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Université de Montréal et iTunes U: les détails techniques

Suite au lancement du service iTunes U de l'Université de Montréal en début d'année, je me suis posé des questions sur ce service, notamment sur les côtés techniques et les arguments qui ont conduit à ce choix. Les nouvelles couvrant ce sujet reprenant les mêmes 3 paragraphes (Bruno G, Branchez-vous!, itWorldCanada, etc.), j'ai contacté le soutien de ce service pour avoir réponses à mes interrogations. Je ne vous cacherai pas que j'étais aussi motivé par la question de l'accessibilité au contenu pour les gens qui n'ont pas la plateforme Mac ou Windows.

J'ai eu un entretien téléphonique avec Stéphane Boutin, conseiller pédagogique au Bureau de l'environnement numérique d'apprentissage (BENA) et chargé d’application pour le projet iTunes U. Voici un résumé de ce que j'ai appris pendant notre conversation.

Le projet de rendre disponible sur internet une partie du contenu pédagogique produit par l'Université de Montréal a démarré il y a environ 12 mois (début 2007). Pour que l'information soit le plus portable possible, les formats de fichier pouvant être utilisé sur une autre support électronique qu'un ordinateur personnel ont été ciblés, à savoir, les fichiers audios et vidéos. (Cf. Étude d'André H. Caron portant sur la question de l'utilisation de la baladodiffusion de contenus pédagogiques à l'Université de Montréal).

Une revue des moyens de diffusions existant sur le marché a alors été entreprise par l'Université de Montréal. Bien que des technologies libres aient été envisagées, leur choix s'est finalement porté sur iTunes U, car il y avait déjà des universités américaines qui avaient fait ce choix (Berkeley, Stanford, Penn State). L'Université de Montréal a pu consulter les rapports faits par quelques-unes de ces universités et a conclu que ces expériences étaient satisfaisantes.

Une des conditions dans leur choix a été la simplicité pour les utilisateurs. Il ne fallait pas que les utilisateurs aient à suivre une formation pour pouvoir user du service de diffusion. Les utilisateurs se divisent en 3 groupes: les administrateurs (Bureau de l’environnement numérique d’apprentissage, Bureau des communications et des relations publiques), les producteurs de contenus (enseignants, facultés/départements, unités de recherches) et les étudiants. Le service iTunes U répondait à cette condition de facilité d'utilisation.

Il y a 2 manières de rendre un fichier disponible sur iTunes U pour qu'il soit diffusé par leur service. Soit en le téléversant le fichier sur le serveur de Apple, soit en le téléversant sur son propre serveur et en envoyant le lien au service iTunes U. C'est la dernière option qui sera privilégiée par l'Université de Montréal, puisqu'elle permet de diffuser par la suite le contenu sur d'autres plateformes. Le contenu du service d'iTunes U de l'Université de Montréal peut être accédé par tout le monde ou encore seulement par un groupe restreint: étudiant de l'Université de Montréal ou d'un cours en particulier. Ce service est gratuit pour les établissements d'enseignements supérieurs et l'Université de Montréal ne reçoit pas d'argent pour avoir opté pour ce service.

Depuis son lancement, le service iTunes U a été plus populaire que prévu, ce qui fait que le personnel de l'Université de Montréal responsable de ce service (1 personne et 1 concepteur graphiste) accuse un certain retard sur l'échéancier, notamment au niveau du matériel de formation pour l'utilisation du service. Vu ce succès, ils sont en ce moment à la recherche d'autres partenaires à l'Université de Montréal pour la production de contenus et pour assurer le support du site.

Concernant la non disponibilité du contenu pour la plateforme GNU/Linux, un sondage à l'Université de Montréal montre que les systèmes d'exploitations les plus courants sont Windows et Mac OS. À court terme, l'Université de Montréal va explorer d'autres possibilités de diffusion, probablement par l'utilisation d'hyperliens standards, pour rendre le contenu disponible aux autres plateformes. Si vous croyez qu'il est important que le contenu de l'Université de Montréal soit disponible pour les autres plateforme que Windows et Mac, je vous invite à envoyer un courriel au service de iTunes U de l'Université de Montréal pour leur faire savoir.

Quant au message sur la page d'accueil du site iTunes U qui dit que « Ce site a été optimisé pour les fureteurs Microsoft Internet Explorer, version 6.0 et ultérieures, et Netscape, version 6.0 et ultérieures. », c'est un message générique pour les pages web de l'Université de Montréal. Les pages de l'Université de Montréal doivent être fonctionnelles au minimum pour ces 2 navigateurs, mais on m'assure que les pages du service iTunes U sont testées pour les autres navigateurs, dont Firefox j'imagine. Si le bouton « information légale » ne fonctionne pas, ce n'est pas parce que vous n'utilisez pas Internet Explorer, c'est parce qu'il n'y a pas encore de page disponible.

Pour plus de renseignement, je vous invite à consulter la FAQ de iTunes U à l'adresse:
http://www.cefes.umontreal.ca/tic_enseignement/faq_itu.htm.

La page d'accueil pour accéder à iTunes U de l'institution est :
http://itunesu.umontreal.ca/

L'immunité du taxi

Je ne sais pas pour vous, mais moi j'attache toujours ma ceinture de sécurité lorsque je prends place dans une automobile. Peu importe si je suis dans le siège du conducteur, du passager ou à l'arrière.

Toujours? Non, lorsque j'embarque dans un taxi, je ne m'attache jamais. Ça va au-delà de la simple paresse. Lorsque je suis passager dans une automobile et que je ne m'attache pas, je me sens mal, je me sens négligeant. À l'inverse, dans un taxi, si je mets ma ceinture de sécurité, je trouve que je fais du zèle.

Curieux n'est-ce pas? Et ce n'est certainement pas parce que les chauffeurs de taxi sont plus prudents que les autres conducteurs, que non!

Comment? Vous êtes tanné de lire et vous avez le goût de danser? Combinons donc ce billet avec vos envies, secouons le tout quelques instants… et dansons sur le résultat: Tijuana Taxi de Herb Alpert & the Tijuana Brass!

La fuite de la glace arctique

Il n'y a pas seulement l'augmentation de la température de l'air qui fait fondre la banquise arctique, les vents et les courants marins ont aussi un rôle à jouer. Moins bien compris, ils pourraient avoir une influence plus grande que prévue.

Voici un film tiré de l'article Variations in the Age of Arctic Sea-ice and Summer Sea-ice Extent de Ignatius G. Rigor. Il s'agit de la couverture de glace de l'océan arctique entre 1979 et 2007. La couleur représente l'âge de la glace, plus c'est blanc, plus la glace est vieille. Les points rouges représentent les trajectoires de bouées dérivantes.

On constate que la couverture de glace diminue énormément dans les dernières années. La fuite de glace dans le coin inférieur droit se situe entre le Groenland et Svalbard.

Au mois de septembre dernier (2007), la banquise arctique a atteint un niveau minimal record depuis que l'on a des données sur son étendu. Il ne faut pas être surpris si la disparition de la couverture atteint encore un nouveau record au mois de septembre prochain.

Plus d'info: ptafflist

Les images du premier lustre de ptaff.ca

C'était au Tap Room, jeudi soir le 24 janvier 2008.

Ambiance rouge au Tap Room

On pourrait croire que ptaff.ca ne rassemble que des jeunes hommes…

10 garçons autour d’une table

Mais les dames sont venues à la rescousse!

ptaff.ca et les dames

ptaff.ca, 5 ans de fierté.

ptaff.ca, les créateurs

Gil et TQS

Dimanche matin, je lis la chronique de Gil Courtemanche: Pour en finir avec TQS.

Sourire en coin et satisfaction.

Le Q des vieux

Je me souviens, lorsque j'étais un jeune Miguel, ma mère était très drôle lorsqu'elle épelait des mots avec la lettre « Q ». Elle ne disait pas « cul » ( [ky] en phonétique) pour prononcer cette lettre mais bien « que » ( [ke] ).

C'est que la prononciation de la lettre Q était considérée trop vulgaire. L'Église, à l'époque où ma mère apprenait à épeler les mots, avait la main mise sur le domaine de l'éducation (en grande partie grâce à Maurice Duplessis). Elle décida donc de renommer la lettre « cul » en « que » pour éviter d'entendre trop souvent ce mot impur. En France, les écoles bien-pensantes disait plutôt « qué » ([ké]).

Imaginez la puissance de l'Église au Québec, suffisament puissante pour renommer une lettre de l'alphabet! Ce nouveau nom restera jusqu'à la Révolution tranquille moment où l'Église sera forcée de relâcher son emprise sur l'éducation du peuple Québécois.

La lettre Q telle qu'on la connaît, nous les jeunes, a été baptisée de la sorte par Ramus (1515-1572). Il proposa aussi une réforme qui différenciait les lettres U et V ainsi que les 3 e: e, é, è. La lettre Q est toujours suivie de la lettre U dans la langue française, sauf pour 2 mots qui finissent par cette lettre: coq et cinq.

Sources:
* Le genre des lettres;
* Pierre de La Ramée (Ramus);
* Office québécois de la langue française, Banque de dépannage linguistique, Graphies du son [k];
* Discussion au téléphone avec maman, dimanche 20 janvier 2007, vers midi.

Le CSIA, les logiciels libres et la nouvelle loi canadienne sur le droit d'auteur

La Canadian Software Innovation Alliance (CSIA), est en ce moment à la recherche d'entreprises qui bénéficient des logiciels libres afin de joindre leurs rangs, entre autre pour soutenir leurs demandes au gouvernement canadien concernant la nouvelle loi sur le droit d'auteur.

Vous pouvez consulter leur livre blanc qui expose les impacts sur le logiciel libre de la nouvelle loi sur le droit d'auteur, en particulier en ce qui concerne la fameuse protection légale pour l'anti-contournement (anti-circumvention).

Si vous êtes intéressé, ou si vous connaissez quelqu'un qui pourrait l'être, à joindre le CSIA, vous n'avez qu'à les contacter. Ça ne coute rien et n'entraîne aucune obligation, sinon celle de les appuyer dans leurs revendications.

Campagne de publicité de l'Université de Montréal : L'avenir a besoin de vous

Voici une publicité que j'ai vue dans le métro ce matin:

Garçonnet noir avec un AK-47 dans les mains.

On y voit:
* Un garçon de 7-8 ans avec une arme automatique dans les mains;
* Le logo de l'Université de Montréal;
* Le slogan « L'avenir a besoin de vous ».

Cette campagne de publicité de l'Université de Montréal sort des sentiers battus, semble-t-il.

Je suis très perplexe devant le lien qui est supposé exister entre une formation à l'Université de Montréal et le phénomène des enfants soldats.

En fait j'éprouve comme un malaise. Ce qu'il faut pour combattre cette triste réalité, c'est plus d'universitaires? Vraiment?

Les nouvelles icônes des prévisions météorologiques

Vous aurez remarqué, sagaces comme vous l'êtes, que la page des prévisions météorologiques d'Environnement Canada a été revampée. Plus aérée, plus conviviale.

Mais! Que vois-je? Les icônes représentant le temps ont changé! Vite, rendons-nous sur le billet où on trouvait le gif animé des anciennes icônes, faisons du copier-coller de la ligne de commande (dans ces moments-là je m'apprécie particulièrement), et recréons un gif animé avec les nouvelles icônes.

Anciennes icônes:

Gif animé présentant les 45 anciennes icônes de prévision d'Environnement Canada

Nouvelles icônes:

Gif animé présentant les 45 nouvelles icônes de prévision d’Environnement Canada

J'ai un faible pour ceux de la nouvelle version. Je trouve un petit côté onirique au petit rond bleu foncé utilisé comme fond pour la nuit.

Note: Lorsqu'il représente un petit dessin, le mot icône est féminin.

Coup de pouce de Science! On blogue

Dans le cadre de la session Implication des scientifiques dans les processus de décision du prochain congrès de la Société canadienne de météorologie et d'océanographie, j'ai contacté certains membres de la blogosphère scientifique du Canada, sollicitant leur aide pour rejoindre des scientifiques d'horizons le plus diversifié possible.

L'appel a été entendu par Mario Tessier auteur de Science! On blogue - culture.

Vous pouvez aussi consulter le premier billet sur ce sujet.

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