696 billets et 966 commentaires jusqu'à maintenant

Prévision de la fausse-teigne des crucifères

La fausse-teigne des crucifères est un insecte qui vit dans un climat qui ne connaît pas l'hiver, peut vivre jusqu'à 14 jours et est connu pour migrer sur de longues distances. Il est originaire de la région méditerranéenne et on le retrouve aujourd'hui partout dans le monde.

Fausses-teignes des crucifères
Fausses-teignes des crucifères

Comme son nom l'indique, cet insecte s'attaque aux crucifères. « Qu'est-ce donc qu'un crucifère? », me demandera le lecteur avide de connaissance qui a l'habitude de voir un hyperlien sur ce genre de mot sur ce blogue. Eh bien un crucifère, c'est une famille de plantes dont fait parti, entre autres, le colza, aussi appelé canola au Canada.

Fleur de colza
Fleur de colza

Or, le Canada est le deuxième producteur mondial de colza derrière la Chine. C'est une culture importante pour ce pays. On protège les cultures de ces insectes en utilisant, bien sûr, des pesticides. S'il était possible de prévoir à quel moment les fausses-teignes des crucifères arrivent sur les cultures de colza, il serait possible de pulvériser des pesticides uniquement à ce moment. On réduirait ainsi l'usage de pesticide, donc des coûts, et de plus c'est gentil pour l'environnement.

Environnement Canada s'est attaqué au problème.

Les fausses-teignes des crucifères que l'on retrouve au Canada nous proviennent du sud des États-Unis et du Mexique (là où il n'y a pas d'hiver). S'il était possible de savoir où vont les courants de l'atmosphère une fois qu'ils sont passés au-dessus de ces régions, il serait aussi possible de savoir où peuvent aller ces insectes. Il s'agit d'une prévision de trajectoire des fausses-teignes des crucifères.

Voici un exemple de prévision pour Puebla, Mexique (cliquez sur le graphique pour l'avoir en pleine résolution):

Prévision de trajectoire de la fausse-teigne des crucifères pour Puebla, Mexique
Prévision de trajectoire de la fausse-teigne des crucifères pour Puebla, Mexique

On distingue sur la carte 3 lignes de différentes couleurs. Il s'agit de trajectoires pour des particules ayant débuté à différents niveaux dans l'atmosphère. Dans le cas de la prévision de la fausse-teigne des crucifères, les niveaux ont été choisis assez bas, à des niveaux où il est possible de retrouver ces insectes. Il s'agit des hauteurs de 500 mètres (vert), 1500 mètres (bleu) et 2500 mètres (rouge). Ces lignes sont plus faciles à distinguer sur les trajectoires débutant plus au nord.

D'autre part, s'il était possible de savoir d'où proviennent les courants d'air qui survolent la région où l'on cultive du colza, les cultivateurs seraient en mesure de savoir s'ils doivent s'inquiéter. Lorsque l'on recule dans le temps pour savoir d'où est venu quelque chose, on appelle cela une rétro-trajectoire.

Voici un exemple de rétro-trajectoire pour une ville qui me tient particulièrement à coeur, Victo:

Rétro-trajectoire pour Victoriaville
Rétro-trajectoire pour Victoriaville, PQ

Environnement Canada met à la disposition du public, gratuitement, ses cartes de prévisions de trajectoire et de rétro-trajectoire pour la fausse-teigne des crucifères à cette adresse:
http://dd.weatheroffice.ec.gc.ca/trajectoires/diamondback_moth/png/

Note: Ce billet est distribué sous licence Creative Commons BY-SA.

La disparation de la banquise de l'océan arctique

Débâcle dans l’Arctique

Une banquise, c'est une couche de glace formée par la congélation de l'eau de la mer. Or, la banquise qui est présente en continue dans l'océan arctique depuis 14 millions d'années disparaîtra totalement vers 2012-2015. C'est de 30 à 40 ans plus tôt que ce que les pires scénarios du réchauffement climatique avaient prédit.

Ça va faire beaucoup de bruit lorsque la disparation de la banquise sera complète, croyez-moi. Ça va se passer un bon mois de septembre, le moment où la couverture de glace dans l'océan arctique est à son minimum.

Question de ne pas se faire prendre au dépourvu lorsque cette fonte totale surviendra, je vous propose d'écouter l'entrevue de Luc Desjardins du Service canadien des glaces et de Louis Fortier directeur scientifique du réseau Arcticnet à l'émission Les Années lumières du dimanche 3 août 2008. Vous pouvez télécharger la baladodiffusion de cette émission, l'entrevue est au début de l'émission (entre 2:40 et 13:00 dans le fichier audio). Vous serez ainsi paré pour comprendre ce qui arrivera à ce moment.

Informations complémentaires:
* Site web dédié à la couverture de glace aux pôles: The Cryosphere Today;
* Cryosphère: Portions de la surface de la Terre où l'eau est présente à l'état solide;
* Un film qui illustre la fuite de la glace arctique.

Implication des scientifiques dans les processus de décision: les présentateurs

Vous étiez au courant, n'est-ce pas, que je fais partie de l'organisation d'une session intitulée Implication des scientifiques dans les processus de décision qui aura lieu au prochain congrès de la Société de météorologie et d’océanographie. Mais oui, j'en ai déjà parlé dans un précédent billet.

Et bien ça y est, on a tout notre monde. En tout, cette session comptera 11 présentations et 2 affiches. Ça s'annonce très intéressant, surtout que l'on aura une belle demi-heure de discussions tout le monde ensemble une fois les présentations terminées.

Un avant-goût de ce que cette session va comporter:

  • Le scientifique Charles Lin qui a participé aux groupes de travail I (aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat) et III (solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre) du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Il a donc reçu conjointement avec ce groupe le prix Nobel de la paix en 2007. Il viendra parler du passé, du présent et du futur du GIEC.
  • Jean-pierre Savard, du consortium Ouranos, présentera les impacts des changements climatiques sur les populations vivant sur les côtes au Québec.
  • Arelia Werner, de l'Université de Victoria, a fait la visite de plusieurs villes et villages de Colombie-Britannique pour expliquer aux autorités locales les conséquences des changements climatiques sur leur communauté. Elle vient nous raconter son expérience.

La liste complète des présentations ainsi que leur résumé est disponible dans la section « horaire » de la page web du projet: //ptaff.ca/cmos/2008/.

Comme la conférence a lieu à Kelowna, en Colombie-Britannique, et que certains d'entre vous m'ont fait savoir qu'ils ne pourraient y être cette semaine-là (25 au 29 mai), nous filmerons les présentations des personnes qui auront accepté de signer une licence Creative Commons BY. Nous procéderons de la même manière pour les fichiers des présentations.

Après le congrès, les fichiers et les vidéos pourront être téléchargés en format ouvert sur la page du projet. Par la suite, ô joie, je transférerai les vidéos sur YouTube et publierai une série de billets sur ces présentations. Un billet par présentation. Il vous sera alors loisible de commenter les présentations, poser vos questions, passer vos commentaires, etc.

Si tu ne peux pas amener tout le monde au congrès, emmène le congrès à tout le monde.

La couverture de glace du golfe du St-Laurent

Je vous invite à découvrir la danse hivernale des glaces sur le golfe du St-Laurent. L'échelle des couleurs est en bas à droite de l'écran. Plus la couleur est chaude, plus la couverture de glace est importante. Le noir représente l'eau libre et le rouge une couverture de glace complète. Il s'agit d'un hiver relativement normal.

Ce film est une simulation effectuée dans le cadre d'une publication dans le Journal of Geographical Research, de la couverture quotidienne de glace sur le golfe du St-Laurent pendant l'hiver 96-97.

Pour le créer, l'IML a utilisé les données observées en novembre 2006 pour initialiser 2 champs du golfe du St-Laurent: la température et la salinité de l'eau. Par la suite, l'interaction entre l'atmosphère et les eaux du golfe ont été modélisées pour simuler la création et le mouvement de la glace. Ce sont les couleurs que l'on voit à la surface de l'eau.

Quelques faits saillants de cette animation. Premièrement, il n'y a pas vraiment de glace avant le mois de janvier. C'est que, pour faire geler l'eau, il faut retirer la chaleur dans toute la colonne d'eau (de la surface jusqu'au fond), ce qui fait que même s'il fait en bas de 0° Celsius, l'eau ne gèle pas. Le temps que l'air retire toute cette chaleur à l'eau, on est rendu au mois de janvier. De plus, la couverture de glace n'est jamais complète avant la mi-février ni après la mi-mars. Finalement, la glace disparaît du golfe du St-Laurent à la fin avril.

Cliquez sur les images pour les visualiser à plus haute définition.

Décembre 1996

Couverture de glace du golfe St-Laurent pour le mois de décembre 1996
Janvier 1997

Couverture de glace du golfe St-Laurent pour le mois de janvier 1997
Février 1997

Couverture de glace du golfe St-Laurent pour le mois de février 1997
Mars 1997

Couverture de glace du golfe St-Laurent pour le mois de mars 1997
Avril 1997

Couverture de glace du golfe St-Laurent pour le mois d’avril 1997

Deuxième remarque, qui découle de la première, la glace commence à se former là où l'eau est le moins profond dans le golfe, c'est-à-dire en aval et en amont du Saguenay et sur les côtes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de la Côte-Nord. Regardez l'image du mois de janvier ci-haut. Vous pouvez consulter la carte bathymétrique du golfe du St-Laurent pour vous en convaincre.

Troisième remarque, le fleuve St-Laurent gèle en amont et en aval du Saguenay, mais jamais à l'embouchure de celui-ci, peu importe le moment de l'année. Sur les images, le petit bout de ligne blanche qui est sur la gauche du fleuve représente le Saguenay. J'ai ajouté une grosse flèche rouge qui indique où est l'endroit qui ne gèle pas.

Cliquez sur les images pour les visualiser à plus haute définition.

4 janvier 1997
Flèche rouge indiquant qu’il n’y a pas de glace là où se jette le Saguenay dans le St-Laurent en date du 4 janvier 1997
31 janvier 1997
Flèche rouge indiquant qu’il n’y a pas de glace là où se jette le Saguenay dans le St-Laurent en date du 31 janvier 1997
26 février 1997
Flèche rouge indiquant qu’il n’y a pas de glace là où se jette le Saguenay dans le St-Laurent en date du 26 février 1997
14 mars 1997
Flèche rouge indiquant qu’il n’y a pas de glace là où se jette le Saguenay dans le St-Laurent en date du 14 mars 1997

Non, ce n'est pas que les eaux du Saguenay sont réchauffées par le bouillant caractère de ses riverains, mais bien à cause des eaux de l'océan Atlantique. Celles-ci, à environ 5° Celsius, empruntent le canal Laurentien (profondeur: 300-500 mètres, c'est le «corridor» qui est visible dans le fond du golfe) dans les eaux profondes du golfe, remontent celui-ci jusque dans le fleuve St-Laurent, suit la topographie du fleuve et, rendue à la hauteur du Saguenay, n'a d'autre choix que de remonter vers la surface. Ces eaux étant « chaudes », elles empêchent la glace de se former à cet endroit. C'est d'ailleurs ce même phénomène qui fait converger les touristes Français à Tadoussac chaque année, les nutriments dont se délectent les baleines étant ramenés à la surface à l'instar de la chaleur.

Voici la carte de la bathymétrie à l'embouchure du Saguenay:

Quatrième remarque, les glaces fuient par le détroit de Cabot.

Cinquième remarque, le vent a beaucoup d'effet sur le mouvement des glaces, le courant de surface ne varie pas à ce point. J'ai refait le film avec une plus haute vitesse de déroulement pour bien visualiser ce phénomène.

Références:
* Institut Maurice-Lamontagne;
* Observatoire du St-Laurent;
* Saucier, F. J., F. Roy, D. Gilbert, P. Pellerin, and H. Ritchie (2003), Modeling the formation and circulation processes of water masses and sea ice in the Gulf of St. Lawrence, Canada, J. Geophys. Res., 108(C8), 3269, doi:10.1029/2000JC000686.

Les nouvelles icônes des prévisions météorologiques

Vous aurez remarqué, sagaces comme vous l'êtes, que la page des prévisions météorologiques d'Environnement Canada a été revampée. Plus aérée, plus conviviale.

Mais! Que vois-je? Les icônes représentant le temps ont changé! Vite, rendons-nous sur le billet où on trouvait le gif animé des anciennes icônes, faisons du copier-coller de la ligne de commande (dans ces moments-là je m'apprécie particulièrement), et recréons un gif animé avec les nouvelles icônes.

Anciennes icônes:

Gif animé présentant les 45 anciennes icônes de prévision d'Environnement Canada

Nouvelles icônes:

Gif animé présentant les 45 nouvelles icônes de prévision d’Environnement Canada

J'ai un faible pour ceux de la nouvelle version. Je trouve un petit côté onirique au petit rond bleu foncé utilisé comme fond pour la nuit.

Note: Lorsqu'il représente un petit dessin, le mot icône est féminin.

Coup de pouce de Science! On blogue

Dans le cadre de la session Implication des scientifiques dans les processus de décision du prochain congrès de la Société canadienne de météorologie et d'océanographie, j'ai contacté certains membres de la blogosphère scientifique du Canada, sollicitant leur aide pour rejoindre des scientifiques d'horizons le plus diversifié possible.

L'appel a été entendu par Mario Tessier auteur de Science! On blogue - culture.

Vous pouvez aussi consulter le premier billet sur ce sujet.

Implication des scientifiques dans les processus de décision

L'an dernier, lors de ma présence au congrès de la Société de météorologie et d'océanographie (SCMO), une chose m'a surprise: la plupart des conférences plénières portaient sur le réchauffement climatique. Tous les résultats des scientifiques pointaient vers la même conclusion, peu importe leur champ d'expertise (climat, glace, biologie, etc.).

CMOS

Ce congrès étant LA réunion annuelle des scientifiques canadiens spécialistes du climat, je me suis demandé jusqu'à quel point les politiques du gouvernement pouvaient être influencées par ces personnes. Quel est le lien entre la réalité scientifique et la prise de décision?

Afin de répondre à ces questions, je me suis joins à Simon Hobeila, conseiller en éthique de la recherche à l'Université de Montréal, ainsi qu'à Jacques Descurieux, conseiller national en communications à Environnement Canada, pour tenir une session ayant pour titre l'Implication des scientifiques dans les processus de décision au congrès de la SCMO en 2008.

Nous aborderons l'implication des scientifiques dans les processus de décision selon 3 thèmes:
* La prise de décision politique;
* Le transfert et le partage de connaissances scientifiques et hydrométéorologiques;
* La responsabilité scientifique face au débat environnemental.
Vous pouvez aussi consulter la description détaillée de notre session.

Si vous êtes intéressé – ou connaissez quelqu'un qui pourrait être intéressé – à venir présenter sur cette question on ne peut plus importante, vous avez jusqu'au 15 février 2008 pour soumettre vos résumés via la page web de la SCMO. Le congrès se tient du 26 au 30 mai 2008 à Kelowna dans la vallée de l'Okanagan en Colombie-Britannique.

Le redoux de janvier au Canada

Nous sommes au mois de janvier (2008), il fait chaud à Villeray (7°C), mais semble-t-il que c'est normal.

Ce n'est pas qu'on ne fait confiance aux spécialistes, mais c'est tellement plus agréable lorsque l'on peut voir. On veut du visuel! Je vous propose un tour d'horizon de la climatologie du mois de janvier de plusieurs villes du Québec et de quelques villes du Canada. Les données proviennent d'Environnement Canada, les graphiques sont une courtoisie de ptaff.ca.

Une petite explication des graphiques avant toute chose. Le bleu c'est pour le froid, le rouge c'est pour le chaud. Les lignes sont pour les moyennes et les points pour les records. Oublions les lignes vertes et brunes, vous êtes fins. L'axe horizontal représente le temps, l'extrême gauche du graphique étant le 1 janvier et l'extrême droite le 31 janvier.

Vous remarquerez que pour la plupart des villes du sud du Canada, il y a un réchauffement dans la troisième semaine de janvier, réchauffement que l'on peut distinguer par une petite remonté dans les lignes rouge et bleu.

Endroit: Bagotville
Période :Janvier 1942 — Décembre 2007
Climatologie de la température du mois de janvier pour Bagotville
Endroit: Chibougamau
Période :Janvier 1942 — Décembre 2007
Climatologie de la température du mois de janvier pour Chibougamau
Endroit: Gaspé
Période : Janvier 1965 — Décembre 2007
Climatologie de la température du mois de janvier pour Gaspé
Endroit: Inukjuak
Période : Janvier 1921 — Décembre 2007
Climatologie de la température du mois de janvier pour Inukjuak
Endroit: Kuujjuaq
Période : Janvier 1917 — Décembre 2007
Climatologie de la température du mois de janvier pour Kuujjuaq
Endroit: Montréal
Période : Janvier 1942 — Décembre 2007
Climatologie de la température du mois de janvier pour Montréal
Endroit: Sherbrooke
Période : Janvier 1962 — Décembre 2007
Climatologie de la température du mois de janvier pour Sherbrooke
Endroit: Ottawa
Période : Janvier 1938 — Décembre 2007
Climatologie de la température du mois de janvier pour Ottawa
Endroit: Timmins
Période : Janvier 1955 — Décembre 2007
Climatologie de la température du mois de janvier pour Timmins
Endroit: Winnipeg
Période : Janvier 1938 — Décembre 2007
Climatologie de la température du mois de janvier pour Winnipeg
Endroit: Régina
Période : Janvier 1937 — Décembre 2007
Climatologie de la température du mois de janvier pour Régina

Les dix événements météorologiques les plus marquants de 2007

Environnement Canada a publié aujourd'hui sa liste des 10 événements météorologiques les plus marquants de 2007 pour le Canada.

Je recopie ici la première phrase de la page:

Les Canadiennes et les Canadiens se souviendront peut-être de 2007 comme de l'année durant laquelle les changements climatiques ont commencé à se faire sérieusement sentir dans leur pays.

Ce petit tour d'horizon donne une bonne idée des effets que l'on va ressentir dans les prochaines années et de l'impact que les changements climatiques auront sur la vie réelle de la Canadienne et de son Canadien.

La liste des événements marquant pour chaque région du Canada, dont le Québec, est aussi publiée.

Montréal, tempête du 16 décembre 2007

On ne réalise pas toujours la signification réelle des informations météorologiques qui nous sont données. Comparons, pour le plaisir, ce que donne une image radar avec ce qu'il y a sur le terrain.

L'image radar de Montréal pour le 16 décembre 2007 à 16 UTC (11h, heure locale):

Image du radar de McGill pour le 16 décembre 2007 à 16 UTC

Toute suite après cette saisie d'écran, j'ai mis ma tuque, mes combines et mes bottes, et je suis allé faire une petite virée dans Villeray. Cliquez sur la photo pour l'avoir en plus haute résolution.


Premier arrêt, coin De Gaspé—Villeray, regardant Villeray dans la direction ouest. Le feu de circulation rouge que l'on distingue au loin est à environ 150 mètres. Le traîneau semble un véhicule particulièrement adaptée pour ces circonstances.


Deuxième arrêt, coin Villeray—St-Laurent, en regardant vers St-Laurent dans la direction nord. Remarque: les automobilistes passent quand même sur les lumières jaunes, même avec une visibilité pratiquement nulle et une adhérence vraiment en-dessous de la normale. Un manque de respect des éléments selon moi.


En plein milieu du parc Jarry. Ça ne paraît peut-être pas, mais c'est une photographie du champ centre d'un des terrains de baseball.


Vaillant tracteur qui déblait le chemin. Ça fait plutôt penser à quelqu'un qui essaierait d'écoper un lac avec une tasse, mais ça va toujours leur faire ça de moins à souffler.


Mise à jour: il a neigé aussi à Québec!

« Page précédentePage suivante »