HDLC dans Le Devoir (3)
J'ai envoyé le texte du billet sur L’impératif d’un moratoire sur les gaz de schiste au courrier au lecteur du Devoir.
Il a été publié dans la section lettre de l'édition du 2 septembre 2010.
2000c
J'ai envoyé le texte du billet sur L’impératif d’un moratoire sur les gaz de schiste au courrier au lecteur du Devoir.
Il a été publié dans la section lettre de l'édition du 2 septembre 2010.
La page soleil de ptaff.ca a été citée dans le quotidien de Québec Le Soleil, dans un article écrit par Jean-François Cliche et intitulé Éphémère équinoxe:
Ce printemps, la journée de 12 heures est arrivée mercredi dernier, soit trois jours avant l'équinoxe, d'après le simulateur du très beau site ptaff.ca, du physicien Miguel Tremblay; l'automne prochain, l'équinoxe aura lieu le 23 septembre à 3h09 du matin, mais la journée de 12 heures (12h01 plus exactement) arrivera deux jours plus tard, le 25.
Ce billet est le cinqcentième à être publié sur le blogue Hors des lieux communs. Pour un gars qui n'avait même pas pensé au nombre de billets qui serait créé, le total de 500 me renverse.
Quelques mots sur cette aventure qui a commencé il y a presque 5 ans, en août 2005. Au départ, je croyais que HDLC allait être une continuité de mes activités sur ptaff.ca, ce qu'il est dans les faits. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que de publier sur ce blogue m'amènerait à faire beaucoup de rencontres. Je pense aux gens de P45, d'URLer.tv, aux autres blogueurs, aux journalistes, et aux internautes en général qui, à un moment ou un autre, ont trouvé que les sujets abordés sur ce blogue, ou le ton, pouvaient être d'un intérêt quelconque. Enrichissement sur le plan relationnel, donc.
J'ai aussi appris, grâce à HDLC, que je pourrais arrêter de travailler demain matin et rédiger des billets à temps plein. La réalité ne cesse de m'étonner: j'ai toujours une pulsion intarissable pour investiguer, pour raconter, et ce blogue sert à catalyser cette énergie dans une forme qui se veut, autant que faire se peut, constructive.
Ce blogue sert également d'exutoire aux idées qui me tournent sans arrêt dans la tête. Lorsque l'on jette un oeil à tout ce qui s'est publié sur ce blogue jusqu'à maintenant, on a une bonne idée de la diversité de mes champs d'intérêt et préoccupations. Combien de fois ai-je envoyé à des amis une URL d'un billet déjà rédigé, dans lequel l'essentiel d'une thèse ou découverte y était résumé?
Je profite de ce billet pour remercier les autres auteurs qui ont contribué par leurs écrits à créer le corpus de HDLC: Yannick Lemieux, Patrice Levesque (l'édimestre!) et Lino Tremblay.
Plutôt que de se fixer un nombre de visiteurs ou de billets à atteindre, je vous propose de continuer, simplement, à partager mes connaissances et mon étonnement. Ce programme me semble assez intéressant et me motive à continuer un bon bout.
Allez, c'est reparti!
Le billet intitulé Où est passée la glace du golfe du Saint-Laurent? est cité par Louis-Gilles Francoeur dans l'article intitulé La dérive de la banquise, publié dans l'édition du 5 mars 2010 du journal Le Devoir.
Je recopie ici, avec l'aimable permission de l'auteur, l'intégrale de l'article en question. Toute autre reproduction est interdite.
Le Devoir, NATURE, vendredi 5 mars 2010, p. b8La dérive de la banquise
Louis-Gilles Francoeur
Animalistes, écologistes et conservationnistes partagent pour une fois une même inquiétude: où les phoques du Groenland vont-ils se reproduire cette année en l'absence de glaces dans le golfe du Saint-Laurent et quel sera l'impact à long terme d'une pareille situation si le phénomène s'installe à demeure?
Selon le Service des glaces du Canada, l'espace central entre Terre-Neuve et les côtes du Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse était au centre totalement libre de glaces, et en bordure des côtes, la superficie couverte était d'un dixième alors qu'elle est généralement de neuf à dix fois plus dense.
En clair, la quasi-totalité des zones du golfe du Saint-Laurent et du versant nord du Québec est «présentement libre de glaces alors qu'elle devrait en être recouverte en entier».
Un blogueur, Michel Tremblay, a réuni sur son site (www.ptaff.ca/blogue/) plusieurs des caractéristiques de cet hiver pour le moins anormal. Par exemple, il note que les villes de l'est du Québec ont connu un relèvement surprenant de leurs températures. Ainsi, à Natashquan, la température moyenne de janvier est passée de -13,5 °C à -8,1 °C, une différence énorme, alors que celle de Gaspé passait de -11,9 °C à -8 °C. À Natashquan, on a même vu le sol dénudé de neige en février!
Une conjonction de facteurs semble expliquer ce portrait inusité, dont profitent par contre en milieux terrestres plusieurs autres espèces, dont les cerfs et les orignaux, mais aussi leurs prédateurs, parce que le faible couvert de neige facilite les déplacements et l'accès à la nourriture. D'ailleurs, on mesure mal l'importance des changements qui vont toucher la faune en raison du changement climatique. Il suffit de se remémorer que des chercheurs de Laval ont récemment établi que la ligne de démarcation du pergélisol avait régressé vers le nord sur 130 km en quelques décennies pour mesurer à quel point la végétation et les espèces animales vont modifier leurs aires de distribution dans les prochaines années.
Le réchauffement du climat apparaît comme le moteur principal de cette tendance à l'amenuisement des glaces dans le golfe, un phénomène tout aussi visible dans un fleuve qu'on peut de moins en moins traverser sur la glace, que ça plaise ou non aux climato-sceptiques.
Mais l'année en cours est aussi une année El Nino, ce qui suscite une température plus douce partout en Amérique, et de façon de plus en plus importante jusque dans nos régions nordiques et de l'est. L'année prochaine, qui devrait être une année El Niña, devrait par contre nous apporter plus de froid et de précipitations neigeuses.
Deux impacts majeurs résultent de ce phénomène. L'érosion des rives tout autour du golfe va s'accentuer, car les glaces en rive ne sont plus là pour les protéger contre les puissantes tempêtes hivernales. Dans certains secteurs, on peut perdre jusqu'à 20 mètres par année!
Mais un impact non moins important est sans contredit l'impossibilité dans un tel contexte pour les phoques femelles de se reproduire sur les glaces, comme elles ont l'habitude de le faire. Plusieurs questions se posent désormais. Est-ce que les phoques vont migrer comme d'habitude vers les Îles-de-la-Madeleine et le sud de Terre-Neuve comme par le passé pour se rendre compte à la dernière minute que leur rendez-vous annuel avec les glaces est raté? Les femelles n'auront alors d'autre choix que d'accoucher dans l'eau, ce qui va noyer en quelques minutes les nouveaux nés. On imagine qu'un nombre indéterminé de phoques pourraient tenter d'accoucher sur des îlots rocheux près des côtes, voire sur les plages où ils seront plus vulnérables aux prédateurs.
Mais avec un troupeau de près de six millions de têtes, ce n'est pas la perte d'une année de reproduction qui va justifier l'inscription des phoques sur la liste des espèces menacées! Pour avoir un troupeau en santé, selon les biologistes de Pêches et Océans Canada, il faudrait d'ailleurs ramener ce troupeau à 4,1 millions de têtes, ce qui laisse une ample marge de manoeuvre aux autorités fédérales qui définissent annuellement le quota de prises.
Mais à court terme, il est particulièrement intéressant d'observer le discours des acteurs principaux de ce dossier. Par exemple, le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), un puissant groupe animaliste, dit s'inquiéter énormément de cette situation sans précédent depuis 30 ans. Il demande du même souffle au gouvernement fédéral de mettre fin à cette chasse «cruelle et inutile» pour aider le cheptel à se maintenir. Assez curieusement, le groupe animaliste met l'accent sur la chasse, alors qu'avec un quota de capture autour de 300 000 têtes par année, le troupeau ne court aucun risque à court terme. Par contre, l'IFAW n'engage pas ses immenses ressources financières contre la cause principale du problème qu'elle pointe, soit le réchauffement du climat et ses causes, la surconsommation de biens et services, la production d'énergies fossiles, l'usage immodéré des transports individuels, la consommation de viande, etc. Elle préfère continuer d'émouvoir le grand public avec de véritables campagnes de désinformation qui misent toujours sur l'image de blanchons attendrissants alors que leur abattage est strictement interdit depuis 20 ans au Canada.
À l'opposé, la sénatrice Céline Hervieux-Payette demandait en décembre au gouvernement Harper d'assurer aux chasseurs terre-neuviens et des Îles le revenu minimum qu'ils tiraient de cette chasse en 2005, soit 15,4 millions, pour contrer l'impact du boycottage institué l'an dernier par l'Union européenne.
«Si le gouvernement conservateur s'est empressé de trouver 4 milliards pour sauver l'industrie automobile américaine, peut-être pourrait-il sauver l'emploi de milliers de travailleurs canadiens» qui tirent un revenu de la chasse au phoque! Le budget fédéral d'hier devrait nous fournir la réponse de Stephen Harper.
***
Lecture: L'Énergie de l'eau, une richesse à exploiter dans le respect de l'environnement, par Maylis Gaillard, éditions Le Cherche midi, Paris, 2009, 117 pages. Une apologie assez peu critique mais intéressante sur le plan technique de la production hydroélectrique dans les eaux douces et salées. On part du principe discutable selon lequel «toute eau est bonne à turbiner» (p. 22) en se fiant, cependant, au contexte législatif de France où, contrairement à ici, les passes migratoires pour les poissons sont obligatoires pour la plupart des projets. On ne fait par contre aucune mention des conclusions du rapport très critique de la Commission mondiale des barrages, publié en 2000.La dérive de la banquise
© 2010 Le Devoir. Tous droits réservés.
Numéro de document : news·20100305·LE·284336
Date d'émission : 2010-03-06
Le présent document est protégé par les lois et conventions internationales sur le droit d'auteur et son utilisation est régie par ces lois et conventions.
==================================================
L'initiative du blogue en papier consiste à publier un billet en notes manuscrites plutôt qu'à l'ordinateur. Ça se passe le 5 mars chaque année depuis 2006. J'y ai participé l'an dernier, ce billet est donc ma deuxième participation. Et je fais déjà un léger écart sur le thème.
Je présente pas un billet rédigé à la main, comme le veut la proposition, mais bien les notes manuscrites que j'ai prises en 2005 dans l'autobus en lisant le livre The Future of Ideas de Lawrence Lessig. Ce sont ces simples notes, et un petit courriel à mon édimestre préféré, qui menèrent à la création de l'outil Liendex. Le plus long a été, comme souvent, de trouver le nom.
Oui, vous avez bien lu, mon compte Facebook est maintenant activé.
Avec ce que j'avais déjà écrit ici (De la non-indexation du contenu de facebook, Blogues, Facebook, Twitter et tout ça), on aurait pu penser que je n'utiliserais jamais ce compte. Et j'étais de ceux-là.
Cependant, il est apparu que l'absence de compte Facebook me faisait manquer des opportunités. Je l'ai d'abord constaté lors de la coordination des activités d'URLer.tv. Les messages étaient envoyés via Facebook aux membres, je ne recevais donc rien. Il fallait qu'une gentille personne travaille manuellement pour me faire parvenir l'information. J'en profite d'ailleurs pour remercier Simon H qui faisait la plupart du temps le travail.
Autre point, beaucoup de personnes de mon entourage ignorent que je publie sur ce blogue de façon régulière. Les fils RSS étant malheureusement, et injustement selon moi, peu utilisés, Facebook pourra peut-être prendre le relais pour relier ptaff.ca et tout ce beau monde.
Un dernier avantage, je rencontre beaucoup de gens lors de mes voyages, que ce soit pour le travail ou pour les vacances. Facebook me permettra de garder contact avec ces gens-là. C'est une grande valeur ajoutée que je ne peux retrouver ailleurs. Cela peut être utile dans l'avenir, surtout dans un contexte de groupe d'intérêt.
Rien que des constats couverts par des millions d'articles déjà, j'en suis bien conscient.
Cependant, je reste ferme sur un point. J'utiliserai Facebook comme plate-forme pour communiquer avec des gens, pas pour y publier du contenu inédit. ptaff.ca est un site web où nous avons le plein contrôle sur le contenu et sur les conditions d'utilisation et ça, c'est loin de se retrouver sur Facebook.

Pour ce 400ème billet du blogue Hors des lieux communs, j'ai été inspiré par les collections de cartes de hockey de ma jeunesse. Ceux qui ont connu cette passion se souviendront des «cartes de vérification», ces cartes qui comportaient la liste des cartes entre 2 nombres. Par exemple, les cartes numérotées 100, 200, 300, etc. comportaient la liste des 100 cartes précédentes. On pouvait ainsi savoir à qui correspondaient les numéros des cartes manquantes.
Vous trouverez ci-bas le numéro du billet, la date de publication, le titre qui est un hyperlien menant sur le billet correspondant. Il vous sera ainsi loisible de l'imprimer et de cocher les billets que vous avez lus. Vous aurez alors tout loisir de compléter votre liste de lecture en consultant ceux que vous n'avez pas lus.
L'initiative du blogue en papier consiste à publier un billet en notes manuscrites plutôt qu'à l'ordinateur. Ça se passe le 5 mars chaque année depuis 2006. Une liste des billets en papier de l'an dernier est publiée sur le blogue d'Émile Girard.
Je trouve l'idée géniale. De plus, dans mon cas, l'étape manuscrite précède souvent l'écriture électronique. Je participe à cette initiative cette année en publiant le travail manuscrit qui précède la publication d'un billet.
Vous trouverez ici la numérisation des notes que j'ai prises pour la publication du billet Une solution alternative à l’énigme des 2 portes, rédigées au dos du carton de la publicité de l'Okanagan Spring que l'on voit sur la photo du billet qui porte sur cette bière.
Même s'il est écrit « par Vincent Finnerty », il s'agit de ma calligraphie et non celle de Vincent. Je rédigeais ce qu'il me racontait et pour souci de référence, j'ai écrit de qui venait l'histoire. Ça, c'est une habitude qui ne dépend pas du médium de publication.
Cliquez sur l'image pour la voir en haute définition.
Marianne White de canwest a publié un article, dans le National Post cette fois-ci (également disponible sur canada.com), à propos du billet de ce blogue où l'on peut télécharger le rapport de Santé Canada sur les changements climatiques.
Mise à jour: il semble que l'article n'est pas dans la version papier du journal.
Mise à jour 2: Le même article, dans l'Ottawa Citizen.
Fabien Deglise publie un article dans Le Devoir de ce matin qui parle du billet de ce blogue où l'on peut télécharger le rapport de Santé Canada sur les Changements climatiques.
Mise à jour: Jason Prince m'a fait parvenir la version anglaise du rapport que j'ai ajoutée sur le billet en question.