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Pourquoi les Italiens de Montréal parlent-ils anglais?

C'est vrai ça. Pourquoi les Italiens de Montréal parlent-ils anglais? Parce qu'à bien y penser, ils sont catholiques, les quartiers où ils ont d'abord émigré étaient dans la partie francophone de Montréal (Petite Italie et Saint-Léonard) et, linguistiquement parlant, l'italien est plus proche du français que de l'anglais.

En cherchant la réponse à cette question, je me suis rendu compte qu'une bonne partie de l'histoire qui répond à cette question illustre bien l'histoire du Québec du XXe siècle. Une réponse en trois partie:
1. Première vague d'immigration italienne
2- Deuxième vague italienne: l'après-guerre
3- De la loi 63, à loi 22, à la loi 101

Les extraits proviennent des 2 livres intitulés « Histoire du Québec contemporain ». Les références complètes sont dans la section Références à la fin du billet. J'indique de quelles pages sont tirées les extraits au début de chacune des trois sections.

1. Première vague d'immigration italienne

Tome I: pp. 60-61

Le Québec ne compte que peu d'Italiens au 19e siècle. Il s'agit surtout d'hommes d'affaires ou d'artisans statuaires trouvant un bon marché pour leurs produits dans les églises et les institutions religieuses. Ce noyau initial donnera à la communauté ses premiers notables. Vers la fin du siècle, toutefois, s'amorce un changement important avec le début d'immigration de masse. C'est l'époque où les Italiens, tout en continuant à fournir une abondante main-d'oeuvre à l'Europe du Nord, commencent à prendre la route des Amériques et de l'Océanie. Ceux qui viennent au Québec ne représentent qu'une mince partie de ce vaste mouvement migratoire, qui amène des millions d'Italiens, surtout en provenance du Sud, à fuir la mise qui règne dans leur pays.

Le flux migratoire vers le Québec est amorcé par des agents d'emploi fournissant aux grandes compagnies de chemins de fer les milliers de manoeuvres dont elles sont besoin en cette période d'intense construction. Eux-mêmes originaires d'Italie, ils y recrutent des paysans espérant accumuler le capital nécessaire à l'achat d'une terre et qui voient leur migration comme temporaire. Ces agents d'emploi, les padroni, exploitent de multiples façons une main-d'oeuvre connaissant mal les conditions prévalant dans le pays d'accueil. Le plus célèbre est Antonio Cordasco, que ses hommes consacrent roi des travailleurs italiens de Montréal en 1904. Ses agissements provoquent d'ailleurs, la même année, la mise sur pied d'une commission d'enquête par le gouvernement fédéral.

Avec les années, au fur et à mesure que les effectifs de la communauté italienne augmentent, le monopole des padroni s'effrite. La migration s'organise de plus en plus dans le cadre de réseaux familiaux, ceux qui sont déjà installés à Montréal faisant venir leurs parents et leurs amis et les prenant en charge à leur arrivée. On assiste ainsi, comme le souligne l'historien Bruno Ramiez, au passage de la migration temporaire à l'installation permanente. En témoigne la création successive par l'Église catholique, en 1905 et 1910, de deux paroisses nationales pour les Italiens. La population d'origine italienne de Montréal atteint déjà 7000 en 1911 et plus de 20 000 en 1931. Elle vient principalement de deux régions du sud de l'Italie, le Molise et la Campanie. La majorité des nouveaux venus sont des travailleurs agricoles sans qualifications professionnelles; au Québec, ils occupent surtout des emplois de manoeuvres dans la construction. Au début, la migration est essentiellement masculine. Les nouveaux venus qui choisissent de s'installer font ensuite venir leur épouse ou leur fiancée. Mais avec le temps, comme le montre l'historienne Sylvie Taschereau, une proportion croissante d'immigrants épousent des jeunes filles d'origine italienne nées ou élevées au Québec. Ainsi se complète la transition d'une communauté immigrante à une communauté ethnique. En effet, même si les Italiens ont, dans leurs principaux lieux d'implantation, des institutions qui leur sont propres, églises, épiceries, cafés, ils s'insèrent dans la société ambiante et, d'Italiens, deviennent des Québécois d'origine italienne. Ils constituent le deuxième groupe en importance, après les Juifs, qui ne soit pas d'origine française ou britannique.

À la fin de cette période, Mussolini, au pouvoir en Italie depuis 1922, cherche à étendre son emprise sur la diaspora. Une partie de la communauté s'identifie au fascisme, ce qui est source de tensions et de divisions et entrainera l'internement d'un certain nombre de personnes pendant la Deuxième Guerre mondiale.

2- Deuxième vague d'immigration italienne: l'après-guerre

Tome II, pp. 221-222

Les pays d'origine de ces nouveaux Québécois sont beaucoup plus variés qu'avant la guerre, alors que 40% de tous les immigrants venaient des Îles britanniques; cette proportion n'est plus que de 18% dans l'après-guerre. Ce sont maintenant les Européens du Sud qui forment les contingents les plus importants: ils représentent 32% des étrangers qui s'installent au Québec entre 1946 et 1960, les italiens comptant à eux seuls pour plus de la moitié de ce groupe. Le visage du Québec, et en particulier celui de Montréal, est fortement transformé par cette vague d'immigration […]. Notons seulement, pour l'instant, que la proportion de Québécois nés à l'étranger passe de 5,6% en 1951 à 7,4% en 1961.

Ne voyant pas l'importance du phénomène et ne se sentant nullement concerné par l'intégration des immigrants, l'État québécois ne dispose d'aucune structure d'accueil officielle. Ce sont les communautés elles-mêmes qui se chargent de recevoir et d'aider les nouveaux venus. Les Juifs de Montréal, par exemple, ont des organismes communautaires et des associations bénévoles qui s'occupent de rapatrier les victimes du nazisme et de leur prêter main forte pour leur établissement au pays. Pour d'autres groupes, l'entraide repose souvent sur les réseaux de parenté ou sur les solidarités villageoises: parmi les immigrants italiens, par exemple, beaucoup viennent rejoindre des membres de leur famille ou de leur village d'origine déjà installés dans certains quartier de Montréal, et qui les aident à se trouver un logement ou un emploi et à s'habituer à leur nouvel environnement. Les divers communautés de Néo-Québécois ont aussi leurs paroisses nationales et leurs organisations.

Même s'ils ont tendance à vivre entre eux et à se regrouper dans certains quartiers de la métropole où ils conservent leur langue et leurs usages, les Néo-Québécois, de façon générale, choisissent de s'intégrer au groupe anglophone. Souvent mal informés de l'existence d'une majorité francophone au Québec avant leur départ pour le Canada, ils sont amenés, par leur désir de mobilité sociale et de réussite, à opter pour la langue la plus prestigieuse à leurs yeux, car elle est celle de la majorité du continent et du groupe qui, au Québec même, domine la vie économique. Pour les Italo-Montréalais, qui envoient leurs enfants dans les écoles catholiques, l'après-guerre marque à cet égard un net renversement d'attitude, la grande majorité choisissant maintenant l'instruction en anglais, contrairement à ce qui se passait jusque-là. Il faut dire, toutefois, que le système d'enseignement francophone se montre peu ouvert aux immigrants, et même carrément hostile aux non-catholiques, même s'ils sont de langue française.

3- De la loi 63, à loi 22, à la loi 101

Tome II, pp. 603-605

La crise éclate à Saint-Léonard, en banlieue de Montréal, où la minorité d'origine italienne envoie ses enfants dans des classes dites bilingues où près des trois quarts des cours sont donnés en anglais. En 1967, les commissaires d'école décident que les classes bilingues seront remplacées par des classes unilingues francophones. Des Italo-Québécois résistent à cette mesure et créent la Saint Leonard English Catholic Association of Parents. En retour, des francophones mettent dur pied le Mouvement pour l'intégration scolaire (MIS). La bataille se déroule sur plusieurs fronts à la fois: auprès du gouvernement, devant les tribunaux, dans les médias et même dans la rue. Une manifestation organisée à Saint-Léonard par le MIS, en 1969, tourne à l'émeute. Chaque groupe obtient des appuis de l'extérieur et le conflit prend une envergure nationale.

Dès les événements de Saint-Léonard , les enjeux sont posés. D'un côté, les tenants du libre choix veulent laisser tous les parents du Québec libres de choisir la langue d'enseignement de leurs enfants. De l'autre, les partisans de l'unilinguisme français veulent imposer l'école française à tous, bien que certains soient prêts à reconnaître des droits acquis à la minorité d'origine britannique. À la primauté des droits individuels s'oppose ainsi la primauté des droits collectifs. Les Italo-Québécois sont à la fois acteurs et enjeux de ce confilt. Ils défendent des positions qui leur sont propres, en choisissant l'anglais pour leurs enfants et en s'opposant à une attitude qui leur semble discriminatoire puisqu'elle leur imposerait un traitement différent de celui des Britanniques. En même temps, ils se trouvent impliqués dans un conflit qui n'est pas d'abord le leur: la lutte de pouvoir entre Canadiens anglais et Canadiens français. Les premiers les utilisent comme troupes de choc pour défendre leurs propres intérêts, alors que les seconds veulent les intégrer à l'univers francophone ou à tout le moins les empêcher de grossir les rangs des anglophones.

Après une première tentative en 1968, le gouvernement unioniste de Jean-Jacques Bertrand intervient en faisant adopter, en 1969, la loi 63 qui consacre le principe du libre choix tout en proposant des mesures incitatives pour promouvoir l'usage du français dans la société. Cette orientation est vivement contestée dans les milieux nationalistes francophones. Un Front du Québec français s'organise et mène une vigoureuse campagne d'opinion publique. À l'Assemblée nationale, quatre députés mènent la lutte au projet de loi 63, alors que dans les rues de nombreuses manifestations ont lieu. Cette agitation contribue à la défaite du gouvernement Bertrand.

Le nouveau premier ministre, Robert Bourassa, décide d'attendre, avant d'intervenir dans ce domaine, le rapport de la Commission d'enquête sur la situation de la langue française et sur les droits linguistiques au Québec, créée en 1968 par son prédécesseur, et présidée par le linguiste Jean-Denis Gendron. Le rapport n'est déposé qu'à la fin de 1972. La commission fait un grand nombre de recommandations sur plusieurs aspects de la question linguistique. La première donne le ton à l'ensemble: «Nous recommandons que le gouvernement du Québec se donne comme objectif général de faire du français la langue commune des Québécois, c'est-à-dire, une langue qui, étant connue de tous, puisse servir d'instrument de communication dans les situations de contact entre Québécois francophones et non francophones.» La commission s'intéresse particulièrement au monde du travail qu'il importe de franciser. Elle affirme que le gouvernement a tous les pouvoirs pour légiférer en matière de langue d'enseignement mais ne propose pas de politique à cet égard.

S'inspirant du rapport Gendron, le gouvernement Bourassa fait adopter en 1974 le projet de loi 22 qui consacre le français comme la langue officielle du Québec et qui veut lui assurer la primauté dans le monde du travail et dans plusieurs secteurs d'activité. Le libre choix de la langue d'enseignement est désormais limité: seuls les enfants pouvant témoigner, au moyen de tests, de leur connaissance de l'anglais auront accès à l'école anglaise. L'adoption de la loi 22 relance la bataille linguistique: les groupes nationalistes et indépendantistes lui reprochent d'accorder trop de privilèges à l'anglais et de ne pas affirmer suffisamment les droits du français, alors que de ce nombre anglophones l'attaquent pour les raisons inverses. Les tests linguistiques deviennent bientôt, aux yeux des anglophones et des allophones, le symbole de l'autoritarisme francophone et de l'inégalité de traitement dont ils se sentent victimes. Pour la deuxième fois, en 1976, la question linguistiques contribue à la défaite d'un gouvernement.

Arrivés au pouvoir, les péquistes de René Lévesque présentent à leur tour, en 1977, leur solution. La loi 101 va plus loin que la loi 22 dans l'affirmation de primauté du français au travail et sur la place publique. Elle restreint encore plus l'accès à l'école anglaise. Elle est surtout beaucoup plus contraignante que la précédente. Adoptée après un long et houleux débat à l'Assemblée nationale, la loi 101 jouit d'un solide appui dans l'opinion publique francophone. Elle est cependant combattue énergiquement par les dirigeants anglophones et allophones. Regroupés au sein de l'organisation Alliance Québec, ceux-ci choisissent de contester la loi devant les tribunaux et réussissent à en faire invalider plusieurs parties. Même si la question linguistique continue à susciter des débats, les données du problème ont changé car vers la fin des années 1970, les francophones sont plus solidement établis aux commandes de l'économie et de la société qu'ils ne l'étaient une décennie plus tôt.

Références

Histoire du Québec contemporain, tome I, De la Confédération à la crise (1867-1929), Linteau-Durocher-Robert, Boréal compact, Montréal, 1989, ISBN 2-89052-297-0

Histoire du Québec contemporain, tome II, Le Québec depuis 1930, Linteau-Durocher-Robert-Ricard, Boréal compact, Montréal, 1989, ISBN 2-89052-298-9

Rendez à César ce qui est à César

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Ce billet est le premier volet du tryptique portant sur le nouveau testament. Deuxième volet, troisième volet.

Luc 20: 20-26

Le tribut à César

20 Ils se mirent à observer Jésus; et ils envoyèrent des gens qui feignaient d'être justes, pour lui tendre des pièges et saisir de lui quelque parole, afin de le livrer au magistrat et à l'autorité du gouverneur.
21 Ces gens lui posèrent cette question: Maître, nous savons que tu parles et enseignes droitement, et que tu ne regardes pas à l'apparence, mais que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité.
22 Nous est-il permis, ou non, de payer le tribut à César?
23 Jésus, apercevant leur ruse, leur répondit: Montrez-moi un denier.
24 De qui porte-t-il l'effigie et l'inscription? De César, répondirent-ils.
25 Alors il leur dit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.
26 Ils ne purent rien reprendre dans ses paroles devant le peuple; mais, étonnés de sa réponse, ils gardèrent le silence.

Angry kid: stinky

Quelque part à la fin des années '90, à mes débuts en tant qu'internaute, j'ai découvert les courts métrages grâce à Atom films. Nous avons passé quelques après-midi à explorer le site et à nous familiariser avec ce concept auquel nous avions peu été exposé, le format de la télévision et du cinéma s'y prêtant peu.

Voici un film qui, à l'époque, nous avait bien fait rire. Il s'agit d'un épisode d'Angry Kid nommé Stinky finger.

Pour comprendre le conflit en Ossétie du Sud

Carte de la Géorgie avec identification de l’Ossétie du Sud

Il est difficile, à l'aide de reportage de 30 secondes ou de 1 minute et demi, de bien comprendre le récent conflit en Ossétie du Sud. Voulant saisir le mieux possible ce conflit et son contexte, je me suis donc tourné vers internet, là où le format souffre de moins de contraintes.

Je retranscris mon florilège de liens qui mènent à des articles qui m'ont semblé les plus pertinents. Si vous voulez vous limitez au minimum, je vous suggère l'article du Monde.fr.

Résumé du conflit

Un article du Monde intitulé « Ossétie du Sud : un confetti de l'empire devenu une enclave séparatiste pro-russe en Géorgie ».

L'article de wikipédia sur la guerre d'Ossétie du Sud en 2008.

La Presse Canadienne: La position de Stephen Harper.

Couverture médiatique

La couverture médiatique occidentale me semble biaisée envers une position pro-géorgienne. J'ai donc séparé les articles selon les positions pro-russe et pro-géorgienne. C'est un classement tout à fait subjectif de ma part, le lecteur est invité à faire preuve de sens critique et de juger par lui-même si la couverture est biaisée, dans un premier temps, et envers mon classement, dans un deuxième temps.

Articles pro-russe

Agence russe d'information internationale:
* UE: la diaspora russe pointe la couverture du conflit osséto-géorgien par les médias européens;
* Conflit osséto-géorgien: la couverture des événements en Occident est choquante (journaliste russe);
* Conflit en Ossétie: la Russie mal engagée dans la bataille de l'information (Vedomosti);

Dans le dernier article, on dit que

Pour gagner la guerre de l'information, aussitôt après les premiers tirs sur Tskhinvali, Moscou aurait dû constituer et envoyer dans la région un groupe le plus représentatif possible de journalistes étrangers, sous une escorte russe.

C'est justement ce que l'armée russe a fait en invitant Frédérick Lavoie du journal La Presse. Vous pouvez lire ses textes, La Russie et la Géorgie acceptent un plan de paix et Rage et détresse en Ossétie-du-Sud.

Agence France-Presse:
* Géorgie: Gorbatchev s'en mêle

Articles pro-géorgien

Le figaro: Moscou cherche à mettre au pas un ancien satellite

Agence France-Presse:
* Washington montre Moscou du doigt;
* Cinq chefs d’État disent non à la «domination» russe
* Russie: mises en garde de la communauté internationale

La manufacture à vérités du gouvernement Conservateur

En réponse aux critiques sur la suppression de programmes de subvention de la culture par le gouvernement fédéral,

Mme Verner a indiqué hier que les suppressions n'étaient pas l'indice d'un désengagement des conservateurs envers les artistes, mais bien l'inverse.

Pour créer une vérité, il suffit de l'évoquer.

Source: Le Devoir

VLC: pour en finir avec les codecs vidéo

Icône de VLC

N'êtes-vous pas tanné, lorsque vient le moment de lire un fichier vidéo, de vous faire répondre par votre ordinateur que « vous n'avez pas ce codec d'installé »?

Les extensions mov, wmv, Xvid, DivX, asf, ogg sont pour vous des mots qui sont sources de problèmes lorsque vient le temps d'ouvrir un fichier?

Voici une solution qui règlera tous ces problèmes une fois pour toute: le lecteur multimédia libre VLC.

Il fonctionne sur les trois principales plateformes (GNU/Linux, Windows et même Mac) et a l'avantage d'intégrer les codecs nécessaires à la lecture de la plupart des formats audio et vidéo (ceux que vous et moi recontrons dans notre vie de tous les jours). Le lecteur curieux pourra consulter la page sur wikipédia pour ce logiciel pour se convaincre de la puissance de l'engin.

Finit l'époque où il fallait avoir plusieurs logiciels propriétaires (Quicktime et Windows Media Player notamment), chacun étant capable de lire seulement une poignée de type de fichiers spécifiques à la plateforme, et surtout aux formats que la compagnie tente de promouvoir. VLC, un logiciel libre au service de l'utilisateur, et non de la corporation qui la publie.

Une autre affaire de réglée.

Les États-Unis et la Chine aux Jeux Olympiques

Anneaux olympiques

Selon toute vraisemblance, la Chine terminera premier au tableau des médailles aux Jeux Olympiques de Pékin. Je me suis demandé ce que cela pouvait bien représenter au niveau historique. Voici mes observations.

Les États-Unis aux Jeux Olympiques

Les États-Unis sont la puissance dominante dans l'histoire des Jeux Olympiques. En 25 Jeux Olympiques, ils ont terminé premier au tableau des médailles à 15 reprises, deuxième à 8 reprises, troisième une seule fois et ont boycotté les JO des Moscou en 1980.

C'est à Montréal que les États-Unis ont terminé troisième, derrière l'URSS et la République démocratique allemande (RDA).

Depuis 1912, il y a seulement deux pays qui ont détrôné les États-Unis pour le nombre de médailles (j'exclus les JO de Moscou en 1980, boycottés par les États-Unis):
* Allemagne: 1936
* URSS: 1956, 1960, 1972, 1976, 1988, 1992 (Équipe unifiée de l’ex-URSS)

La Chine aux Jeux Olympiques

Première apparition de la République de Chine aux JO: 1932

Il y eu de la chicane avec Taïwan après la révolution de 1949, ce qui fait que la République populaire de Chine ne sera présente qu'à partir des JO de Los Angeles en 1984.

À sa première présence aux JO, la Chine termina 4e au tableau des médailles avec un total de 32 (cette position élévée est due au boycott de ces JO par le bloc de l'est, notamment par l'URSS et la RDA).

En 5 JO, la Chine a dépassé le Canada pour le nombre des médailles obtenues, tout JO confondus (286 médailles pour la Chine, 242 pour le Canada).

La position de la Chine au tableau des médailles depuis 1988:
* 1988: 11ème 28 médailles;
* 1992: 5ème 54 médailles;
* 1996: 4ème 50 médailles;
* 2000: 3ème 59 médailles;
* 2004: 2ème 63 médailles;
* 2008: 1er? ?

La Chine a fait son apparition dans le top 3 du tableau des médailles en 2000. Selon toute vraisemblance, elle sera la troisième puissance à battre les États-Unis depuis 1912, après l'Allemagne et l'URSS.

L'Inde aux Jeux Olympiques

Un petit extra pour fin de réflexion.

L'Inde, le deuxième pays le plus peuplé de la planète, a participé à tous les JO depuis 1920. Elle a un total de 18 médailles en 22 JO, ayant obtenu au plus 2 médailles. Sur ces 18 médailles indiennes, 11 ont été gagnées au hockey sur gazon.

L'Inde est ainsi classé au 50ème rang dans le décompte des médailles olympiques par nations. Pour fin de comparaison, le Canada, avec une population Ô combien moindre, a obtenu 242 médailles durant cette période et est classé au 16ème rang.

C'est extrêmement peu de médailles pour une si grande population. Comment expliquer cela?

Références

Wikipédia:
* Jeux olympiques d'été;
* Inde aux Jeux olympiques;
* Décompte des médailles olympiques par nations

Explorons le nouveau testament

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Ce billet présente un tryptique portant sur le nouveau testament. Le lecteur pourra retrouver l'ensemble de cette série en consultant les billets portant l'étiquette nouveau testament.

On m'a donné un nouveau testament à l'entrée d'une station du métro de Montréal.

Premier étonnement, en page 2 du nouveau testament on trouve les paroles du Ô Canada.

Suit ensuite une espèce de table des matières intitulée Secours en temps de besoin et contenant une liste de sujets sur lesquels on voudrait bien que le nouveau testament nous éclaire. Par exemple, « Quand on a PEUR » ou encore « Quand on pense se MARIER ».

Page 3 de mon nouveau testament

Je publierai sur HDLC quelques extraits choisis.

En collaboration avec Bruno B.

La publicité inconnue dans le métro de Montréal

Vous savez, ces publicités que l'on voit présentement un peu partout dans le métro de Montréal, celle qui n'ont qu'une phrase écrite sur fond blanc, avec un bout de ce qui semble un logo ou une lettre?

Publicité du métro de Montréal affichant la phrase « Seul un samedi soir »

Publicité du métro de Montréal affichant la phrase « Apporter du boulot à la maison »

Le passant ignore de quel produit ou de quelle compagnie il s'agit, mais on devine que c'est le début d'une campagne publicitaire qui aura une suite où on nous annoncera ce dont il s'agit.

À la station Berri-UQAM, si je me souviens bien, on retrouve une affiche avec tous les bouts de lettres, le tout mélangé pour que ce soit impossible de comprendre ce dont il s'agit. Ne reculant devant aucune difficulté, nous avons décidé de résoudre l'énigme pour vous, chers lecteurs.

Publicité mélangé dans le métro de Montréal

Nous avons pris une photo de l'affiche, nous l'avons imprimée et nous avons découpé le tout afin de pouvoir reconstruire le casse-tête aisément. Aidé d'un cocktail au Curaçao bleu, c'est de saison, nous nous sommes installés et nous avons reconsruit le logo.

Le logo de Bell reconstruit

Surprise, il s'agit du logo de Bell Canada. De l'ancien logo de Bell Canada.

Regardons le logo présentement utilisé par Bell Canada.

Camion de Bell Canada

Le seul endroit où je me souvenais d'avoir vu l'ancien logo, c'est au sommet de la tour Jean-Talon.

Tour Jean-Talon de nuit. On y voit le logo de Bell illuminé de bleu

Quel est le produit que Bell tentera de promouvoir avec cette publicité? Après une visite du site web de Bell, il semble que Bell veuille revenir à son ancien logo.

Rappelons que le nouveau propriétaire de Bell Canada, l'ontarienne Teachers', a décidé de faire disparaître les deux castors, les abhorés Jules et Bertrand.

On en doit une aux Ontariens.

Le boycott des Jeux Olympiques de Montréal

Anneaux olympiques

La plupart d'entre-nous savons que les Jeux Olympiques de 1980 à Moscou ont été boycotté par une cinquantaine de nations (dont le Canada). Nous savons souvent aussi que les Jeux de 1984 à Los Angeles ont été boycottés par une quinzaine de pays du bloc de l'est (notamment par l'U.R.S.S.).

Mais, saviez-vous que les Jeux Olympiques de 1976, ici même à Montréal, furent boycottés par 28 pays africains? Ces pays refusèrent de participer aux Jeux de Montréal pour protester contre la présence de la Nouvelle-Zélande. L'équipe de rugby de ce pays avait participé à une tournée en Afrique du Sud, ce pays pratiquant toujours l'apartheid à ce moment.

Autres curiosités de ces jeux:
* Le Canada est le seul pays à ne pas avoir remporté de médaille d'or alors qu'il était l'hôte des Jeux (Montréal 1976 et Calgary 1988);
* Le Canada a fini en 27ème place au chapitre des médailles en 1976, à la même position qu'aux Jeux Olympiques précédent à Munich en 1972 (aucune médaille d'or).
* Le médaillé d’argent Boris Onishchenko (URSS) est exclu des compétitions, pris en flagrant délit de tricherie lors de l'épreuve d'escrime du pentathlon moderne. Il provoquait l’allumage de l’ampoule témoin grâce à un interrupteur.
* Le dernier paiement pour le stade Olympique de Montréal a été effectué en décembre 2006.
* La flame olympique a été transmise électroniquement par satellite d'Athènes à Ottawa, ayant comme source des impulsions électroniques calculées à partir de la flame olympique originale. Après qu'une averse ait éteint la flamme olympique quelques jours après l'ouverture des Jeux, un responsable la ralluma avec son briquet.

Sources:
* Wikipédia;
* Comité international olympique (pdf).

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