. Je serais bien embêté d'expliquer pourquoi, mais j'éprouve un vif plaisir à manger des fraises en roulant - et surtout à jeter la queue dans le fossé d'un geste décidé et finalement m'essuyer les doigts sur mon cuissard.

Accotement de New York
Accotement de New York

Vingt-neuf jours après mon départ de Los Angeles, me revoici sur les routes cahoteuses du Québec. Encore une fois, j'ai été en mesure de constater à quel point notre réseau routier fait dur, et encore une fois, à quel point l'excuse de l'hiver rigoureux ne tient pas la route (ils ont cela aussi à cent mètres au sud des douanes, pourtant, l'asphalte est belle).

Il me reste moins de 600 km à faire maintenant. Entre Montréal et Québec, je roulerai sur la 132. Ensuite, je ferai un petit crochet sur St-Siméon, histoire de vraiment faire 6000 km. En plus, ça va me permettre d'affirmer que j'ai traversé à vélo tous les villages côtiers du St-Laurent en aval de Montréal, jusqu'à Blanc-Sablon au nord et Percé au sud.

Los Angeles - Chicoutimi: Les statistiques

Lino sur la route

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Jours sur la route 33
Temps sur le vélo 269h34 (8h10 par jour)
Distance parcourue 6010,6 km (182,1 km par jour)
Vitesse moyenne pour l'ensemble du voyage 22,3 km/h
Calories brûlées à vélo* 188 704 (5718 par jour)
Magasins de vélo visités 6
Crevaisons 5
Rayons cassés 2
Distance parcourue autrement qu'en vélo Route en construction : 15 km
Tunnel : 5 km
Ponts (2) : 10 km
Poids au départ 145,5 livres
Poids à l'arrivée 139 livres

*Évalution basée sur une moyenne de 700 calories à l'heure.

Détails complets du parcours (fichier PDF)

Dernière mise à jour: 23 juin 2011 (version finale)

Los Angeles - Chicoutimi: Jour 23

Lino sur la route

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Jour 23 (2011-06-13)

Date: 13 juin 2011
Emplacement: Lebanon, OH
Distance de Los Angeles (à vol d’oiseau): 3098 km
Distance de Chicoutimi (à vol d’oiseau): 1451 km

Les États se suivent, mais ne se ressemblent pas.

Après le Nebraska où j'ai failli m'endormir, l'Iowa a été passablement désagréable pour plusieurs raisons. Le vélo n'a aucune place dans cet immense quadrillage de routes rurales toutes pareilles. Il n'y a jamais d'accotement, et les automobilistes ne comprennent pas qu'on ne peut pas rouler dans le sable en vélo comme ils le font avec leur tracteur. Ils vous klaxonnent donc à qui mieux-mieux parce que vous leur bloquez le chemin. C'est d'autant plus dangereux pour tout le monde que l'Iowa - et en particulier la partie ouest - est très valonneux, ce qui réduit la visibilité. Il m'est souvent arrivé d'avoir trois ou quatre véhicules derrière moi dans une côte. Finalement, la température a été chaude et humide presque tout le temps. Bref, faire un long tour de montagnes russes dans un champ de blé d'Inde à 35 degrés en manquant de se faire écraser par chaque voiture qui passe m'a poussé à commencer une toute nouvelle liste: celle des endroits où je promets de ne plus jamais retourner. C'est dommage car Des Moines est une ville assez belle.

Des Moines

Autre chose qui m'a marqué en Iowa, c'est sa forte culture du drapeau. Ce n'est pas pour rien que le soldat Ryan est originaire de l'Iowa - pour ceux qui ont vu le film, la scène où on voit l'automobile des militaires parcourir l'entrée d'un kilomètre de long qui mène à la maison des Ryan se déroule dans un décor typique de l'Iowa. Ce patriotisme est solidement imbriqué à la religion, tant et si bien que je ne suis pas arrivé à déterminer si les carouges (à épaulettes!) de cette région étaient si agressifs envers moi parce que je ne partage pas leurs croyances relieuses ou parce qu'ils s'imaginaient que j'en voulais à leur territoire et à leurs petits (probablement un mélange des deux).

Pour ce qui est de l'Illinois, il n'y a pas grand-chose à dire. C'est un État plat, sans grande personnalité, ni très riche, ni très pauvre.

Par contre, j'ai beaucoup aimé l'Indiana, qui a des routes extraordinaires presque partout. J'ai pu sentir la différence dès que j'y suis arrivé, surtout que j'avais le vent de dos. C'est en grande partie à cause de ces deux facteurs que j'ai fait ce qui sera probablement ma meilleure journée de ce voyage: 259 km (il me restait du gaz pour continuer mais le soleil tombait!).

Dans tous mes voyages, j'ai traversé plusieurs champs d'éoliennes, et chaque fois, je ne peux pas m'empêcher de trouver ça beau. Presque à chaque fois, je prends le temps de les écouter. Contrairement à ce qu'on en dit, ce n'est pas si bruyant que ça - et quand on pense que les gens qui vivaient sur la 1ere rue à La Baie ont subi le vacarme de la Consol et de l'Alcan pendant des décennies (sans parler des odeurs, de la poussière de bauxite, etc.), vraiment, il n'y a pas de quoi se plaindre. Avec le brouillard, le dernier champs d'éoliennes que j'ai traversé, en Indiana, avait un aspect à la fois futuriste et surréaliste. J'aurais vu surgir de la brume un At-at ou un de ces violents vaisseaux extraterrestres de la Guerre des mondes que je n'aurais pas été surpris.

Champs d’éoliennes

Hier, j'ai passé quelques heures à Indianapolis, et aujourd'hui, à Cincinnati. Dans les deux cas, ces villes m'ont paru assez quelconques, bien que la première est plus belle et plus riche.

Ce soir, je me suis arrêté à Lebanon (Ohio), qui a un cachet historique remarquable. C'est probablement la plus belle des villes où je me suis arrêté pour la nuit, toutes tailles confondues. Je suis allé prendre une bière au Golden Lamb. J'y aurais bien passé la nuit, mais le prix des chambres est dans les trois chiffres, alors je me suis contenté du Budget Inn - qui est géré par un Indien (de l'Inde), comme une étonnante proportion des motels où j'ai dormi depuis trois semaines.

Lebanon, OH

La dernière partie américaine de ce voyage me fera passer par Columbus, Cleveland et Buffalo. J'espère être à Buffalo vendredi, je n'ai pas commis d'abus depuis Denver.

Los Angeles - Chicoutimi: Jour 16

Lino sur la route

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Jour 16 (2011-06-06)

Date: 6 juin 2011
Emplacement: Omaha, NE
Distance de Los Angeles (à vol d’oiseau): 2135 km
Distance de Chicoutimi (à vol d’oiseau): 2113 km

Une chose que j'ai remarquée au Colorado, c'est que les affiches qu'on voit en arrivant dans les villes documentent l'altitude de l'endroit. Pour les gens du Colorado, cette information semble plus importante que la population. Quand on m'a demandé à quelle altitude j'habite, j'ai expliqué que cette donnée n'avait pas de signification chez nous. Dommage, j'aurais aimé avoir la présence d'esprit de répondre "45 pieds, mon appartement est au deuxième étage".

Une fois sorti de Denver, le Colorado et surtout le Nebraska m'ont fait vivre une série de jours de la marmotte sur roues. En effet, la 30 (sur laquelle j'ai fait 500 km) est une interminable route rurale qui ne connaît à peu près aucune variation: grosse ville aux 50-75 km, et entre les deux, des villages de 500-1500 habitants aux 15-20 km, avec silos, dépanneur, etc. On sort d'une municipalité, et déjà se profile au loin le réservoir d'eau de la prochaine. Des deux côtés de la route, des champs, et parfois du bétail. À droite (à gauche sur un petit bout à la fin), le chemin de fer, qui est étonnament achalandé. Tout cela est pauvre, laid et ennuyant à mourir, surtout quand on vient de visiter l'Utah et l'Ouest du Colorado (qui ont leurs coins pauvres également, mais en plus varié).

Bibliothèque de Sedgwick, NE
La prestigieuse bibliothèque de Sedgwick, NE. Comme c’était fermé, je n’ai pas réussi à savoir si le chiffre sur le bâtiment représentait leur budget de fonctionnement annuel ou la dernière année où ils ont acheté des livres.

Heureusement, cela n'a duré que cinq jours, même si j'ai eu le vent contre moi pendant deux jours. Heureusement aussi, l'accotement est beau la plupart du temps. En anglais, on dirait a wide and smooth shoulder - une épaule large et douce qui vous offre confort, protection et qui vous permet de parcourir des kilomètres en toute quiétude (désolé, l'image n'est pas de moi, mais de Jacques Poulin, dans Volkswagen blues je crois).

L’accotement est beau la plupart du temps

Bref, il ne m'est pas arrivé grand-chose de significatif au Nebraska, mis à part la rencontre d'un couple de cyclistes du Colorado avec lequel j'ai fraternisé, celle d'un bâtard dont le plus cher désir était de me croquer le jarret alors que j'étais à peine éveillé et des pointes de température à 35 (hier) et 39 degrés (aujourd'hui).

Pour ce qui est d'Omaha, je ne sais pas si c'est un hasard, mais elle se trouve le plus loin possible de tout ça, juste à la frontière avec l'Iowa. J'ai vu quelques quartiers avec un peu de cachet (et je vous écris d'un parc ma foi assez agréable), mais la ville est tout sauf "amicale aux vélo" (bike friendly): tout est construit en fonction de l'automobile, et il n'y a pas un centimètre réservé aux vélos (ou en tout cas, je n'en ai pas vu un). C'est même pire que Wilmington, en Caroline du Nord, qui était ma référence auparavant.

Déjà, on sent ici les collines de l'Iowa, que plusieurs m'ont annoncées (y compris un Allemand qui était assez content de constater que les sacoches et les pneus dont je suis si fier viennent de son pays). Je compte partir pour Des Moines demain. Une fois rendu là, je déciderai de la suite du voyage. Ce n'est pas impossible que j'ajoute quelques détours, vu que je suis en avance sur le calendrier prévu et que ma carte de crédit passe encore.

Los Angeles - Chicoutimi: Jour 11

Lino sur la route

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Jour 11 (2011-06-01)

Date: 1 juin 2011
Emplacement: Denver, CO
Distance de Los Angeles (à vol d’oiseau): 1358 km
Distance de Chicoutimi (à vol d’oiseau): 2856 km

Je suis arrivé cet après-midi à Denver, trois jours plus tôt que prévu. Il faut croire que j'avais des indulgences en banque, car les conditions météo m'ont été favorables depuis Los Angeles: aucune pluie (quelques goutelettes seulement), beaucoup de soleil et des vents presque toujours du bon côté.

Sans contredit, le trajet entre Hanksville et Denver sera celui de tous les extrêmes. Tout d'abord, j'ai connu les vents parmi les plus forts de tous mes voyages: "30 mph - gusts 48 mph", comme ils l'ont dit à la télé. Vous devez bien vous imaginez le soupir de soulagement et de satisfaction quand j'ai vu que le vent soufflait exactement dans la direction où j'allais. C'est pourquoi je suis parvenu à faire 430 km à 28 km/h de moyenne les deux premiers jours. Dans ces moments, le sable rouge qui vous colle aux jambes et vous craque sous les dents (en Utah) et le chatoiement des herbes hautes (dans le Colorado) prennent une dimension toute poétique.

Poudrerie en Utah

La deuxième chose qui a dépassé tout ce que j'ai connu avant est l'altitude et la longueur des côtes. Pour la première fois de ma vie, je suis allé à 10 000 pieds (environ 3200 mètres). Ç'a été toute une aventure de faire Vail Pass (3236 m) et Loveland Pass (3655 m) le même jour. J'ai dû utiliser mon braquet le plus facile (30X36) pendant plus de trois heures, du jamais vu. Je m'attendais à souffrir du manque d'oxygène, mais honnêtement, je n'ai pas perçu de différence. C'est bien certain que j'étais fatigué ensuite, mais n'importe quelle côte semblable aurait produit le même effet. Par contre, le froid fait mal. Au sommet de Loveland Pass, il faisait 10 degrés. C'est relativement chaud, quand on monte, mais comme la descente qui vient ensuite fait une bonne vingtaine de kilomètres et que le soleil était rendu bas, j'avais froid de partout, je ne me sentais plus les doigts et je ne bougeais pas suffisamment pour me réchauffer. Bref, parfois, c'est plus agréable de monter que de descendre.

Loveland Pass

J'ai souvent entendu dire que le Colorado était un État "sportif". Au cours de ces derniers jours, j'ai eu plusieurs occasions de le constater, par exemple lorsque j'ai emprunté la piste cyclable entre les deux voies de la route sur Vail Pass, qui était entrenue même si elle se trouve à 3000 m et se trouve au milieu de nulle part .

Piste cyclable de Vail Pass

J'avais prévu aller au sommet du Mont Evans, mais ça n'a pas été possible, car la voie n'est pas dégagée jusque-là. Habituellement, elle aurait dû l'être, mais l'hiver s'est éternisé ici aussi. C'est dommage car j'aurais aimé voir l'endroit, mais d'un autre côté, ça me permet de sauver une journée, et puis bon, je suis quand même allé à 3600 m.

Demain, je me dirige vers Des Moines, Iowa, où je devrais arriver dans six ou sept jours.

Los Angeles - Chicoutimi: Jour 7

Lino sur la route

Los Angeles - Chicoutimi est une série de billets écrits par Lino Tremblay lors de son périple en vélo entre ces 2 villes. Vous pouvez consulter la série complète des billets en retournant sur la page d'accueil de cette section du site.

Jour 7 (2011-05-28)

Date: 28 mai 2011
Emplacement: Hanksville, UT
Distance de Los Angeles (à vol d’oiseau): 850 km
Distance de Chicoutimi (à vol d’oiseau): 3358 km

Après avoir quitté le Nevada, j'ai passé quelques heures en Arizona. Ce fut court, mais intense. Pendant un long moment, j'ai roulé sur une route se dirigeant droit sur une montagne énorme.

Montagne énorme

N'ayant vu aucun signe parlant de tunnel, je me demandais bien où elle passerait, jusqu'à ce qu'elle entre dans une vallée fortement encaissée, la Virgin River Gorge.

Virgin River Gorge

Malgré que l'accotement n'était pas tellement large, j'ai apprécié mon passage, et j'ai vraiment été impressionné par les parois abruptes de ce tronçon d'une quinzaine de kilomètres. Ce soir-là, je suis arrivé en Utah. Cet État immense est à la fois magnifique et exigeant. Magnifique à cause de ses montagnes ocre et ses points de vue imprenables. Entre autres, le Parc national Zion m'a laissé avec cette rare impression de vivre un moment dont je vais toujours me souvenir tout en en étant conscient sur le coup. À peu près partout, les routes sont roulantes, et la circulation sur les "scenic roads" est très légère (ce qui ne sera plus le cas le mois prochain, à ce qu'on m'a dit).

Parc national Zion

Exigeant d'abord en raison de ses côtes/cols qui font passer pour des collines à peu près tout ce que j'ai vu avant. Ce matin, j'ai grimpé une montagne pendant 20 km, avec sommet à 2900 m d'altitude.

Montagne à 3200 mètres d’altitude

Il y avait là des trembles et de la neige, un peu comme au Saguenay la veille de mon départ. Autre chose qui me complique la vie: les distances énormes entre les villes, qui me forcent à transporter beaucoup de nourriture et de liquide.

Par ailleurs, j'ai fait mes premières connaissances sur la route. Juste avant de quitter le Nevada, j'ai rencontré un Néerlandais qui se dirigeait vers Salt Lake City. Hier, j'ai croisé un groupe de retraités du Colorado qui se relaient pour faire du vélo et conduire leurs autos. Je les ai rencontrés à nouveau ce midi, et comme nous avions la même destination pour ce soir, ils ont eu l'amabilité de transporter une partie de mon matériel en auto. C'était un réel plaisir de rouler sans traîner une tonne de bagages, et surtout de pouvoir échanger avec des gens qui vivent une expérience semblable à la mienne.

Je devrais arriver au Colorado demain. Comme les retraités venaient de cet État, je leur ai demandé conseil sur les chemins à prendre, ce qui devrait m'épargner un peu de temps par rapport à au projet original. À mon grand désarroi, ils m'ont également appris que le mont Evans n'est pas encore ouvert jusqu'au sommet, à cause de l'hiver qui s'éternise - il n'y a pas qu'au Québec qu'on à ça, apparemment!

Los Angeles - Chicoutimi: Jour 3

Lino sur la route

Los Angeles - Chicoutimi est une série de billets écrits par Lino Tremblay lors de son périple en vélo entre ces 2 villes. Vous pouvez consulter la série complète des billets en retournant sur la page d'accueil de cette section du site.

Jour 3

Date: 24 mai 2011
Emplacement: Las Vegas
Distance de Los Angeles (à vol d’oiseau): 383 km
Distance de mon Chicoutimi (à vol d’oiseau): 3827 km

Je suis arrivé à Los Angeles samedi. Pour des raisons inconnues, mon vélo a voyagé par un avion différent du mien et a transité par Las Vegas et San Francisco, avant d'arriver à LA. Ça m'a empêché de rouler la première journée, mais au bout de la ligne, ça ne devrait pas changer grand-chose.

LA est une ville plutôt banale. Tout au long de mon court séjour, un brouillard permanent (il paraît que ça s'appelle smog) rendait la ville assez triste. C'est sûrement pour ça (et pour le West Edmonton Mall) que Wayne Gretzky pleurait comme une madeleine quand il a été échangé aux Kings, en 1988.J'ai vu Hollywood et ses fameuses lettres à flanc de montagne, juste après avoir traversé le quartier chinois (qui ressemble à n'importe quel autre du genre).

J'ai pris la route dimanche matin, fort de 4 jours de repos et de carbo loading (autrement dit, le réservoir d'énergie était plus que plein). La sortie de Los Angeles a été assez longue (parce que la ville et sa banlieue sont vastes, mais aussi parce que la route prévue était fermée et que j'ai dû rebrousser chemin).

Par contre, le parcours LA-Las Vegas a été assez étonnant. Après une ascension surprise à 1400 m (je ne pensais pas avoir ça le premier jour), un moment magique sur la route 66 (photo), une montée de 30 km (je ne pensais pas voir ça avant le Mont Evans), un bout de chemin sur une route non pavée que je n'oserais même pas emprunter en vélo de montagne (gloire au GPS!).

Vélo avec sacoche rouges, route à sa gauche et boisson énergie à sa droite

Je suis arrivé à Vegas en début d'après-midi, après deux jours et demi de route dans des paysages grandioses. Je dois avouer que je n'espérais pas rouler ces 520 km aussi vite, mais le vent et la qualité des routes y ont plus contribué plus que ma forme.

Route déserte qui s’enfonce dans le désert

Pour deux raisons, je n'ai pas encore sorti ma tente. La première raison est que presque tout est cloturé ici. Pas moyen de trouver un coin tranquille, d'autant plus qu'il n'y a pas d'arbres. La deuxième raison est que les motels sont très abordables (36$ avant-hier, 42$ hier). Si c'était toujours comme ça, je ne transporterais pas de matériel de camping, et j'en serais heureux, non seulement parce que je voyagerais plus léger, mais aussi parce qu'une nuit dans un grand lit blanc est bien plus répatrice et confortable qu'une nuit sous la tente. En plus, ça me permet de me doucher en arrivant, et avant de repartir. Je réévaluerai le tout si la tendance se maintient.

Hier, j'ai dormi dans un hôtel de casino, à Primm, qui est plus un rassemblement de trois gros casinos construits au milieu de nulle part qu'une ville. Malgré mon âge très avancé, je n'étais jamais entré dans un casino. L'idée de regarder des cloches, des cerises et des sept tourner sur un écran ne m'attirait pas plus que ça. J'ai bien quelques machines plus intéressantes, mais même avec ça, je n'ai pas mis un sou dans les machines. (Par contre, je rêve encore de l'arcade où on peut jouer à un méchant paquet de jeux électroniques pour 5-6$ l'heure, à Regina!)

Pour ce qui est de Las Vegas, je ne peux pas en dire grand-chose. C'est une ville particulière, bien entendu, mais pas pour autant belle. Le divertissement y occupe bien plus de place que le sport, on n'a qu'à regarder les rues de quartiers résidentiels (où mon hôte habite) à quatre voies pour s'en convaincre. Aussi, bien des maisons ont des parterres empierrés au lieu de gazon. C'est vrai que ça doit consommer moins d'eau, mais en même temps, ça manque de couleur, surtout que les maisons sont beige avec un toit en argile.

Demain, direction Utah.

On a marché sur la Lune, mais combien de fois?

Apollo 10 earthrise

Assis autour d'une table dans un débit de boisson, nous nous sommes posés la question « Combien de voyages y a-t-il eu sur la Lune ?». Nous n'en avions aucune idée. Que des approximations, des à peu près.

Dans un but de formation continue, nous sommes donc allés chercher la réponse à notre question, réponse que je vous retranscris ici, parce que vous m'êtes tellement sympathiques.

Au total, il y a eu 6 voyages et 12 hommes qui ont marché sur la Lune. 2 voyages par année, pour les années 1969, 1971 et 1972. Elles avaient toutes pour nom Apollo suivi d'un nombre, histoire de pouvoir les différencier. La première mission portait le numéro 11, et la dernière 17.

Il n'y a pas eu d'alunissage en 1970, la mission Apollo 13 ayant échoué, ce qui a d'ailleurs permis à Tom Hanks de prendre la vedette dans le film du même nom.

À chaque voyage, 2 hommes ont marché sur la Lune, un troisième jouant à la patience dans une capsule en orbite autour de la Lune en attendant que les piétons lunaires reviennent. Un total de 12 hommes donc, avec un petit "h", sont allés faire un tour sur notre plus beau satellite en 3 ans et demi. C'est peu de gens et ce n'est pas long pour la marque qu'aura laissée cette conquête.

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