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Logiciel privé et public

Dans une lettre ouverte publiée dans Le Devoir aujourd'hui, Réal Gingras propose au gouvernement du Québec d'utiliser des logiciels publics au lieu de logiciels privés.

Dans le monde informatique, on fait plutôt référence au logiciel libre et au logiciel propriétaire pour représenter ces concepts.

Mais là n'est pas l'important. Qu'un monsieur ne possédant pas le vocabulaire admis pour traiter de ce sujet, mais comprenant intuitivement les concepts qui les sous-tendent, prenne la peine d'écrire une lettre à la présidente du Conseil du trésor à ce sujet, ça, c'est notable.

Le débat sur les logiciels libres au gouvernement du Québec va peut-être arriver par la grande porte, celle sur la collusion lors des appels d'offres. Étonnant.

HDLC dans Le Devoir (2)

Le billet intitulé Où est passée la glace du golfe du Saint-Laurent? est cité par Louis-Gilles Francoeur dans l'article intitulé La dérive de la banquise, publié dans l'édition du 5 mars 2010 du journal Le Devoir.

Je recopie ici, avec l'aimable permission de l'auteur, l'intégrale de l'article en question. Toute autre reproduction est interdite.

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Le Devoir, NATURE, vendredi 5 mars 2010, p. b8

La dérive de la banquise

Louis-Gilles Francoeur

Animalistes, écologistes et conservationnistes partagent pour une fois une même inquiétude: où les phoques du Groenland vont-ils se reproduire cette année en l'absence de glaces dans le golfe du Saint-Laurent et quel sera l'impact à long terme d'une pareille situation si le phénomène s'installe à demeure?

Selon le Service des glaces du Canada, l'espace central entre Terre-Neuve et les côtes du Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse était au centre totalement libre de glaces, et en bordure des côtes, la superficie couverte était d'un dixième alors qu'elle est généralement de neuf à dix fois plus dense.

En clair, la quasi-totalité des zones du golfe du Saint-Laurent et du versant nord du Québec est «présentement libre de glaces alors qu'elle devrait en être recouverte en entier».

Un blogueur, Michel Tremblay [SIC], a réuni sur son site (www.ptaff.ca/blogue/) plusieurs des caractéristiques de cet hiver pour le moins anormal. Par exemple, il note que les villes de l'est du Québec ont connu un relèvement surprenant de leurs températures. Ainsi, à Natashquan, la température moyenne de janvier est passée de -13,5 °C à -8,1 °C, une différence énorme, alors que celle de Gaspé passait de -11,9 °C à -8 °C. À Natashquan, on a même vu le sol dénudé de neige en février!

Une conjonction de facteurs semble expliquer ce portrait inusité, dont profitent par contre en milieux terrestres plusieurs autres espèces, dont les cerfs et les orignaux, mais aussi leurs prédateurs, parce que le faible couvert de neige facilite les déplacements et l'accès à la nourriture. D'ailleurs, on mesure mal l'importance des changements qui vont toucher la faune en raison du changement climatique. Il suffit de se remémorer que des chercheurs de Laval ont récemment établi que la ligne de démarcation du pergélisol avait régressé vers le nord sur 130 km en quelques décennies pour mesurer à quel point la végétation et les espèces animales vont modifier leurs aires de distribution dans les prochaines années.

Le réchauffement du climat apparaît comme le moteur principal de cette tendance à l'amenuisement des glaces dans le golfe, un phénomène tout aussi visible dans un fleuve qu'on peut de moins en moins traverser sur la glace, que ça plaise ou non aux climato-sceptiques.

Mais l'année en cours est aussi une année El Nino, ce qui suscite une température plus douce partout en Amérique, et de façon de plus en plus importante jusque dans nos régions nordiques et de l'est. L'année prochaine, qui devrait être une année El Niña, devrait par contre nous apporter plus de froid et de précipitations neigeuses.

Deux impacts majeurs résultent de ce phénomène. L'érosion des rives tout autour du golfe va s'accentuer, car les glaces en rive ne sont plus là pour les protéger contre les puissantes tempêtes hivernales. Dans certains secteurs, on peut perdre jusqu'à 20 mètres par année!

Mais un impact non moins important est sans contredit l'impossibilité dans un tel contexte pour les phoques femelles de se reproduire sur les glaces, comme elles ont l'habitude de le faire. Plusieurs questions se posent désormais. Est-ce que les phoques vont migrer comme d'habitude vers les Îles-de-la-Madeleine et le sud de Terre-Neuve comme par le passé pour se rendre compte à la dernière minute que leur rendez-vous annuel avec les glaces est raté? Les femelles n'auront alors d'autre choix que d'accoucher dans l'eau, ce qui va noyer en quelques minutes les nouveaux nés. On imagine qu'un nombre indéterminé de phoques pourraient tenter d'accoucher sur des îlots rocheux près des côtes, voire sur les plages où ils seront plus vulnérables aux prédateurs.

Mais avec un troupeau de près de six millions de têtes, ce n'est pas la perte d'une année de reproduction qui va justifier l'inscription des phoques sur la liste des espèces menacées! Pour avoir un troupeau en santé, selon les biologistes de Pêches et Océans Canada, il faudrait d'ailleurs ramener ce troupeau à 4,1 millions de têtes, ce qui laisse une ample marge de manoeuvre aux autorités fédérales qui définissent annuellement le quota de prises.

Mais à court terme, il est particulièrement intéressant d'observer le discours des acteurs principaux de ce dossier. Par exemple, le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), un puissant groupe animaliste, dit s'inquiéter énormément de cette situation sans précédent depuis 30 ans. Il demande du même souffle au gouvernement fédéral de mettre fin à cette chasse «cruelle et inutile» pour aider le cheptel à se maintenir. Assez curieusement, le groupe animaliste met l'accent sur la chasse, alors qu'avec un quota de capture autour de 300 000 têtes par année, le troupeau ne court aucun risque à court terme. Par contre, l'IFAW n'engage pas ses immenses ressources financières contre la cause principale du problème qu'elle pointe, soit le réchauffement du climat et ses causes, la surconsommation de biens et services, la production d'énergies fossiles, l'usage immodéré des transports individuels, la consommation de viande, etc. Elle préfère continuer d'émouvoir le grand public avec de véritables campagnes de désinformation qui misent toujours sur l'image de blanchons attendrissants alors que leur abattage est strictement interdit depuis 20 ans au Canada.

À l'opposé, la sénatrice Céline Hervieux-Payette demandait en décembre au gouvernement Harper d'assurer aux chasseurs terre-neuviens et des Îles le revenu minimum qu'ils tiraient de cette chasse en 2005, soit 15,4 millions, pour contrer l'impact du boycottage institué l'an dernier par l'Union européenne.

«Si le gouvernement conservateur s'est empressé de trouver 4 milliards pour sauver l'industrie automobile américaine, peut-être pourrait-il sauver l'emploi de milliers de travailleurs canadiens» qui tirent un revenu de la chasse au phoque! Le budget fédéral d'hier devrait nous fournir la réponse de Stephen Harper.

***

Lecture: L'Énergie de l'eau, une richesse à exploiter dans le respect de l'environnement, par Maylis Gaillard, éditions Le Cherche midi, Paris, 2009, 117 pages. Une apologie assez peu critique mais intéressante sur le plan technique de la production hydroélectrique dans les eaux douces et salées. On part du principe discutable selon lequel «toute eau est bonne à turbiner» (p. 22) en se fiant, cependant, au contexte législatif de France où, contrairement à ici, les passes migratoires pour les poissons sont obligatoires pour la plupart des projets. On ne fait par contre aucune mention des conclusions du rapport très critique de la Commission mondiale des barrages, publié en 2000.La dérive de la banquise

© 2010 Le Devoir. Tous droits réservés.

Numéro de document : news·20100305·LE·284336
Date d'émission : 2010-03-06
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Fagstein, le Devoir et Wikipédia

En réponse à un article signé Stéphane Baillargeon digne de 2004 dans le Devoir qui décrit les déficiences de la couverture du Québec sur wikipédia, Fagstein fait une remarque judicieuse à ce propos:

The problem isn’t Wikipedia, it’s that people have been taught to believe everything they read without question.

N'est-ce pas.

Si vous voulez vous crainquer encore plus, vous pouvez lire Christian Rioux dans son tout aussi obsolète texte nommé La société des blogues où il affirme:

Si, grâce aux idéologues d'Internet, le premier élève venu peut se prendre pour d'Alembert ou Diderot, il n'est pas besoin de chercher longtemps les causes du décrochage scolaire.

Rien de moins.

Ne faites plus d'hyperlien vers Cyberpresse

Cyberpresse, c'est le site web qui regroupe les journaux de Gesca, l'organe de presse de Power Corporation. Les journaux du Québec appartenant à Gesca sont:

  • La Presse
  • Le Soleil
  • La Voix de l'Est
  • La Tribune
  • Le Nouvelliste
  • Le Droit
  • Le Quotidien

Selon des chiffres qui sont sujets à débat, Gesca contrôlerait 70% de la presse écrite québécoise.

On peut peut-être se tromper sur le 70%, mais on peut aisément convenir que les journaux de Gesca représentent une portion très importante de ce qui est publiée au Québec et donc des idées qui y sont échangées.

Alors, pourquoi suggérer de ne plus faire d'hyperlien vers cette ressource fantastique?
Réponse: parce qu'ils font disparaître les articles après 5 mois.

Vous écrivez un billet, un article, que sais-je?, et vous désirez faire un hyperlien vers un des articles des nombreux journaux de Gesca? Dites-vous que, 5 mois après la publication de l'article, vous aurez une belle erreur 404 vous indiquant que ce que vous cherchez n'existe plus. Si vous avez une autre source, plus pérenne, je vous suggère fortement de l'utiliser pour vos hyperliens.

Personnellement, je vais me tourner vers Le Devoir pour ce qui concerne le Québec en général. Mais lorsqu'il est question du Saguenay en particulier, j'ai un sérieux problème. Les publications de ma région natale sont toutes deux (le Progrès-dimanche et le Quotidien) une propriété de Gesca. La prochaine fois que j'ai besoin d'une source pour l'actualité du Saguenay, je vais être dans le trouble.

Pourquoi est-ce que Gesca procède de la sorte? C'est le combat des archives en ligne qui est sûrement à l'origine de cette disparition. Le raisonnement est qu'une partie des gens qui veulent avoir accès à ces articles seront prêts à payer pour ce faire. Le hic, c'est que même si une partie paye pour le contenu, il est quand même disparu de la toile. On ne peut plus y faire d'hyperliens et le texte n'est plus indexé par les moteurs de recherche.

Ce qui est curieux, c'est qu'il y a une théorie qui veut que les journaux de Gesca, ou à tout le moins La Presse, soit déficitaire et que Paul Desmarais les utiliserait pour fins de propagande. La disparition des archives en ligne de Gesca est en opposition avec cette philosophie. Soit Gesca ne cherche pas à avoir le maximum de visibilité possible, ce qui correspond à leur agissement, ou bien le grand patron ne comprend pas ce que peut représenter le rayonnement sur la toile.

Y a quelqu'un qui a l'adresse courriel à Paul?

Trouvez l'erreur

Près de 33% de la population en est atteinte et principalement les femmes; soit une sur quatre.

De quelle manière une veine devient-elle une varice?, Journal le 24 heures, Montréal, 11 novembre 2008, p. 28

HDLC dans le National Post

Marianne White de canwest a publié un article, dans le National Post cette fois-ci (également disponible sur canada.com), à propos du billet de ce blogue où l'on peut télécharger le rapport de Santé Canada sur les changements climatiques.

Mise à jour: il semble que l'article n'est pas dans la version papier du journal.
Mise à jour 2: Le même article, dans l'Ottawa Citizen.

HDLC dans Le Devoir

Fabien Deglise publie un article dans Le Devoir de ce matin qui parle du billet de ce blogue où l'on peut télécharger le rapport de Santé Canada sur les Changements climatiques.

Mise à jour: Jason Prince m'a fait parvenir la version anglaise du rapport que j'ai ajoutée sur le billet en question.

Pour comprendre le conflit en Ossétie du Sud

Carte de la Géorgie avec identification de l’Ossétie du Sud

Il est difficile, à l'aide de reportage de 30 secondes ou de 1 minute et demi, de bien comprendre le récent conflit en Ossétie du Sud. Voulant saisir le mieux possible ce conflit et son contexte, je me suis donc tourné vers internet, là où le format souffre de moins de contraintes.

Je retranscris mon florilège de liens qui mènent à des articles qui m'ont semblé les plus pertinents. Si vous voulez vous limitez au minimum, je vous suggère l'article du Monde.fr.

Résumé du conflit

Un article du Monde intitulé « Ossétie du Sud : un confetti de l'empire devenu une enclave séparatiste pro-russe en Géorgie ».

L'article de wikipédia sur la guerre d'Ossétie du Sud en 2008.

La Presse Canadienne: La position de Stephen Harper.

Couverture médiatique

La couverture médiatique occidentale me semble biaisée envers une position pro-géorgienne. J'ai donc séparé les articles selon les positions pro-russe et pro-géorgienne. C'est un classement tout à fait subjectif de ma part, le lecteur est invité à faire preuve de sens critique et de juger par lui-même si la couverture est biaisée, dans un premier temps, et envers mon classement, dans un deuxième temps.

Articles pro-russe

Agence russe d'information internationale:
* UE: la diaspora russe pointe la couverture du conflit osséto-géorgien par les médias européens;
* Conflit osséto-géorgien: la couverture des événements en Occident est choquante (journaliste russe);
* Conflit en Ossétie: la Russie mal engagée dans la bataille de l'information (Vedomosti);

Dans le dernier article, on dit que

Pour gagner la guerre de l'information, aussitôt après les premiers tirs sur Tskhinvali, Moscou aurait dû constituer et envoyer dans la région un groupe le plus représentatif possible de journalistes étrangers, sous une escorte russe.

C'est justement ce que l'armée russe a fait en invitant Frédérick Lavoie du journal La Presse. Vous pouvez lire ses textes, La Russie et la Géorgie acceptent un plan de paix et Rage et détresse en Ossétie-du-Sud.

Agence France-Presse:
* Géorgie: Gorbatchev s'en mêle

Articles pro-géorgien

Le figaro: Moscou cherche à mettre au pas un ancien satellite

Agence France-Presse:
* Washington montre Moscou du doigt;
* Cinq chefs d’État disent non à la «domination» russe
* Russie: mises en garde de la communauté internationale

Nouvelles de la planète lisse

Steve Proulx dans un billet sur le site du Voir où il est question de l'essai Flat Earth News:

L’essence du journalisme moderne serait désormais la « mise en forme rapide de contenus de seconde main, conçus pour servir les intérêts politiques et commerciaux de ceux qui le fournissent. »

Paradoxalement, ou plutôt juste à propos, il ne fait que citer ce qu'il a lu sur un autre billet dans la blogosphère. Sans ajout d'information ou réflexion. Le titre du billet est Lu et vu cette semaine, peut-être que ceci explique cela.

Ce traitement de l'information, où les journalistes ne servent essentiellement que de courroie de transmission, me rappelle un billet écrit l'an dernier: La caisse de résonance médiatique.

Les élections primaires américaines: showbizz à la SRC

La couverture des élections primaires des États-Unis à la radio de Radio-Canada est, selon moi, vraiment trop grande pour l'importance qu'elle a pour nous, Canadiens.

Nous n'avons aucune influence sur le résultat de la course aux primaires américaines.

Et si le but est vraiment d'informer les gens sur les enjeux de la future présidence de nos voisins du sud, il faudrait que la SRC ait au moins l'honnêteté d'accorder autant d'importance aux Républicains qu'aux Démocrates dans leur couverture.

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